The Holographic Principle – Epica

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L’un des plus grands groupes de métal symphonique actuels revient sur le devant de la scène avec un nouvel album, le septième, intitulé The Holographic Principle. Emmené par la chanteuse Simone Simons et Mark Jansen, le combo nous propose un album en tous points grandiose, qui donne de véritables lettres de noblesse au métal sympho.

Mais penchons d’ores et déjà sur ce petit bijou en commençant par l’artwork de cover qui, comme d’habitude avec le groupe, envoie du lourd. Il est juste sublime, je n’ai rien de plus à dire et je vous laisse le contempler. Évocateur à souhait il est immédiatement renforcé par l’introduction musicale, Eidola. Une petite symphonie musicale de deux minutes trente, qui met d’ores et déjà l’esprit dans une bonne position pour attaquer une écoute qui promet d’envoyer du très très lourd. Et ce n’est pas Edge of the Blade qui va venir me contredire. Efficace, mettant en avant des chœurs parfaitement amenés et mettant en valeur la voix de Simone, tout en proposant un son métal très présent, ce morceau est un peu le fer de lance de l’album, et à raison. Le refrain est également une belle réussite avec cette intensité présente partout chez Epica, et reste en tête un long moment.

On enchaîne avec un autre morceau de qualité, A Phantasmic Parade. De nouveau Simone et les chœurs sont vraiment au centre de l’attention, même si cette fois les guitares se font plus lourdes et rapides. L’intervention de Mark Jansen et son grunt est particulièrement bien amenée d’ailleurs et apporte un contraste vraiment intéressant. L’album continue avec Universal Death Squad, autre fer de lance de l’album. La douceur de l’introduction est totalement trompeuse et très vite le gros son va venir prendre le relai pour le plus grand plaisir des auditeurs. Les blasts et les chœurs en alternance proposent une alternance des plus prenantes. Du grand Epica à nouveau avec un refrain particulièrement entraînant.
Divide and Conquer vient ensuite nous en mettre à nouveau plein les oreilles, avec un rythme haletant, inquiétant de l’orchestration. Sur cette piste le contraste des voix entre les deux chanteurs est réellement utilisé et donne un résultat toujours aussi bon. Même si la mélodie reste relativement simple il n’empêche que le travail d’arrangement et d’orchestration derrière a dû être un véritable calvaire, au vu du magnifique résultat, surtout au vu de la longueur de l’ensemble. Beyond the Matrix vient ensuite avec son introduction de chœurs puissants, que l’on retrouve régulièrement sur la piste. Le refrain est ici particulièrement impressionnant et démontre, si besoin en était la dimension épique du groupe et de sa musique. Once Upon a Nightmare offre une pause bienvenue avec ses tonalités mélancoliques qui permettent à Simone de changer de registre, en affichant toute l’étendue de ses capacités vocales. Une sublime ballade sur laquelle la musique est au moins aussi importante que le chant : épique en tous points.
The Cosmic Algorithm revient dans le domaine de ce que l’on a déjà entendu auparavant avec des guitares très présentes, ainsi qu’une batterie qui joue à un rythme infernal sur certaines phases. Le dialogue entre Simone et les chœurs est aussi très intéressant. Rares sont les groupes qui utilisent autant de chant choral sans que cela devienne ennuyeux. Or ici ils l’utilisent de la meilleure manière qui soit et démontrent les talents de compositeur de Mark Jansen. Ascension – Dream State Armageddon débute doucement, de manière presque énigmatique, avant que le tout s’emballe follement et que Mark donne de la voix, en contrepoint de Simone. La sensation rendue par le morceau est celui d’un Armageddon mental, d’une lutte psychologique et c’est vraiment excellent à écouter. Dancing In A Hurricane débute avec des sonorités orientales, ce qui est assez atypique finalement pour le groupe. La chanteuse utilise un autre registre finalement plus rythmé et cela lui va assez bien. Même si l’on s’interroge sur le moment sur la raison pour laquelle un tel morceau est inclus sur un album d’Epica, l’utilisation des violons sur une rythmique dansante va rapidement nous faire comprendre cela. Le refrain, puissant, est également une bonne clé de compréhension.

On en est presque à la fin de l’album lorsque les premières notes de Tear Down Your Walls résonnent. De nouveau le duo vocal est utilisé à son meilleur. Les contrastes sont finalement plus marqués encore sur cette piste que sur d’autres. Et on termine avec le morceau éponyme : The Holographic Principle – A Profound Understanding Of Reality. Epica a l’habitude de proposer des conclusions magnifiques à leurs albums, et on ne sort pas de cette habitude ici avec une piste de douze minutes nous contant une véritable histoire. C’est selon moi le rubis trônant au sommet de cette couronne de bijoux qu’est cet album. Il y a tellement de choses dedans, toutes parfaitement agencées, qu’il est presque difficile d’en parler plus avant.

Comme dans les habitudes du groupe les paroles sont inspirées de philosophie, de réflexions sur l’Homme, sur son devenir, notamment, ici, à travers les réalités virtuelles et le futur qui pourrait en découler. La lecture des paroles est au moins aussi prenante que l’écoute donc je ne peux que vous la conseiller !

Avec The Holographic Principle, Epica nous démontre de manière étincelante que le groupe n’a rien perdu de sa superbe, bien au contraire. Flamboyant, épique, magnifique, les adjectifs manquent pour qualifier cette dernière production, qui nous fait regretter qu’il faille attendre deux ans avant de voir la suivante apparaître sur les étals de nos disquaires préférés…

The Holographic Principle
Epica
Nuclear Blast
2016

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