Le groupe de Troyes, proposant un black metal teinté de thrash, revient avec Decline, leur dernière production, plus massive et puissante encore que la précédente, Horizon. Toujours aussi technique, immersive et intense, leur son devrait très clairement satisfaire leurs fans.

To Pay Our Share débute de manière imposante, avec une orchestration inquiétante, prenante, avant que l’intensité des mélodies de guitare ne viennent envahir nos oreilles et que la voix sépulcrale de Max Beaulieu ne viennent s’ajouter. Une excellente entrée en matière qui nous montre que le groupe n’a strictement rien perdu de sa maestria. Suit Thermageddon qui conserve le concept d’une intro en sample avant l’arrivée des grattes. Cette fois on sent clairement plus les éléments thrash de la musique du groupe. Mais on prend toujours autant de plaisir avec la musique intense du groupe, et pourtant je n’aime pas le thrash… C’est ensuite au tour de Devoid Of Promise de rejoindre mes oreilles. Son refrain notamment se fait majestueux, immersif et l’on se prend au jeu d’une piste plus black que précédemment. De nouveau on retrouve ce côté majestueux sur Alone I Fall, qui n’est pas sans rappeler Carved In My Skin, de l’album précédent.

Suite de la ballade avec From The Shadows Into Day qui nous invite par son introduction dans un univers de nouveau sombre et inquiétant. De nouveau Max donne de la voix de manière majestueuse et inquiétante. Un petit côté goth metal se dégage ici, mais les augmentations de tempo montrent que le groupe a su y ajouter la technicité du death. En tous cas on prend énormément de plaisir à l’écoute, une fois de plus. Piste la plus courte de l’album, First Tear donne une sensation d’urgence, tout en gardant des refrains prenant et mettant en avant la voix. L’album se conclue sur You’re So Full Of Fear, une piste de presque huit minutes, qui démontre sur cette durée tout le talent de ce groupe. Mélodie de guitare douce au départ, puis puissante, une batterie omniprésente, un chant parfait. Une conclusion magnifique à un album proprement génial.

Embryonic Cells démontre une fois de plus sa maîtrise musicale, proposant un son intense, mêlant intelligemment éléments de black et de thrash, avec toujours un sens de la composition précis. Ce Decline démontre tout sauf le déclin des groupes français les plus porteurs à mes yeux.

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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