Ah ! Les jeux de placement d’ouvriers ! Un genre qui ne plait pas forcément à tout le monde. Mais moi, je suis fan. Jusqu’à présent, un de mes préférés reste l’Âge de Pierre (des mêmes Z-Man).

Je connaissais la série des Railroad de réputation sans n’y avoir jamais joué.

C’est l’occasion !

 

« Ils sont forts, chez Z-Man ! »

Plateau d’une grande clarté. Impossible de manquer quoi que ce soit.

C’est la première réflexion qui m’est venue à l’esprit après ouverture de cette grosse boîte. En effet, Ultimate Railroads renferme toutes les extensions du jeu. ET le rangement de ces dernières a été pensé et optimisé aux petits oignons grâce à un petit insert à monter (en 2 minutes chrono) afin de pouvoir tout bien ranger correctement et ainsi gagner un temps précieux à la mise en place.

Le matériel n’est pas en reste non plus. Que ce soient les plateaux, les conducteurs, les meeples, les cartes ou les jetons, tout est nickel et dans des tons qui mettent tout de suite dans l’ambiance. Le plateau principal (recto verso en fonction du nombre de joueurs) est parfaitement lisible et on voit tout de suite quelles sont les actions disponibles. Bref, on sent que l’ensemble est parfaitement calibré.

La lecture des règles confirme cet a priori. C’est clair et limpide.

C’est quoi le but du jeu ?

Chaque joueur (de 2 à 4) doit faire progresser ses lignes de chemin de fer le long de 3 voies différentes et être, en fin de partie, celui qui cumule le plus de points de victoire (logique).

Plateau individuel où chacun suit l’avancée de ses lignes de chemin de fer et de son industrie.

Chaque joueur dispose d’ouvriers qu’il va poser sur différentes cases du plateau principal, à son tour, afin d’accomplir une action : acheter une locomotive plus puissante, faire progresser ses voies, acheter un nouveau conducteur, etc… Autant de choix cruciaux à effectuer, et tellement peu de temps pour le faire ! D’autant que le nombre de cases sur le plateau n’est pas infini ! Exemple : le premier qui achète une locomotive pendant un tour le fait au prix d’un seul ouvrier. Par contre, le 2e devra investir 2 ouvriers… Pire, à 2 joueurs, il faudra 3 ouvriers, et encore, il faudra pouvoir en plus acheter une usine (qui ne sont pas systématiquement disponibles).

Certaines actions (prendre des roubles, acheter un conducteur, avancer son industrie, etc.) ne sont disponibles qu’une fois ! Il faudra donc prioriser vos actions et anticiper celles de vos adversaires. Il est même possible de changer l’ordre du tour pour la manche suivante et ainsi modifier le déroulement de la partie.

L’étage inférieur de la boîte avec l’insert si pratique pour ranger les extensions.

Le jeu est foisonnant de possibilités, et pourtant, les règles s’assimilent facilement. Cela dit, c’est un peu comme aux échecs : ce n’est pas parce que l’on connaît la marche des pièces qu’on va gagner.

La courbe d’apprentissage d’Ultimate Railroads reste relativement importante, mais n’est en rien handicapante.

En effet, on prend un énorme plaisir à jouer dès les premières parties et (en tout cas, c’est le cas chez nous) on discute des erreurs et des techniques utilisées en se promettant d’agir de façon différente lors de la prochaine ^^ C’est bien là la preuve que le jeu est parfaitement addictif ! La preuve, nous avons initié nos enfants, qui en redemandent (ce qui est loin d’être systématiquement le cas) !

Les extensions quant à elles apportent un renouveau intéressant au jeu sans pour autant le complexifier. Chacune possède des spécificités qui vont modifier votre approche de la partie et vous donner l’impression de jouer à un tout autre jeu. C’est juste génial et confère une durée de vie assez impressionnante à cette (grosse) boîte. Je vous laisse le plaisir de les découvrir au fur et à mesure de votre exploration du jeu ;)

Bref, Ultimate Railroads est un « Incontournable », un « Grand Classique », un « Must have » ou tout autre qualificatif que vous voudrez bien lui attribuer.

Dans tous les cas, c’est un indispensable à posséder dans sa ludothèque si vous aimez les jeux de placement d’ouvriers, ça ne fait ABSOLUMENT aucun doute !

 

Philippe Pinon

Philippe Pinon

Trublion de presque 50 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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