Entretien avec Julien, chanteur de Atlantis Chronicles

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Atlantis Chronicles ?

Salut, merci à toi pour l’invitation. Moi c’est Julien, je suis le chanteur du groupe.

D’où vient le nom du groupe ?

À la base, le groupe s’appelait Abyss. A l’occasion d’un changement de line-up en 2010, c’est devenu “Atlantis Chronicles” pour garder ce lien avec l’univers des profondeurs de l’océan.

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

Je suis rentré dans le Neo metal à l’adolescence avec des groupes comme Linkin Park, Korn ou Slipknot. Ça a été une révélation pour moi et ça m’a tout de suite donné l’envie de jouer d’un instrument et de monter un groupe. Ce que j’ai fait.

Comment définirais-tu la musique de ton groupe ?

Je préfère la vivre plutôt que la définir. Elle évolue au fil des morceaux, des albums, des envies, et je la vois plus comme une entité en perpétuel mouvement que comme quelque chose de précis et de défini. Libre à chacun de nous catégoriser, mais on fera toujours en sorte de contredire l’étiquette qu’on pourra nous coller sur le front.

Nera est le nouvel album du groupe, six ans après Barton’s Odyssey. Comment s’est passé le travail dessus ? Qui a écrit quoi ?

Compliqué de dire qui a écrit quoi, car c’est un travail collaboratif où chacun peut bouger ce qu’il veut et enrichir avec ses idées. Mais généralement Alex (guitare) amène une base, qui est reprise par Sydney (batterie), ensuite retravaillée par Julien (guitare) et Simon (basse) et on termine par la voix.

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire de les textes ?

Je m’inspire de tout ce qui se passe autour de moi, des histoires que je peux vivre ou entendre autour de moi, comme ce qui se passe dans le monde.

De nouveau, le groupe parle des mythes de l’Atlantide. Comment s’est passé le travail de recherche et d’imagination autour de ces histoires ?

À mon arrivée dans le groupe en 2017, j’ai lu Platon et HP Lovecraft pour partir de la base même de cet univers. Ensuite avec Alex on a pas mal discuté des sujets qu’on voulait aborder dans chaque morceau et une fois qu’on s’était tous mis d’accord sur le thème global de l’album, on a déroulé.

Le line-up a changé depuis l’album précédent. Comment s’est passé l’intégration des nouveaux membres ?

Julien Rosenthal (guitare) et moi (chant) sommes arrivés en 2017, au milieu de la tournée de Barton’s Odyssey. C’était le meilleur timing, parce qu’on a appris à jouer tous ensemble directement sur scène. On a eu la chance de faire pas mal de dates avant la crise sanitaire, qui a coïncidé avec le moment où on allait se concentrer sur la production de Nera.

Vous avez signé avec un nouveau label émergent, associatif et local, Metal East Productions. Que peux-tu nous dire dessus ?

Tout le monde sait que le business de la musique a énormément évolué depuis la crise du disque, puis avec l’arrivée du streaming, etc. et on ne se voyait pas entrer dans un label traditionnel pour cet album. On a toujours géré par nous-mêmes la totalité des aspects du groupe et on s’est reconnu dans Metal East, qui est surtout un collectif de groupes qui s’associent pour avoir un poids en distribution et qui gèrent chacun leurs propres intérêts. On a pu financer la production de Nera grâce à un crowdfunding réussi et on pense que notre avenir se trouve plus dans le lien le plus direct possible avec nos fans que via une grosse machine industrielle.

Quelle est ta piste préférée de cet album, et pourquoi ?

Je dirais Obsolete Bodies, parce que je trouve que ce morceau est le plus sombre de l’album et qu’il dégage une mélancolie qui le détache des autres.

La peinture qui orne l’album est magnifique. Comment s’est déroulé le travail dessus ?

Merci ! On a beaucoup échangé entre nous sur ce qu’on voulait pour la pochette, mais quand on a eu l’idée de l’aquarelle, ça nous est apparu comme une évidence. On a donc cherché quelqu’un avec un bon coup de pinceau et on est tombé sur une jeune artiste russe, Valery Konovalova, qui a peint le visage de Nera dans cette ambiance aquatique. L’image a ensuite été retravaillée par Duts, ami du groupe et graphiste de talent.

Qu’y-a-t-il de prévu niveau clip pour soutenir cette nouveauté ? Full Fathom Five et The Drowned & The Saved sont déjà sortis mais d’autres clips sont-ils en production ?

Un clip live arrive très prochainement, issu de la release party de l’album. Pour la suite, le mieux est de s’abonner à nos réseaux sociaux pour avoir la primeur de l’info !

Atlantis Chronicles revient bientôt sur les planches ?

Nous avons déjà commencé la tournée de Nera et les prochaines dates sont :

– 20/05 : Masterclass à la M.A.I de Nancy
– 21/05 : Jurassic Fest (Le Grand Pressigny)
– 17/09 : Mennecy metal Fest (Mennecy)
– 24/09 : Napalm Fest (Évry)
– 01/10 : Les lunatiques (Rennes)

On espère vous y voir !

2021 a été très riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année ?

Je dirais Eternal Blue, de Spiritbox.

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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