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Prokopton – Aephanemer

Groupe toulousain de death melo Aephanemer (oui c’est assez imprononçable, avouons-le) nous propose de découvrir son deuxième album, intitulé Prokopton (oui on leur a demandé pourquoi ces noms étranges). Mélange de death, de folk, et de plein d’excellentes choses ils proposent une musique dansante, dans la veine d’un Equilibrium, et diffuse au moins autant d’énergie que ses aînés comme vous allez le voir !

Prokopton ouvre l’album et de suite les guitares énergiques viennent nous montrer que le groupe n’est pas venu ici pour enfiler des perles. Et ce n’est pas la voix de Marion leur chanteuse qui va me faire dire le contraire. Ajoutons à cela un petit côté dansant à leur musique, dans la veine d’un Equilibrium, et on se retrouve avec une alchimie fort sympathique. The Sovereign qui arrive ensuite est encore plus dans l’efficacité et ce n’est pas pour me déplaire. Clairement nous sommes face à un groupe qui se fixe comme objectif de démettre les cervicales de ses fans ! Et une fois de plus on retrouve un côté vraiment dansant dans la composition aussi bien que dans l’exécution de chaque chanson. Dissonance Within ne change pas la ligne directrice de l’album et de nouveau nous nous retrouvons avec un piste très rythmée et sur laquelle j’ai clairement eu envie de danser. Le son proposé par le groupe est très clairement efficace et bien construit, aidant l’auditeur à s’immerger dans l’univers développé. Snowblind se fait plus death avec un chant très guttural et des guitares qui reprennent une puissance moins allègre et plus martiale.

At Eternity’s Gate débute par un riff simple, répété à l’envie, et auquel viennent s’ajouter les autres instruments peu à peu, créant une alchimie presque pagan autour de cette chanson. Un intermède instrumental particulièrement réussi en tous cas. Back Again porte bien son nom puisque le groupe revient avec de nouveau une chanson efficace, prenante et dansante. Bloodline propose une ambiance de départ plus feutrée avant que tout ne s’enchaîne avec toujours cette joie de jouer clairement communicative. L’album se conclue sur If I Should Die, qui nous offre la quintessence de ce que le groupe est en mesure de proposer musicalement : du très rapide, du plus mélodique, du chant énervé, le tout sur neuf minutes alternant les styles et les saveurs.

Avec ce Prokopton je découvre ce groupe et je dois dire que ça passe vraiment très bien à l’oreille. Aephanemer nous montre bien que les groupes français ont encore des choses à dire et comptent bien le faire, pour notre plus grand plaisir !

Prokopton
Aephanemer
2019

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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