Dagoba est un groupe de death-indus originaire de Marseille. Ils font partie des groupes français les plus connus et cela pour une bonne raison : leur son est efficace, sans concession. Et pourtant avec
By Night le public va être surpris. Le groupe poursuit son changement d’orientation en donnant à son univers des sonorités neo metal qui s’écoute finalement bien une fois la surprise passée. By Night comprend onze titres qui vont avoir la lourde tâche de convaincre le public que ce virage musical est le bon.

By Night est un bon successeur à Black Nova qui débute avec une première piste instrumentale, Neons, histoire de placer l’auditeur dans l’ambiance un tantinet cyberpunk voulue par le groupe. Un son électronique qui intrigue à la première écoute. S’ensuit le très efficace premier single de l’album, The Hunt. Un clip, un chant et des guitares à l’efficacité redoutable sont autant d’éléments qui viennent séduire dès le départ. On retrouve un peu l’ambiance de l’album précédent et l’auditeur n’est donc pas totalement perdu. Le chant death de Shawter soutient le tout avec sa puissance brute. Sunfall vient déjà plus étonner : on retrouve cette manière de jouer des guitaristes, basse et prenante, mais l’alternance vocale surprend plus et finalement cette piste marque l’entrée du groupe dans quelque chose de plus néo. Il n’y a en soi aucun mal à ça, au contraire ils le font très bien, mais cela peut déstabiliser les auditeurs. Bellflower Drive continue dans la même veine : tempo rapide, sons électro derrière le tout rythmé par une batterie maîtrisée de la première à la dernière seconde. Cette troisième chanson se fait plus puissantes sur les refrains également. Grosse surprise sur On The Run avec l’ajout d’un chant clair féminin pour faire le contrepoint vocal de Shawter et finalement cela marche impeccablement. Cette alliance de douceur et de puissance passe parfaitement. Toutefois on est clairement face à un morceau plus grand public, qui devrait leur ouvrir de nouveaux horizons.

Break invite à un petit break instrumental électro qui passe très bien dans les oreilles avant la reprise sur City Lights. De nouveau le tempo est élevé et les guitares font le job mélodique. On ne s’ennuie pas et l’auditeur va pouvoir headbanger sur cette piste plus sombre que les précédentes. Nightclub plonge encore plus loin et l’on se retrouve face à une piste qui mêle intelligemment électro et metal pour un résultat étonnant. On s’éloigne du death indus classique mais cela passe très bien. Summer’s Gone et The Last Crossing continuent l’album dans la même veine. L’alternance chant clair et saturé se stabilise bien et vient donner un nouveau visage à la musique des marseillais. L’album se conclue sur Stellar, nouvelle piste instrumentale qui vient achever le récit de belle manière.

Avec By Night il ne faut pas s’attendre à du Dagoba classique. Le groupe a prit un virage plus orienté néo metal tout en gardant des qualités de chant et de guitare impressionnantes. Presque vingt-cinq ans de carrière pour ce groupe originaire du Sud de la France qui parvient encore à surprendre son public et à évoluer. Cet album est différent, il est bon tant dans la composition que dans l’exécution et c’est bien là le plus important non ?

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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