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Ategnatos – Eluveitie

Après un Evocation II – Panthéon, que j’ai personnellement trouvé assez décevant, j’étais curieux de voir ce que les helvètes d’Eluveitie allaient pouvoir proposer en terme de pagan-metal pur et dur. Et c’est Ategnatos, dernier né du groupe, qui va avoir la lourde tâche de me convaincre, ou non, de continuer à suivre le groupe.

Ategnatos ouvre l’écoute de manière douce avec ce récit d’une voix ancestrale avant que les instruments ne viennent nous proposer une musique franchement épique, notamment grâce à l’ajout de chœurs. Et c’est la voix de Chrigel Glanzmann vient lancer l’aspect metal du morceau. Et là on se retrouve avec du pur Eluveitie, une claque en pleine face que j’ai pris. Ategnatos est majestueux, prenant et intense. Une entrée en matière de toute beauté. Ancus débute également comme le récit d’une légende avant que de nouveau ce mélange d’instruments modernes et anciens ne vienne emplir nos oreilles. La vielle ajoute un aspect dansant à l’ensemble tandis que sur les couplets la voix rauque pousse au headbang. C’est ensuite Deathwalker, selon moi la meilleure chanson de l’album qui débute. Un départ très metal, avec une reprise à la vielle pour ajouter un aspect folk bien senti, puis c’est la voix saturée de Chrigel qui vient délivrer sa puissance. Les rythmes, le flow de cette chanson sont à mon sens assez fabuleux et le relai sur les refrains en voix claire féminine ajoute son sel à l’ensemble. Juste du pur Eluveitie dans la veine de The Call of The Mountains ou encore A Rose For Epona qui font partie de mes chansons phare du groupe. Black Water Dawn qui vient ensuite reprend aux sources avec un début à la flute et à la guitare assez softs avant que l’électrique ne vienne ajouter la touche nécessaire. Classique comme morceau mais cela passe très bien dans les oreilles. A Cry In The Wilderness garde le côté dansant du pagan tout en proposant quelque chose d’assez metal dans le fond. Cette alchimie propre à Eluveitie coule dans les oreilles avec un plaisir non dissimulé pour l’auditeur. The Raven Hill se transforme en parfait mélange entre musique metal et folk classique, notamment grâce à des voix en chœur qui passent parfaitement à l’oreille. Notamment les couplets très martiaux au niveau de la voix qui fonctionnent parfaitement. On peut en dire autant de The Silvern Glow, qui assure une transition instrumentale simple mais efficace avant que le rythme ne se remette véritablement en place avec Ambiramus, selon moi l’une des autres chansons inévitables de cet album. Dansante, enjouée et mêlant à la perfection les deux timbres de voix on se retrouve plongé dans l’univers celtique du groupe.

Mine Is The Fury propose un son plus purement death metal et personnellement j’adore car ils parviennent à conserver le chantant du folk dans les rythmiques utilisées. The Slumber rejoint le trio de tête des meilleures pistes de l’album avec toujours cette alchimie totale. Worship, revient de nouveau à du presque pur Death assez violent, très sombre, accentué par des chœurs et un fond musical très rythmique. Trinoxtion est une nouvelle pause instrumentale, avant que Threefold Death ne vienne remettre du rythme et de la violence malgré des atours romantiques. Cette alternance de brutalité et de douceur est particulièrement mise en avant et réussie. Breath et Rebirth sont dans la veine de ce qui nous a été donné à écouter avant : de l’excellent Eluveitie comme on aime. Et c’est à Eclipse que revient la lourde tâche de terminer ce long album (seize pistes tout de même !) et on a de nouveau affaire à une chanson d’anthologie : douce, sorte de conclusion magnifique au récit en forme de petit bonbon de fin. Une petite pépite comme on les aime et une parfaite conclusion.

Ategnatos devrait rassurer les fans d’Eluveitie dont je suis : après un Evocation II dont j’ai été déçu, le groupe est de retour à son meilleur niveau et compte bien en découdre pour reprendre sa place de plus grand groupe de metal celtique. Pour ma part je dis : pari réussi et vivement le prochain !

Ategnatos
Eluveitie
Nuclear Blast
2019

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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