Petite-fille et fille de prêteur, Miryem ne peut que constater l’échec de son père. Généreux avec ses clients mais réticent à leur réclamer son dû, il a dilapidé la dot de sa femme et mis la famille au bord de la faillite… jusqu’à ce que Miryem reprenne les choses en main. Endurcissant son cœur, elle parvient à récupérer leur capital et acquiert rapidement la réputation de pouvoir transformer l’argent en or. Mais, lorsque son talent attire l’attention du roi des Staryk – un peuple redoutable voisin de leur village -, le destin de la jeune femme bascule. Obligée de relever les défis du roi, elle découvre bientôt un secret qui pourrait tous les mettre en péril…

Je connaissais Naomi Novik pour Déracinée, pour lequel j’avais un avis plutôt mitigé. Si j’avais bien aimé ses personnages, notamment pour leur caractère, j’avais trouvé l’histoire parfois un peu mal assemblée et surtout, surtout, SURTOUT… la romance à la fin. Elle m’avait fait soupirer bien fort. Donc quand j’ai ouvert La Fileuse d’Argent, j’avais une légère impression.

J’ai l’impression qu’un des traits d’écriture de Naomi Novik est les personnages féminins forts, car les trois personnages que nous suivons dans ce roman répondent à cet archétype. Et ce sont surtout des personnages qui réfléchissent, ce qui est agréable. Elles ont beau avoir peur, être en colère ou en danger, elles n’agissent pas de façon complètement stupide. Elles n’ont également besoin de personne pour s’en sortir, elles se débrouillent toutes seules (ce qui est agréable, les femmes fortes jusqu’à ce qu’il y ait un homme dans la même pièce pour les sauver, c’est un cliché insupportable).

L’histoire en elle-même est assez sympathique à suivre. Il y a trois points de vue principaux qui permettent de donner un certain rythme au récit. Les coupures sont bien faites et rendent difficiles parfois de lâcher ce livre. L’univers développé est assez sympathique, il ressemble assez à celui d’un conte. Le style est plutôt agréable, même s’il y a parfois quelques longueurs.

MAIS il y a encore une romance malvenue. Et je trouve ça vraiment dommage, car ça casse la fin du récit. Je suis peut-être un peu sensible sur ce sujet, mais c’est juste que je ne vois pas ce qu’elle apporte à l’histoire.

Bref, si vous avez aimé Déracinée, vous aimerez La Fileuse d’Argent. On y retrouve les mêmes marqueurs : un récit avec des tendances de conte, une influence de l’Europe de l’Est, des personnages forts et de la fantasy subtile. De même, si vous avez eu du mal avec Déracinée, je ne vous recommande pas ce livre.

Chloé Cloison

Chloé Cloison

Tombée dans la lecture depuis toute petite, j’ai grandi au milieu de ces multiples univers. J’ai toujours eu un goût prononcé pour le fantastique et la fantasy, qui s’est développé au fil des années. Je me suis cependant ouverte sur d’autres styles, tels que la science-fiction et l’horreur. J’ai finalement fait de cet amour pour la langue mon métier en devenant traductrice. Et ça donne une bonne excuse pour rester vautrée pendant des heures sur un canapé/lit/fauteuil à dévorer un livre (et des cookies faits maison).

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