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L’Âge de Pierre – Édition 10e Anniversaire – Zman Games – EDGE Entertainment France

10 ans !

Cela fait 10 ans que l’Âge de Pierre est sorti. Et, je l’avoue, je n’y avais jamais joué avant de voir cette édition du 10e anniversaire. Honte à moi ? Oui, peut-être 🙂 Mais j’assume. Déjà, il y a 10 ans, je n’avais pas la même liberté, et j’étais un « tout jeune » platôïste ! C’est donc avec beaucoup d’envie que je me suis jeté sur cette magnifique version du 10e Anniversaire.

Qu’est ce qu’il est est, donc ?

C’est du Z-Man Games, traducté par EDGE (comme la gamme Pandemic, par exemple, depuis que Filo est devenue Asmodée canada). C’est une belle boîte, bien remplie, et, contrairement à ce qui peut se trouver chez d’autres jeux édités par Asmodée, la boîte est fonctionnelle, et il y a même des petits sachets en plastique fournis pour ranger les différents éléments après la partie. Grand luxe !

De quoi ça parle ?

Dans l’âge de Pierre, vous avez en charge la destinée de votre tribu. En partant de rien, ou presque (5 membres et 12 nourritures), à vous de devenir la tribu la plus prospère avant la fin de la partie (donc celle qui aura marqué le plus grand nombre de points).

Comment on joue ? C’est HYPER simple – vraiment. Sur la plateau de jeu, différentes zones (le champ, l’atelier des outils, la hutte commune, la nourriture, les ressources – bois, argile, pierre et or). Sur ces zones, vous allez positionner vos ouvriers (oui, car on est dans le « jeu à l’allemande », donc micro/macro gestion et placements d’ouvriers). Ces ouvriers vont – éventuellement, vous rapporter des ressources, qui vous serviront à 2 choses :

  • Acheter des cartes Civilisation (avec un bonus immédiat ET un bonus de fin de partie)
  • Acheter des bâtiments (avec des points marqués immédiatement).

Voilà. Vous savez ça, vous savez tout ! Ou presque…

Oui, parce que, et c’est là où le jeu prend tout son sel, c’est que c’est vicelard (forcément, sinon ce serait trop simple). Les différentes zones ne sont pas accessibles à tout le monde (nombre de places d’ouvriers limitées – 7), et, en fonction du nombre de joueurs, tout le monde ne pourra pas aller chercher une ressource donnée. Donc le choix des ressources à récolter est prépondérant ! Et ce dilemme (ou aller, ou ne pas aller) se pose également pour les autres zones du jeu !

  • L’atelier d’outils ? 1 seul ouvrier. Les outils ? Ils vous donnent des bonus à vos lancers de dés quand vous récupérez des ressources.
  • Le champ ? 1 seul ouvrier ? Le champ ? Il vous donner des nourritures bonus en fin de tour (sachant qu’il vous faut dépenser 1 nourriture par ouvrier de votre tribu à la fin de CHAQUE tour, sinon, c’est la famine, avec des malus).
  • La tribu ? 2 ouvriers seulement ! Et c’est par ce biais que vous pouvez agrandir votre tribu.
  • Les bâtiments ? 1 seul ouvrier dessus. Et c’est par leur achat qu’on gagne des points de victoire.
  • Les cartes civilisations ? 1 seul ouvrir par carte, plus des ressources à dépenser. Ces cartes donnent des bonus immédiats et, en fonction des symboles présents dessus, certains bonus de fin de partie.

Vous l’aurez compris : c’est un peu comme les échecs. Les règles sont super simples à assimiler, mais les choix tactiques sont innombrables et risquent de vous faire réfléchir pas mal de temps. Et c’est ça qui est bon ! Parce que cela rend le jeu accessible au plus grand nombre (on a joué 2 fois avec notre grande de 14 ans, qui a tout de suite choppé le coup), et que les orientations possibles en cours de partie sont nombreux.

Allez-vous vous tenir à une ligne et tenter de remporter la partie comme ça ? Allez-vous bloquer vos adversaires ? Un mix des deux ? À vous de décider.

La boîte comprend plusieurs extensions. Nous avons testé celles des animaux sauvages au cours de notre deuxième partie. Ces derniers sont mélangés aux cartes civilisations et peuvent donc surgir à n’importe quel moment de la partie. Une fois une carte piochée, elle est posée à côté du plateau. Chaque animal sauvage inflige des pénalités aux résultats des dés des joueurs. Et ces pénalités resteront jusqu’à ce que les tribus chassent l’animal en question.

Là aussi, choix tactique, donc : se défaire de l’animal au plus vite (sachant que ceux qui participent récupèrent des récompenses) mais au détriment d’autres choix – car il faut placer des ouvriers dessus), ou au contraire gérer l’animal en compensant le malus autrement ? Des nœuds au cerveau supplémentaires…

Alors, t’as kiffé ?

Grave ! Beau matos, sobre, solide. Règles simple, possibilités multiples, rejouabilié énorme. Oui, c’est du bon, du très bon (en même temps, c’est du Z-Man Games, ça aide !)

Un incontournable des jeux de gestion !!

 

 

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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