La France a du talent en matière de metal, et la nouvelle sortie de Deficiency, Warenta, cinq ans après The Dawn Of Consciousness. Un retour sur le devant de la scène pour ce groupe proposant un mélange intéressant de death mélo et de thrash à l’ancienne.

Au fil de ces dix nouveaux titres l’auditeur va pouvoir replonger dans la musique efficace, immersive du groupe venant de l’Est de la France. Dès Warenta on sent que la rage est bien présente et que le groupe en a encore sous le pied. Cet album s’annonce donc sous les meilleurs auspices. L’introduction est douce avant que les guitares et la section rythmique ne se déchaînent. La voix rauque de Laurent vient se poser par-dessus et c’est parti pour le voyage ! Dichotomy ne va pas changer la donne et de nouveau les guitares rapides, renforcées par une batterie endiablée. Tout l’album est du même acabit : un riff de guitare accrocheur, un rythme de batterie bien senti et une voix qui vient donner du volume à l’ensemble.

Parmi les pistes qui sortent du lot on retrouve l’excellent Ludma. Le riff de départ est particulièrement bon, et l’ensemble de la chanson, très longue, est impeccable avec une composition extrêmement carrée. Real is Revealed avec son sentiment d’urgence dû à la rapidité de la batterie n’est pas en reste non plus. Une excellente conclusion à un album non moins excellent. Et je citerais pour finir The Feathers. De nouveau une rythmique enlevée, renforcée par des guitares elles aussi saccadées. Les mélodies s’envolent vraiment et j’ai adoré cette piste ! Mention spéciale à ce petit featuring bien senti avec Björn Strid de Soilwork sur I Am The Misfortune : cela donne encore une autre dimension à cette chanson !

Avec Warenta le groupe alsacien revient clairement sur le devant de la scène française après s’être fait oublier un peu trop longtemps. Ce nouvel album démontre qu’ils n’ont rien perdu de leur niveau. La composition est impeccable, la réalisation tout autant, et cet album devrait leur gagner un nouveau public. Jetez-y une oreille, vous pourriez bien vous laisser attraper !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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