Anciennement Entropy Zero, voici venir OG.EZ.OR, un duo d’électro à l’ambiance SF clairement assumée. Le très bon Mind Machine: a new experience m’avait totalement séduit à l’époque j’ai donc continué à suivre leur travail et avec ce petit nouveau, Distorsion Process.

Dès Genesis on revient sur des terres connues : une électro très SF, saccadée, avec une voix modifiée du plus bel effet. Très clairement dès cette première piste de sept minutes l’ambiance est posée. La genèse se fait et on va pouvoir se plonger dans les dix autres pistes de l’album. Quantum Relay se fait plus dansante, tout en gardant ce côté très SF qui m’avait séduit. Plus que d’autres artistes du genre, OG.EZ.OR parvient à synthétiser une ambiance plus geek, plus SF que les autres. Début en fanfare pour The Last Kiss, qui de nouveau nous plonge dans une électro efficace et rythmée comme on aime. L’ambiance SF est totalement présente et l’on se prend au jeu. Sur la pause de milieu de morceau il se dégage une belle poésie de l’ensemble. On passe ensuite à FPS, qui continue à nous faire explorer l’univers musical de OG.EZ.OR. C’est l’introduction au piano de The City Into The Lake, tout bonnement sublime, qui vient ensuite nous ravir les oreilles. Petit ajout de violon et l’on tombe dans quelque chose de parfait de la première à la dernière note, dégageant une poésie incroyable. Et au moment le plus épique le groupe bascule la mélodie sur une version électronique, comme une plongée sous les eaux. La transition est très bien faite et l’on prend un réel plaisir à l’écoute.

Tout l’ensemble de l’album est du même acabit. Onze pistes proposant une composition intelligente et un mélange électro des plus qualitatifs. Certaines pistes surprennent d’ailleurs au fil de l’écoute, comme J-3392 The Great Jazzman qui conclue l’album, avec son simple air de jazz en forme d’adieu. The Space-time Travellers vient proposer également une rythmique et un double-niveau de son vraiment immersif. Les samples de musique japonaise traditionnelle sur Back To Neo-Tokyo 2047 et leur assimilation au sein de la musique du groupe est également un bel exemple de leur intelligence de composition. Il est vraiment complexe de détailler chaque piste, tant l’ensemble de l’album est cohérent et prenant.

Distorsion Process est un excellent album. Personnellement il m’a moins surpris que le précédent, et c’est normal, mais on reconnaît la patte atypique des musiciens de ce projet. La balade dans leur univers de SF fonctionne parfaitement et j’ai hâte de pouvoir écouter la suite de leurs pérégrinations électroniques !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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