Entretien avec Léo, batteur de Harsh

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Harsh ?

Salut ! Eh bien moi c’est Léo, je suis le batteur (+ choeurs), de Harsh !

D’où vient le nom du groupe ?

Le nom, ça vient d’une soirée qu’Albert (voix) et Julien (basse), comme à leur habitude à cette époque, ont passé à boire et chercher un nom pour représenter leur musique. A vrai dire ils n’ont plus vraiment de souvenirs de cette soirée, mais le lendemain ils ont retrouvé plusieurs papiers avec des noms dessus, et le “Harsh” trônait là, en voyant le nom, c’était comme une évidence !

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

En tant que fan c’est simple, mes parents passaient tous les disques de AC/DC, Deep Purple et autres dans la voiture ! Donc forcément tu intègres toute cette musique, puis tu deviens curieux et commence à écouter tout ce que tu peux… En tant que musicien c’est au moment où j’ai commencé mon instrument. J’ai tout de suite voulu jouer tous ces albums que j’écoutais, et que je découvrais !

Pourquoi le glam ?

Ce question en fait on ne se la pose pas… Le glam s’est un peu imposé à nous. On aime tous plein de courants différents dans le rock et le métal, ainsi que d’autres styles (pour Albert de la pop moderne, pour Séverin du zouk et du reggaeton, pour Juilien du jazz, pour Léo de la funk…). Et au coeur de ces influences rock-métal, au coeur des courants 70’s, 90’s qu’on adore, se trouvait les années 80’s, qu’on adore tous les 4. On a bien sûr testé plein de styles de compositions différents mais finalement on se retrouve carrément là dessus.

Out Of Control est le nouvel album du groupe, le premier. Comment s’est passé le travail dessus ?

Eh bien il faut savoir qu’on compose énormément. Sans déconner, des idées plus ou moins abouties on doit en avoir 200 facile. Donc on avait déjà du matos pour un CD avant de se dire “tiens on va faire un CD!”. Au moment du premier confinement on s’est dit qu’il fallait mettre ce temps à profit, qu’on savait pas combien de temps ça pourrait durer. Du coup on a commencé à s’y mettre. La compo, les arrangements, les démos etc. Puis on a construit notre propre studio de répét, qui nous a permis de bosser un max sur ce CD ainsi que sur tout le reste (préparation de concert etc…).  Quand on a été enfin prêts on a pu commencer à bosser avec Clément Delamour, le super ingé son qui a bossé sur Out Of Control. Puis Simon Heyworth de SuperAudio Mastering a fait le master, qui lui aussi est un technicien de talent !

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire de la musique ?

La plupart du temps Albert arrive avec des idées, des riffs, des mélodies, et sinon c’est souvent Léo qui se pointe avec des paroles. On part d’une idée, et puis on va le plus loin possible. Ca peut être un riff en premier, mais parfois ça peut être les paroles qui se posent avant la musique. On a pas de recette qu’on applique à chaque fois. Chaque morceau a son propre processus de composition ! Evidemment depuis qu’on a notre studio on peut passer encore plus de temps sur les morceaux, sur les détails et ça, ça change la vie !

Quelle est ta piste préférée de cet album, et pourquoi ?

Question difficile… J’hésite entre Make The Law et Good Lovin’. Ces deux là ont une place importante dans nos concerts. En premier, en dernier, une place marquante. Pour Make The Law a une signification spéciale pour nous, il s’agit de faire ce qu’on veut. En tant qu’artistes, on entend tout le temps “trouve un VRAI boulot” et ce genre de conneries. Et évidemment nous, notre boulot, c’est ça! La musique. Donc c’est un morceau qui parle de ça, et qui on espère pourra inspirer des gens à faire ce qu’ils veulent.

Comment s’est déroulé le travail sur l’artwork de l’album ? Il est assez surprenant graphiquement pour un groupe de glam justement… Il y a une signification spéciale ?

Eh bien pour cette pochette il faut remercier Alexandre Quemin ! C’est très simple, on avait des idées un peu vagues, qu’on arrivait pas à définir. On voulait quelque chose de sauvage, de libre. Donc on est allés le voir, et super rapidement il nous a proposé ça. Comme ça. Pas d’essais, rien, il a vu juste direct. Ce tigre représente donc la thématique de liberté (dont on peut parler dans Make The Law entre autres), et le côté sauvage qu’on a en nous.

Qu’y-a-t-il de prévu niveau clip pour soutenir cette nouveauté ? Trois clips sont déjà sortis mais d’autres choses sont-elles en production ?

Effectivement on a sorti Good Lovin’, Fire At Will, et puis Make The Law très récemment. Depuis on en a filmé un nouveau. Le morceau reste une surprise, mais on va l’annoncer dans pas très longtemps ! Et on a plusieurs autres projets en préparation, mais il va falloir patienter un petit peu…

N’est-ce pas trop compliqué de se mettre en scène devant la caméra lorsque l’on est musicien ?

C’est sûr qu’à la base on est musiciens, pas acteur. Et que ce soit dans la vie de tous les jours ou sur scène, on ne joue pas un rôle. On est pas Steel Panther qui mettent des perruques pour monter sur scène (même si on les adore hein ;) ). Donc forcément devoir faire semblant de jouer pour un clip ou autre, c’est pas naturel pour nous. Mais, il se trouve qu’on a Mathieu (de Blackrain) qui réalise nos clips, et il est hyper talentueux dans ce qu’il fait, il nous met à l’aise direct. Du coup depuis, ça se passe nickel et les tournages sont un jeu d’enfant !

On vous retrouve quand sur scène ?

On joue au Stock à Mennecy le 16/04, puis au Royaume-Uni et en Irlande tout le mois de Mai et une partie de Juin. Le 25 Juin au 33 Tours à Saintes, puis au Kave Fest. Au Petit Bain à Paris le 23/07. Et ensuite en tournée européenne avec Anvil puis Loudness, un programme bien chargé !

2021 a été très riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année ?

Dur à dire… De base on est moins métal que rock/hard rock, donc je dirais soit celui de Greta Van Fleet, soit celui de Mammoth WVH !

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Merci à toi, et on espère à bientôt oui !!

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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