Effroyables Excursions – Les Demeures de l’Épouvante V2

La deuxième version de Les Demeures de l’Épouvante de FFG/FFG France, c’est un peu comme le vin : elle se bonifie avec le temps.

La première « révolution » de cette V2 fut l’utilisation de l’application, un plus énorme pour la fluidité du jeu et son immersion. En effet, les joueurs n’ont plus à gérer toute la partie mise en place qui est prise en charge par l’appli. Certaines lourdeurs ont été également corrigées. Bref, du très bon !

Mais pour qu’un jeu de ce genre – à scénarios donc – fonctionne, il faut fournir de la matière. J’ai fait il y a quelques mois un petit papier sur la précédente extension, Les Rues d’Arkham, que je vous laisse consulter. On sortait donc des « Demeures », et le champ des possibilités s’élargissait d’autant.

Ici, dans Effroyables Excursions, les investigateurs quittent définitivement Arkham et se retrouvent en plein périples, voyages qui seront loin d’être de tous repos.

Comme toute bonne extension qui se respecte, Effroyables Excursions propose sont lot de nouvelles tuiles, de nouveaux monstres, de nouveaux investigateurs (qui a dit Silas Marsh 🙂 ?), nouvelles cartes, sorts, objets, etc… À noter l’apparition des failles, qui rendent les pauvres investigateurs « perdus dans le Temps et l’Espace ». Un nouveau rapprochement avec les autres jeux de la gamme ? À n’en pas douter.

Comme d’habitude, le tout est impeccable et ne souffre d’aucun défaut.

Mon nouveau chouchou !

Cette nouvelle extension s’accompagne donc de son lot de scénarios (3 ici) disponibles dans l’appli : d’ailleurs, il faut bien penser à la mettre à jour directement dans le Google Store, les scénarios ne se chargent pas automatiquement par le biais de l’application.

Nous nous sommes lancés le premier scénario, qui nous embarque au bord d’un énorme dirigeable pour ce qui devait être au départ un voyage plutôt tranquille. Sauf que, évidemment, il n’en est rien.

En effet, les investigateurs se retrouvent confrontés à un meurtre étrange, commis en huis clos.

À la manière d’un Hercule Poirot, d’une Miss Marple, d’un Holmes ou d’un Gidéon Fell, les investigateurs vont donc se retrouver à devoir élucider ce meurtre : qui, pourquoi, comment.

Et c’est ça qui est fort. Je m’explique : dans la plupart des précédents scénarios, les joueurs se retrouvent assez rapidement à devoir « aller à la castagne » comme dirait ce très cher Arthur dans Kaamelott. Et effet, bien souvent, les investigateurs se retrouvent à devoir faire face à des créatures toutes plus cauchemardesques les unes que les autres.

Ici, non. On se retrouve – et l’application, encore une fois, y est pour beaucoup, dans une ambiance dans le feutré, à chercher à recouper les informations fournies par les différents passagers (donc suspects), à tenter de savoir qui ment, qui dit la vérité, à fouiller, à farfouiller, à faire des déductions…

Et, pendant ce temps là, tout semble calme… Oui, mais non, en fait. Parce qu’à un moment, les choses vont – forcément se corser. Alors je ne dirai bien évidemment rien pour ne pas spoiler quoi que ce soit, mais sachez que…

L’écriture des scénarios a donc fait un bond en avant, sont moins linéaires, plus immersifs. Les énigmes sont diversifiées (d’ailleurs, un nouveau type d’énigme fait son apparition via l’application) et le jeu s’enrichit d’extension en extension par petites touches (objets, états, sorts, etc…)

Il est donc évident que la gamme des Demeures de l’Épouvante V2 est promise à un avenir radieux, d’autant si les futures extensions sont du calibre de cette-là.

Il nous reste 2 scénarios à faire, et je vous avoue que Silas Marsh a très envie d’en découdre.

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