The Ninth Hour – Sonata Arctica

sonata-arctica-the-ninth-hour-artwork

Le quintet finlandais de Power Sympho est de retour pour nous jouer un mauvais tour ! Eh bien, pas si mauvais que ça en fin de compte, mais cela reste à définir.

Deux années après Pariah’s Child, ils reviennent avec The Ninth Hour qui aborde le sujet de la sauvegarde de la planète à travers des morceaux travaillés et un artwork bien choisi. Sonata Arctica, groupe impliqué depuis toujours dans son style musical, présente ici un album sympathique et modeste, restant dans la lignée de leur discographie.

Expérimentant sur leurs albums comme bon leur semble, les cinq musiciens nous présentent ici 11 titres aux influences diverses. Nous retrouvons avec plaisir leur griffe métallique, mélangeant des titres epic, des balades, du Speed et du Sympho avec justesse et cohérence. L’originalité de cette production, si on peut le dire ainsi, est le fait d’avoir enregistré les différentes parties dans plusieurs studios. Solution qui a fortement tendance à les desservir dans ce neuvième opus et qui se ressens dans certains morceaux par un manque de puissance, notamment au niveau des guitares qui manquent parfois d’ardeur. Le mix de Pasi Kaupinnen est bien travaillé, clair et propre. Comme quoi on a toujours besoin d’un bassiste dans un groupe !

Les parties de clavier sont plutôt discrètes mais apportent des leads et des solos plaisants à l’oreille tout au long des compositions. La voix inimitable de Tony Kakko permet de relever le niveau et nous permettre de profiter des rythmes mélodiques et des riffs tranchants que l’on retrouve notamment dans Closer to an animal, Rise a night, qui donnent la direction de l’album.

Till death’s done us apart et Fly, Navigate, Communicate nous transportent dans une atmosphère symphonique relevée par une rythmique Speed, soutenue par des blasts timides mais généreux tandis que We are what we are, Among the shooting stars et Candle Lawns, sont beaucoup plus doux et font office de gentilles balades.

Nous retrouvons également des morceaux à tendance plus mélodiques et rythmiques, tels que Life et Fairytale.

Nous ne pourrons pas passer à côté des dix minutes de White Pearl, Black Oceans Part II puisque c’est la suite du morceau sorti sur l’album Reckoning Night en 2004. Malgré les huit années qui les séparent, on retrouve l’orchestration symphonique initiale à travers lequel on se laisse entrainer dans le passif mélodieux de Sonata Arctica que nous apprécions tant.

L’album se termine sur On the faultline qui est un morceau relativement calme et mélodieux, dans lequel Henrik Klineberg défends son rôle de claviériste avec harmonie.

Parlons un peu de l’artwork qui, en plus d’être beau, est différent et plus détaillé que les précédents. Il présente une thématique forte, qui n’est autre que l’avenir de la planète imaginé par Tony Kakko himself, dont le thème est abordé tout au long de l’album. A travers cette idée, il a voulu montrer que la nature et la technologie sont aujourd’hui en équilibre grâce à l’humain, et dont l’avenir dépendra des choix et sacrifices de ce dernier.

En effet, on voit au centre de cette illustration un symbole fort dans lequel apparait une balance entre l’humain et la nature, tous deux séparés par un sablier mécanique (rapport à la technologie) qui laisse supposer que suivant dans quel sens nous tournons ce sablier, l’avenir du monde (représenté en-dessous du sablier par des hautes tours modernes) dépendra de notre volonté à le voir survivre ou le voir disparaitre peu à peu. Nous voici donc devant une image relativement poétique qui est en totale adéquation avec les textes évoqués dans les différents morceaux de cet album.

En résumé, The Ninth Hour n’est pas une surprise en soit. Le groupe n’y prend pas de réels risques, restant dans son confortable Power-Symphonique Metal tout en restant professionnel et créatif. Suivant l’évolution du groupe depuis quelques années, je reste malgré tout partagée sur le ressenti global de cet album car il n’y a pas que du mauvais. On oublie rapidement l’effet Power du groupe tout en gardant la dynamique Mélo/Sympho mais ça ne bloque pas pour autant l’écoute des morceaux qui restent tout à fait corrects.

Ceci étant dit, ne les manquez pas lors de leur tournée. Ils n’auront que 2 dates en France : le 16 Octobre à La Machine du Moulin Rouge, à Paris et le 18 Octobre à La Laiterie de Strasbourg.

The Ninth Hour
Sonata Arctica
Nuclear Blast
2016

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *