Les suédois de Månegarm sont de retour pour notre plus grand plaisir avec un tout nouvel album, Ynglingaättens Öde, trois ans après l’excellent Fornaldarsagor. Propose un folk metal efficace, mélodique et nous parlant de légendes nordiques, le groupe va avoir neuf chansons pour nous ravir à nouveau.

Freyrs blod entame la fête et dès les premières secondes on est plongés dans cette culture nordique que l’on aime tant. Les orchestrations sont exceptionnelles, les mélodies de guitare impeccables et le chant de Erik vient ajouter une touche supplémentaire à l’ensemble. Les deux aspects de leur musique sont bien présents avec certaines phases purement folk avant que le metal ne vienne compléter avec efficacité. Un titre comme Adils fall de presque cinq minutes montre toute la dureté vocale combiné à la maestria musicale du trio qui nous propose une chanson vraiment épique. D’autres pistes comme Auns söner se font plus rapides mais conservent cette combinaison qui passe bien dans les oreilles.

Sur les neuf pistes proposées par le trio on en retrouve certaines qui marquent plus les esprits : le folk pur de l’introduction de Vitte véttr est juste magnifique tandis que le côté presque black metal de la suite est impeccablement amené et offre un contraste extra. La version anglaise de Ulvhjärtat est un ajout intéressant en guise de dernier morceau. Car oui l’ensemble de l’album à l’exception de Wolfheart est chanté en suédois, ajoutant à l’immersion dans la culture du groupe. La piste est efficace, comme tout l’album. Je citerais enfin Stridsgalten qui débute avec des instruments traditionnels, puis les guitares viennent s’ajouter la ritournelle. La combinaison passe terriblement bien dans les oreilles !

Avec Ynglingaättens Öde Månegarm marque de nouveau les esprits. Chaque chanson est un franche réussite et l’auditeur se prend au jeu de la première à la dernière seconde de l’écoute. Et en plus de proposer de la bonne musique, ils sont également adorables en interview ! Allez donc jeter un œil à l’entretien avec Erik, vous en apprendrez plus sur la genèse de cet album.

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.