Hellfest 2023

Après un an d’attente, nous voici de retour à Clisson pour cette nouvelle édition infernale !

L’occasion, dès mercredi soir, d’aller faire un tour devant le Leclerc de la ville, sous un soleil déjà brûlant. Le petit marché a été agrandi, et propose un choix sympathique. Bijoux, vêtements et autres objets thématiques s’étalent autour de la scène du off, où quelques groupes énergiques grattent déjà quelques accords.

Nous passons ensuite récupérer notre pass et boire une bière sur la pelouse de la Hellcity. L’ambiance est déjà au rendez-vous !

Les festivités commencent le jeudi 15 juin : c’est un plaisir de retrouver les lieux et de découvrir les nouveautés de cette édition. Parmi les changements, la construction du Sanctuaire à la place de la Valley, un immense bâtiment noir aux allures greco-romaines abritant la vente du merch. Qu’on apprécie ou non, il faut au moins reconnaître à Ben Barbaud le sens de la démesure…

La Valley se trouve donc déplacée en face de la Warzone. Exit la tente et place au plein soleil, un choix que j’avoue ne pas avoir compris, le Hellfest manquant déjà de lieux où s’abriter de la pluie ou de la chaleur… Là-bas, le groupe Hypno5e remplaçait justement un désistement au pied levé. Nous nous y dirigeons donc pour notre tout premier concert. Ce groupe de métal progressif propose des titres planants, où la douceur vocale alterne avec le chant crié. Le show est l’occasion de découvrir en live leur (très bon) dernier album.

 

S’en suivent sous les tentes deux groupes que j’affectionne particulièrement. D’abord la formation de death lyonnaise Aephenemer dont, dont la chanteuse démontre une fois de plus son talent pour la scène et les compositions mélodiques. Un peu plus tard, les autrichiens post-black d’Harakiri for the sky ont fait résonner leurs accords originaux sous le Temple.

 

Alors que la nuit tombait, deux très bons groupes ont envahi la scène de la Valley : les lyonnais de Céleste, dont nous avions chroniqué l’excellent dernier album ici, puis les belges d’Amenra, pour deux concerts de black à l’atmosphère planante. Pendant ce temps Behemoth se produisait sous la tente, jouant son blackened death aux accents satanistes lors d’un show qui a su motiver son public.

 

La soirée s’achève en Main Stage avec Parkway Drive. Est-il besoin de présenter cette formation de metalcore, dont les mélodies percutantes ont traversé la planète ? Quoi qu’il en soit, le groupe a convaincu son audience avec beaucoup d’énergie !

 

Le vendredi 16 juin marquait sans doute ma journée la moins occupée sur le Hellfest.

Et c’est avec le très bon groupe A.c.o.D que ce vendredi commence ! Nous avions d’ailleurs adoré leur dernier opus (dont la chronique est ici). Avec ce set, les marseillais nous prouvent qu’ils sont aussi bons sur scène que sur album !

 

S’en sont suivis plusieurs groupes un peu plus mainstream sur les Main Stages, parmi lesquels Motionless in white (décidément, le metalcore ce n’est pas pour moi !) et la formation de heavy Alter Bridge, pour un concert sympathique. Papa Roach, formé au début des années 90, s’empare ensuite de la scène pour un show dynamique et dansant auquel le chanteur sait donner le tempo !

 

Entre deux concerts, on pouvait se ravitailler à l’un des nombreux stands présents sur le site. Avec le déplacement de la Valley, d’autres cabanes ont été installées : il y en a pour toutes les gastronomies, et le temps d’attente est moins long.

C’était aussi l’occasion de se promener au sein de la Hellcity, où de nombreuses enseignes s’ouvrent sur la place. L’indéboulonnable market et ses deux tentes permettaient également de délester sa bourse avec de jolies babioles.

J’ai ensuite découvert sous les tentes le groupe 1349, une formation norvégienne qui puise son inspiration dans des sonorités très black et propose de jolies compositions. Toujours dans la veine black mais sur un tempo plus rapide cette fois s’en suivaient les autrichiens de Belphegor. Et c’est ainsi que s’achève notre deuxieme journée de festival !

 

A l’inverse de la veille, le samedi 17 juin nous promettait une belle moisson de concerts. Rien de tel que de commencer sa journée sous les tentes : nous sommes rentrés dans le bain avec deux groupes sympathiques. Nature morte d’abord, un trio de black français aux accords post planants qui démontre une fois de plus le talent de notre pays pour ce genre musical (d’ailleurs leur interview est dispo juste !) ; Pestifer ensuite, un groupe de death metal technique qui nous propose ici un set bien énergique !

