Même si la nouveauté reste intéressante de par son aspect découverte, il est quelquefois bon de se retrouver en terrain connu… Quoi que, « en terrain connu », avec les Demeures de l’Épouvante, ça me parait assez compliqué… :)

Le Sentier du Serpent est donc la dernière extension en date de cet EXCELLENT jeu. Qu’en est-il ?…

Un nouveau venu, qui vous donnera du fil à retordre…

 

Il en est que, au lieu de s’essouffler, la qualité des extensions des Demeures reste stable, et tend même à s’améliorer. En effet, à chaque nouvelle extension, la Creative team de FFG parvient à redonner un nouvel élan au jeu, tant par les scénarios que par les mécaniques introduites.

Au menu ici, donc, et comme à chaque fois : de nouveaux investigateurs, de nouvelles tuiles, de nouveaux monstres, de nouvelles mécaniques, et, bien évidemment, de nouveaux scénarios. Le matériel, est-il nécessaire de le rappeler, est de qualité, comme toujours !

Ici, vous le découvrirez au fil des scénarios proposés, le thème est plutôt champêtre, verdoyant, et chaleureux comme tout (preuve en est l’image ci-contre, pleine d’amour et de franche camaraderie à venir). Évidemment, ce n’est pas tout à fait le cas (je ne veux pas spoiler), mais bon, attendez-vous à une ambiance plus jungle que grande agglomération urbaine.

Deux nouveaux types de pions font leur apparition (recto/verso) : éboulis et broussailles. Le premier, lorsqu’il est placé sur une case, empêche toute interaction dans cette dernière (exploration, fouille, interaction directe, etc…). La seule chose qui est autorisée, c’est de regarder les zones proches (if available, comme on dit en zenglish ^^). Pour retirer ces éboulis et pouvoir retrouver une zone classique, il faut s’en débarrasser (test de force). Pas très compliqué en soi, mais ça ralentit. Et, dans les Demeures, chaque action a son importance.

Le verso du pion, ce sont les broussailles. Alors là, le souci, c’est que quand on quitte une case avec de la broussailles, on a une chance de perde un objet (qui s’accroche dans les branches). Frustrant. Pour s’en défaire ? Mettre le feu (c’est radical, mais ça peut devenir compliqué à gérer ^^) ou avoir une arme tranchante.

L’air de rien, ces deux mécaniques, même si elles n’ont rien d’extraordinaire prises indépendamment l’une de l’autre, changent pas mal l’appréhension des actions de chacun afin de ne pas trop perdre de temps au fil des tours.

Un manoir bien étrange…

Au niveau de l’application, là aussi une nouveauté (à moins qu’il s’agisse d’un bug, mais je ne pense pas ) : on n’est plus systématiquement autorisé à avancer d’une case après avoir exploré une zone. Déroutant au premier abord, cela rajoute un poil de difficulté à la partie (toujours cette histoire de devoir aller au plus vite).

Quant aux scénarios, on reste dans les clous de ce qui se fait, mais c’est aussi ça qui est bien. Le premier, qui est indiqué comme le plus facile de tous, va emmener votre groupe d’intrépides Investigateurs dans un manoir dont l’apparence est plutôt trompeuse.

L’immersion est présente, et ce, dès le début. La narration est bien fichue, et les divers protagonistes de l’histoire, bien campés, rajoutent à l’ambiance. Il faudra pas mal vous creuser la tête – tout en vous frayant un chemin à travers cette étrange bâtisse, afin d’inverser le cours des choses (et cela n’aura rien d’une partie de plaisir). Au cours de notre tentative – réussie, notre valeureux Silas Marsh (joué par un de nos enfants), est devenu fou, a subi des traumas physiques majeurs, s’est retrouvé perdu dans le temps et l’espace avant de mourir de folie ^^ Ce n’est pas une sinécure (mais il le savait :p ). Le scénario – 2h30 pour en venir à bout, a plu à tout le monde (ni trop long, ni trop court, ni trop difficile, pas trop de monstres mais assez, etc…) Une gageure de réussite, donc !

Une nouveau type d’énigmes fait son apparition dans l’application, de nouveaux sorts sont disponibles, ainsi que de nouveaux objets, évidemment, qui viendront rejoindre ceux déjà disponibles et permettre aux joueurs d’être un peu moins démunis face aux horreurs qu’ils devront affronter. Parce qu’il ne va pas falloir se relâcher… En effet, les autres scénarios semblent bien plus ardus…

Pari réussi pour le Sentier du Serpent, donc, qui poursuit remarquablement le cycle des extensions des Demeures de l’Épouvante V2 !

Juste un truc (bug ?) : les “vocals” d’introduction et de fin de partie étaient en anglais. Mais rassurez-vous, tous les textes écrits sont en français :)

Un peu de matos…

Forcément, quand on commence à cumuler les extensions, il faut une desserte complète d’une table pour ne serait-ce que les différents types de cartes !

Mais bon, c’est aussi ça qui est bien dans ce type de jeu, non ? ;)

Philippe Pinon

Philippe Pinon

Trublion de presque 50 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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