Entretien avec le groupe Duality, pour la sortie de leur EP Elements

Le dernier EP des parisiens de Duality, Elements, propose un mélange de metalcore et de metal mélodique vraiment bien senti et particulièrement plaisant à écouter. Donc autant en profiter pour leur poser quelques questions, notamment par rapport à la question des clips, qui a été particulièrement travaillé chez eux…

Bonjour, et merci de prendre le temps de répondre à ces quelques questions. Pouvez-vous tout d’abord vous présenter et nous expliquer ce que vous faites dans Duality ?

Hello Emaginarock ! Alors nous sommes 5 gars qui habitent en région parisienne. Julien (chant), Maxime (Basse), Jérémy et Logan (Guitares) et enfin Clément (Batterie). Passionnés de musique et notamment de metal le groupe a été créé en 2016. Depuis lors, on travaille nos compos de manière à toujours évoluer tout en assumant notre style.

Comment définiriez-vous le groupe et sa musique pour quelqu’un qui ne vous connaît pas ?

C’est toujours le cordonnier le plus mal chaussé, et dans ce sens, ce n’est jamais très évident de se définir un style au risque qu’on nous colle une étiquette. Néanmoins aux vues des différents retours qu’on a reçu sur nos nouveaux morceaux et des échanges qu’on a pu avoir avec des professionnels… On a plusieurs influences. Mais on va dire qu’on fait du Modern Metal, un brin prog et djent.

Elements est le nouvel EP du groupe. Comment s’est passé le travail dessus cette fois ? Qui compose la musique, qui écrit les paroles ? Et surtout quelles sont vos influences musicales ?

Nous avons changé notre manière de composer à chaque opus. Pour ELEMENTS EP, nous avons composé les morceaux l’un après l’autre en veillant toujours à trouver une cohérence propre à notre style ainsi qu’une identité pour chaque morceau. « In The Sun », « Ship », « Buried » et « Fluffy Cloud » ont été enregistré la même semaine. « Solace » a été enregistré en décalé, c’était le cinquième élément de notre EP.

Le principal compositeur et parolier est Maxime (bassiste). Il nous crée une version 1 que chacun va venir s’approprier afin d’ajouter sa pierre à l’édifice. On peut parfois arriver à une version 20. [rire]. Pour les paroles de « Solace » nous avons fait appel à Benoît Dupuis (un ami du groupe) pour avoir une patte un peu différente des quatre autres singles.

On accorde une grande importance aux guitares Clean et de ce fait, on aime beaucoup le travail de Tesseract. Pour les rythmiques qui groove on va plus s’attarder sur Monuments, et enfin Textures pour leurs compositions très prog tant au niveau des instruments que du chant.

Quelle est votre chanson préférée de l’EP et pourquoi ?

C’est très subjectif, nous n’avons pas tous les mêmes préférences.

Jérémy : Pour moi c’est « In The Sun ». L’intro me fait kiffer et l’outro est très mélodieuse, elle me donne aussi l’envie de danser sous le soleil. [rire]

Julien : Ça se joue entre « Fluffy Cloud » et « In The Sun », je ne saurais les départager.

Maxime : Difficile à dire, ça dépend des jours et des humeurs, « Solace » est la plus technique, « In The Sun » est diurne, « Ship » est nocturne, « Buried » et « Fluffy Cloud » donne la pêche !

Logan : Pour ma part je dirais « Fluffy Cloud », c’est clairement celle qui est la plus catchy de toutes !

Comment s’est fait le travail sur la pochette, avec cette composition photo assez étonnante ?

Nous faisons les pochettes nous-mêmes. À ce niveau-là nous ne sommes pas du tout inspirés par l’artwork  »metal » en général. Par contre il y a de bonnes choses à prendre partout, par exemple les visuels de films.

Initialement nous avions donc 4 singles auxquels un cinquième est venu aboutir notre EP. Chaque titre est comme une vignette et nous souhaitions les rassembler pour composer un tableau.

Des clips sont sortis pour tous les morceaux de l’EP, avec à la fois une version clip et une version playthrough. Pourquoi avoir fait ce choix de doubler les vidéos ?

Les quatre premiers singles ont été enregistrés en 2018, nous voulions prendre le temps de partager chacun des morceaux et de leur donner un univers, une identité propre. C’est pourquoi nous voulions travailler chacun d’eux sous forme d’un clip, d’un lyrics video, mais également d’un playthrough ce qui permet de voir le morceau différemment, en dehors du contexte « clip » car on peut vraiment prendre le temps de s’intéresser à l’instrumentale des morceaux. Et puis, on aime ça les les playthrough… On espère que le public aime ça aussi !

Et est-ce que ce n’est pas difficile quand on est musicien de passer devant la caméra, quel que soit le type de vidéo ? Qu’il s’agisse de jouer dans un clip ou bien de devoir jouer impeccablement un morceau d’une traite ?

Oh que oui, selon la vidéo ça peut être assez difficile. Durant le clip de Fluffy Cloud, notre réalisateur nous demandait de tout donner. Dès la première prise on était KO, amusant quand on joue sur un ring de boxe. C’était vraiment sportif, on a clairement mouillé le maillot. C’était du boulot, mais quand on voit le rendu final, on est fier.

Nous n’avons pas plusieurs caméras donc il faut bien faire différents plans pour donner du mouvement à la vidéo et ainsi jouer plusieurs fois le morceau. Et puis, si on se foire… On recommence !

Quel est votre pire souvenir sur scène ?

Oh je pense que chacun a le sien… Mais lors de notre premier concert, pendant les balances, l’ingé son se rend compte qu’il n’y a aucun son qui sort des façades, les samples ne fonctionnaient pas, le micro du chanteur pas allumé en arrivant sur scène… Une première expérience forte en émotion.

Merci et à très bientôt j’espère !

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