 

J’ai ensuite laissé traîner mes oreilles aux Main Stages, pour quelques concerts fort sympathiques ! On commence avec Scarlean, une formation française de métal alternatif qui puise ses influences musicales dans différents genres (on les avait aussi chroniqués par ici). Mais il est temps à présent de vous présenter ce qui fut à mon sens le meilleur show de cette édition. Bloodywood a été sans nul doute LA claque du Hellfest 2023. Ce groupe de métal indien mêle instruments folkloriques et street music pour un métal mâtiné de rap qui déborde d’énergie. Dans la fosse comme sur scène, l’ambiance est électrique pour le plus grand plaisir du public, qui s’en donne à coeur joie ! C’est ensuite à Fever 333 de nous présenter ses morceaux percutants, interprétés par un chanteur très sympathique et débordant d’énergie ! Asking Alexandria s’impose un peu plus tard lors d’un show mouvementé qui fait la part belle aux pogos.

Mais en ce samedi, j’attendais majoritairement deux groupes sur les grandes scènes : j’ai nommé Arch Enemy et Powerwolf. Arch Enemy propose, comme à son habitude, un set carré qui reprend les titres principaux du groupe. Quant à Powerwolf, ils démontrent une fois de plus s’il était besoin qu’ils savent comment mettre l’ambiance ! Sur un décor ecclésial et ponctué de flammes, Attila Dorn embrase (littéralement) le pit.

Avec l’arrivée d’Iron Maiden, la circulation se fait quasiment impossible au niveau des Main stages, même pour ceux qui tentent de s’en éloigner. Il m’a fallu de longues minutes avant de m’extraire de cette marée humaine : le public surpasse clairement les capacités d’accueil du festival. La conséquence : une sensation extrêmement anxiogène lorsqu’on se retrouve littéralement immobilisés au milieu des pelouses, allant jusqu’aux attaques de paniques pour certain.e.s.

Sous les tentes, la qualité musicale n’était pas en reste. Dans l’après-midi, on pouvait notamment se ressourcer avec la douceur de Kalandra, dont les accords folks ont agréablement raisonné sous le Temple. Un peu plus tard, les britanniques de Svalbard animent la scène avec leur post hardcore, sur lequel un homme et une femme se partagent le chant : une très jolie découverte. C’est alors au tour de Saor de prendre place… Est-il vraiment besoin de présenter ce groupe de back atmosphérique écossais, dont j’ai déjà parlé ici à de nombreuses reprises ? Quoi qu’il en soit je suis toujours aussi sensible aux mélodies planantes du groupe !

Mais la star de ce samedi, c’étant sans contexte le groupe The Hu, venu tout droit de Mongolie. J’aurais aimé (vraiment) vous parler de leur concert, malheureusement les organisateurs du Hellfest ont sans doute sous-estimé leur succès : très vite, même les photographes n’ont plus été capables d’accéder à la tente… Et c’est avec Meshuggah que s’achève cette excellente journée, sur un très bon concert donné sous l’Altar qui m’a permis de redécouvrir ce groupe légendaire !

 

Le lendemain dimanche, nous voici de retour pour cette dernière journée de festival. Nous commençons avec Blóð, un duo parisien aux inspirations doom, dont la musique envoûtante prend aux tripes (on les avait eux aussi chroniqués par ici !). J’enchaîne ensuite avec Skynd, un groupe que je ne connaissais pas du tout et qui signe sans doute ma plus belle découverte de cette édition ! Inspirés de tueur en série, les morceaux originaux servent parfaitement leur propos, servis par l’interprétation impeccable de la chanteuse.

Une forte séance de pluie viendra perturber notre programme. Nous étions pourtant impatients d’aller soutenir The old dead tree, mais le public se massant sous les tentes pour échapper au déluge, cela fut finalement sans nous.

Le ciel s’étant calmé, j’ai pu poursuivre ma journée sous le Temple avec Treponem Pal, un groupe aux sonorités industrielles un peu répétitif mais fort sympathique qui, une fois n’est pas coutûme, est originaire de notre beau pays (Cocorico). Un peu plus tard, l’excellent duo turc She past away pose sous la tente ses accords post-punk façon Indochine. Le groupe surprend mais pour ma part, j’ai adoré.

 

Petite incursion en Warzone le temps de se remplir les oreilles avec Cane Hill, un groupe plein d’énergie aux sonorités très éclectiques. L’occasion de passer devant la roue de Charon, une oeuvre novatrice sur laquelle rament des squelettes, et que l’on peut faire tourner en tirant sur une corde.

 

Et c’est avec Lord of the Lost que nous achevons cette belle édition 2023, Lord of the Lost dont la défaite à l’Eurovision n’entache en rien leur prestation scénique ! Fan du groupe depuis quelques années, j’ai été moins séduite par leur dernier opus. Les anciens titres ont malheureusement été peu présents au cours du show, ce qui m’a un peu déçue. Leur performance n’en reste pas moins excellente.

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