Une adaptation fabuleuse du célèbre mythe.

1926, Providence, Rhode Island. L’archéologue George G. Angell meurt à l’âge de 92 ans et se fait enterrer au cimetière local. Comme il n’a jamais eu d’enfant, c’est son petit-neveu, l’anthropologue Francis Thurston qui hérite de ses possessions. L’homme fait livrer toutes les affaires chez lui, à Boston. Là, Francis commence à mettre de l’ordre dans les affaires et pense faire don de certains travaux aux autorités compétentes. Toutefois, il est perplexe quand il ouvre une boîte fermée par un cadenas. A l’intérieur se trouvent des documents relatifs au culte de Cthulhu. Francis n’a jamais entendu parler de cela. Il décide donc de lire les notes de son grand-oncle et, peu à peu, mettre le doigt sur une vérité aussi insoutenable que terrifiante…

Grande admiratrice de Lovecraft mais beaucoup moins de mangas, je n’aurais sans doute jamais eu l’idée de me plonger dans cette adaptation si on ne me l’avait pas offerte.

Le résultat est pourtant magistral.

Je dois confesser ici n’avoir jamais lu le célèbre Appel de Cthulhu. Familière cependant de l’univers de Lovecraft, j’étais curieuse de me plonger dans cette version japonaise. L’objet en lui-même est superbe. La représentation de Cthulhu s’y imprime en reliefs sur une couverture rouge en similicuir : de quoi donner envie au lecteur de s’y plonger. Pour ma part, je n’ai pas été déçue du voyage.

C’est le trait de Gou Tanabe qui m’a marquée de prime abord. Car sous la plume de l’illustrateur, Cthulhu renaît avec un réalisme nouveau. Les dessins sont saisissants de nuances, et proposent de magnifiques tableaux en noirs et blancs. La précision du tracé, les reliefs, le ballet des lumières et des ombres… Tout contribue à nous plonger dans cette épopée ténébreuse et terrible. Et c’est sans doute là que se trouve le génie de Tanabe, dans cette capacité à retranscrire visuellement l’écriture extrêmement précise de Lovecraft.

Au-delà des images, le récit est prenant. La narration maintient le suspense tout au long de l’œuvre, sans omettre les passages descriptifs qui l’ancrent dans l’univers de Lovecraft. Bien plus qu’un roman graphique, ce manga propose donc une adaptation intense et puissante du mythe de Cthulhu.

L’ensemble est ponctué de magnifiques illustrations aux couleurs glauques, dont le réalisme saisissant interpelle autant qu’il effraie.

Gou Tanabe nous propose donc ici une adaptation magistrale de L’appel de Cthulhu, que je conseille à tous les amateurs de Lovecraft !

NokomisM

NokomisM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.