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The Faceless – Légion Distribution

The Faceless est un jeu d’Alter Ego Games dont la version française a été assurée par Légion Distribution. Issu d’un Kickstarter, The Faceless propose aux joueurs de se confronter à l’infâme Billy Goat et d’aller récupérer les souvenirs d’un petit garçon du nom d’Ethan avant que l’infâme créature ne les capture.

Joli pitch, servi par une mise en scène qui l’est tout autant.

Dans The Faceless, les joueurs vont donc chacun incarner un des amis d’Ethan – et qui habitent Elm Street… tiens donc  :). Après la disparition de leur ami, ils ne retrouvent que son sac à dos contenant son journal et une boussole. C’est grâce à cette boussole et les notes du journal que « La Bande », car c’est de cette façon qu’ils vont s’appeler, pourra rentrer dans le monde crépusculaire, tenter de retrouver les souvenirs d’Ethan et ainsi lui permettre de s’échapper.

C’est sur cette mise en bouche qu’on ouvre donc la – magnifique – boîte de The Faceless : grand format (très grand, même), matériel parfait, illustrations qui accentuent l’immersion dans cet univers étrange dans lequel on pénètre pas une souche d’arbre pas très loin d’Elm Street, magnifique plateau recto-verso, cartes, sablier, dés, boussoles…. et les figurines.

Les Faceless & Billy Goat

C’est un GROS point fort de l’immersion dans l’univers du jeu : elles sont absolument magnifiques. Elles sont au nombre de 4, 3 Faceless, donc, et celle de Billy Goat qui va tenter de rattraper la bande avant que celle-ci ne parvienne à récupérer les huit souvenirs d’Ethan. Et c’est vrai qu’elle sont classes, d’autant que toutes jouent un rôle important dans le jeu. J’y reviens juste après, un peu plus bas.

La partie « classique » du jeu dispose d’une mécanique qui l’est tout autant : à son tour, un joueur (donc un membre de La Bande) a le choix entre trois actions très simples : Avancer (donc jouer une carte de sa main), Se reposer (reconstituer sa main) ou Chuchoter (échanger des cartes avec d’autres joueurs). Rien de bien nouveau, donc pour quiconque est au fait de la pratique des jeux de plateau.

Mais là où le jeu est totalement innovant, c’est de la façon dont La Bande va se déplacer et les interactions qui vont avoir lieu avec les 3 Faceless et Billy Goat.

Cela tient en un mot : aimants.

Souvenez vous : La Bande découvre une boussole dans le sac à dos d’Ethan. Et bien, c’est cette boussole qui va les représenter dur le plateau, et La Bande se déplacera dans la direction indiquée par la flèche rouge de cette dernière.

Et là vous me dites : «oui, mais une boussole, c’est bien, mais ça indique le nord, basta.»

Certes. Mais si vous regardez la figurine de la photo au dessus, il y a un trou. Chacune des figurines en dispose d’un. Et à l’intérieur de chacun, vient se glisser un aimant. Et là, forcément, le nord magnétique naturel suivi par la boussole va se trouver fortement perturbé par la présence de l’aimant dans chacun des Faceless, ainsi que par celui dans la figurine de Billy Goat.

Et c’est bien évidemment ÇA, la grande originalité du jeu : les aimants dans les figurines et les interactions que cela provoque avec la boussole et les conséquences pour les joueurs. Parce ce que forcément, les joueurs ont la possibilité de déplacer les 3 Faceless sur la bordure du monde crépusculaire, ET/OU de le faire pivoter, sachant que la proximité et la rotation jouent tous les deux sur la position de l’aiguille de la boussole.

Si on rajoute à ça la figurine de Billy Goat, qui, elle, se déplace sur le plateau, de sa propre volonté (les cartes), ou celle des joueurs, et que lui aussi peut pivoter, je vous laisse faire le calcul des possibilités et des variations de la position de l’aiguille… On se prend donc à réfléchir en amont d’un déplacement de la boussole, ou de celui d’une des figurines, à tenter de trouver dans quel sens cette dernière va finalement se déplacer, sachant qu’il faut impérativement éviter Billy Goat, mais aussi les obstacles disséminés sur le plateau, sinon, la partie est perdue.

Se cumulent à cela les possibilités offertes par les cartes  jouables par les personnages et les coups du sorts provoqués par les cartes événements.

De quoi bien vous creuser les méninges.

D’autant que ce n’est pas tout : dans la boîte de base, il y a tout un tas d’options (en terme de matériel), qui offrent autant de variantes et de difficultés différentes à vos parties. L’utilisation de ces différentes options est totalement libre, même si vous aurez, dans le livre de règles, un conseil sur « quand » commencer à s’en servir (en gros, la courbe d’apprentissage du jeu).

Autant dire que la durée de jeu et sa rejouabilité sont conséquents.

Armé d’une esthétique solide soutenue par un univers riche, parfaitement mis en scène par la charte graphique et mécanisé par un système des plus originaux, The Facelesse est une GRANDE réussite.

Tout en restant parfaitement accessible : en effet, nous avons joué avec deux de nos enfants (9 et 14), et c’et parfaitement passé. Un plus non négligeable.

Alors, oserez-vous pénétrer dans le monde crépusculaire, vous aussi ?…

 

 

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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