Les suédois de Watain sont de retour, quatre ans après Trident Wolf Eclipse, avec nouvel album de pur black metal : The Agony & Ecstasy of Watain. Connus comme l’un des groupes les plus sulfureux de la scène black metal, ils vont une fois de plus nous assener leurs riffs puissants tout au long de dix nouvelles pistes qui raviront les fans.

Dès Ecstasy In Night Infinite on sent que le groupe va nous proposer du très bon : les instruments déroulent à toute vitesse et pendant quatre minutes on s’en donne à cœur joie. Erik n’a rien perdu de sa voix et le groupe sait clairement ce qu’il fait lorsqu’il compose. La ritournelle entêtante de The Howling résonne ensuite et l’on headbangue sans même s’en rendre compte tant le son est excellent.

L’ensemble de l’album est du même acabit, avec de très bonnes pistes de black, sans réel temps mort. Certaines pistes comme Serimosa restent en tête par exemple, proposant un black à la fois puissant, mélodique et intense. Autre très bel exemple de ce qu’est capable de produire Watain : We Remain. Une batterie puissante en introduction, une ambiance ritualistique, une voix claire et inquiétante. Ce chant est d’ailleurs réalisé par Farida Lemouchi en guest. L’alchimie se fait totalement entre les deux vocalistes et la chanson est tout simplement extraordinaire. La conclusion sur Septentrion est également un des meilleurs moments de l’album. La guitare délivre toute son intensité et le chant ainsi que les autres instruments viennent se poser avec talent dessus. Une merveille pour tourner cette page.

Avec The Agony & Ecstasy of Watain le groupe revient au mieux de sa forme, proposant un black metal à la fois technique, puissant et organique. Un album comme je les aime, de la première à la dernières seconde. Je n’ai qu’une hâte : les voir et les shooter au Hellfest !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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