Entretien avec Charly, guitariste et chanteur de Queen(Ares)

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Queen(Ares) ?

Bonjour ! Merci à toi de nous proposer cette interview.

Je suis Charly, guitariste et chanteur au sein de Queen(Ares), et je joue aux côtés d’Alex (guitare), Nico (batterie) et Max (chant et basse).

D’où vient le nom du groupe, à la fois énigmatique et intriguant ?

Nous étions à la recherche d’un nom illustrant notre musique, et l’idée d’incorporer le dieu de la guerre Ares fonctionnait assez bien avec la lourdeur et le côté martial de certains de nos titres. L’ajout du terme « reine » devant ce nom ajoute une couleur solennelle et mystique ; beaucoup de nos textes et de passages musicaux dans nos morceaux sont assez introspectifs, ça semblait assez à propos.

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

C’est une musique que j’ai appris à apprécier assez tardivement ; j’ai grandi en écoutant Nirvana, The Cure, Radiohead, et un ami m’a fait découvrir Opeth au lycée. J’avais découvert les Melvins quelques mois auparavant, puis Meshuggah, Bloodbath, Nasum etc. Des groupes assez différents finalement.

J’ai assez vite voulu incorporer des éléments de metal dans la musique que j’écrivais à l’époque, notamment les lignes de basses sinueuses de Dysrtyhmia ou les chants gutturaux de Celtic Frost – sans grande réussite au début, eheh.

Comment définirais-tu la musique de Queen(Ares) ?

On utilise souvent le terme de post-metal, pour la contraction post-rock/metal. J’ai l’impression que ça nous colle assez bien dans l’enchaînement de parties basées sur des riffs assez lourds avec des moments très éthérés et planants.

From This Ground From This Sea est le nouvel album du groupe. Comment s’est passée son écriture ? Qui écrit la musique et qui se penche sur les paroles ?

L’écriture instrumentale est principalement un effort collectif, souvent basé sur des idées amenées par Alex. Chacun apporte sa contribution au développement des titres, c’est intéressant car les choses peuvent évoluer de mille façons en partant d’une seule idée.

Nous avons donc composé les 7 titres ensemble, puis écrit les lignes de chant et les paroles avec Max. Nico s’est chargé en grande partie de la production de l’album (enregistrement, mixage et mastering).

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire de la musique ?

C’est assez variable ; la musique me renvoie souvent à des images qui me servent de point de départ. Aussi cliché que cela puisse paraître, j’ai écris le texte de Heir chez mes parents à la campagne, une nuit où une grosse tempête grondait dehors. Je pense que pour Max les textes sont plus personnels et introspectifs.

Quelle est ta piste préférée de l’album, et pourquoi ?

Je crois justement que c’est « Heir », c’est un des rares textes dont je suis fier, et j’aime sa construction et l’ambiance générale qu’il dégage. J’adore la ligne de basse et le chant de Max sur « Silent Changes » aussi, et « Burn » pour son efficacité frontale.

Un clip est actuellement sorti pour Fall. Comment s’est passé le tournage ? Ce n’est pas trop difficile de faire semblant de jouer pendant des heures ?

C’est mon ami Etienne avec qui je joue dans le groupe FABRICES qui est venu filmer ce clip dans une salle de répétition transformée pour l’occasion. Contrairement aux copains je suis assez nul dans cet exercice, mais Nico a bien rattrapé ça au montage !

Ça ressemblera à quoi un concert de Queen(Ares), quand vous aurez le droit d’en refaire ?

Nous avons essayé de bien travailler notre scénographie en terme de lumière et plan de scène, mais nous n’avons pu faire que 2 dates avant le premier confinement. On a hâte de rejouer honnêtement, c’était vraiment super de travailler sur l’album mais nous avons tous besoin de remonter sur scène et de nous connecter avec des gens qui, on l’espère, apprécierons notre musique.

Le confinement d’un musicien, ça consiste en quoi ? Beaucoup de musique avant tout ?

Ça nous a permis de finaliser la production de l’album, ce qui est une très bonne chose. De mon côté j’ai essayé d’expérimenter et d’écrire pendant cette période – pour être honnête ça n’a pas été un moment très facile , et j’aurais aimé être plus productif. Mais la musique aide énormément, c’est certain !

2021 a été très riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année ?

Je n’ai pas l’impression d’avoir fait beaucoup de découvertes récemment, mais le dernier Turnstile « Glow on » est assez dingue – c’est du punk hardcore avec une approche très pop, ça me donne la pêche !

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Merci à toi ! Ce serait un plaisir !

 

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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