Les + :

– Un film carré symbole de Vin Diesel-xploitation

– Un relent de 90’s (une petite production efficace)

– Quelques plans superbes

 

Les – :

– Le scénario léger

– Des personnages prétextes

Il y a 800 ans, Kaulder a vaincu la Reine des Sorcières. Pour ce geste, il est maudit à errer parmi nous jusqu’à la fin des temps. Il a intégré l’ordre catholique de la Hache et de la Croix et protège, à ses côtés, notre monde des magiciens dissidents.

La Vin Diesel-xploitation est un genre à lui tout seul : on y retrouve l’ami Vin, genre grosse brute ronchonne et cynique au grand cœur, qui sauve le monde/l’univers des méchants tout en emballant la dame de passage. Depuis ses débuts variés, l’acteur s’est spécialisé dans ces films/franchises entre xXx, Fast & Furious, les Riddicks, le film dont nous parlons aujourd’hui, ou Bloodshot, son dernier né. Il s’avère que Le dernier chasseur de sorcières est un pur produit destiné à créer une autre franchise. Le film n’ambitionne pas grand-chose, mais quand il va dans une direction, il le fait relativement bien.

Quand Kaulder (Vin Diesel) vient à bout de la Reine des Sorcières, la maléfique le maudit : le voilà condamné à errer sur Terre pour l’éternité. De nos jours, une nouvelle menace monte. Kaulder se met en chasse avec l’aide de l’ordre de la Hache et de la Croix, représentée auprès de lui par Dolan 36 (Michael Caine).

Vous l’aurez compris en lisant ce court résumé, Le dernier chasseur de sorcières est très classique dans son déroulé. L’univers développé relève clairement de l’Imaginaire, avec les sorciers et sorcières qui vivent parmi nous dans une paix fragile qui va, bien sûr, être mise en péril. Kaulder est le gardien qui veille sur ce beau monde et il le fait avec l’ironie bourrue qui caractérise la plupart des rôles de l’acteur principal. Bien entendu, un trauma l’affecte et le scénario va tenter, vaille que vaille, de le résoudre.

Le casting autour de l’ami Vin est très bien pour un « petit » film de ce type : outre Michael Caine, impeccable en quelques minutes, on retrouve avec plaisir Rose Leslie (Ygritte dans Game of Thrones), Elijah Wood ou Isaach de Bankolé. Certes, leurs rôles ne sont pas très développés, mais ils remplissent leur fonction avec efficacité.

Efficacité est globalement le maître mot. Le scénario va droit au but en 1h45 avec des scènes d’action régulières afin de maintenir le spectateur dans la course. Les dialogues ne sont pas recherchés, mais ce n’est pas spécialement ce qu’on attend du film. Dans son rôle taillé sur mesure, Diesel livre la prestation attendue au cours des nombreux combats et des scènes qui cherchent à iconiser son personnage. Bien entendu, il est de tous les plans, aussi les allergiques à l’acteur peuvent tout de suite passer leur chemin. De mon côté, l’ayant beaucoup aimé dans Riddick, je retrouve ici des similitudes qui m’ont plu (même si Kaulder est moins « animal » que Riddick).

Cette production carrée se retrouve dans la réalisation et les effets visuels. Sans trop en faire, le réalisateur Breck Eisner emballe efficacement les images : les combats sont lisibles, le montage clair évite de plonger dans l’ennui et la musique thématique de Steve Jablonsky soutient l’ensemble. Pour ne rien gâcher, quelques plans valent le détour.

Cela repose beaucoup sur les effets visuels qui incarnent le monde des sorcières et qui, 6 ans plus tard, n’ont pas vraiment vieilli. Les quelques plans sur l’arbre aux sorcières sont intéressants (par exemple lorsque le visage de de Bankolé s’incarne peu à peu – dommage que les plans soient souvent recyclés), la magie claque bien quand on l’utilise (la prison, son portail animé, l’église prête pour l’apocalypse de peste, les pouvoirs d’emprisonnements) sans que l’ensemble cherche à en faire trop. La tentative d’y esquisser un autre monde est typique du genre et bien maîtrisé dans l’ensemble.

CONCLUSION

Vous l’aurez compris, Le dernier chasseur de sorcières ne révolutionnera pas le monde du cinéma, ce n’est pas son intention. C’est un film de genre de plus, efficace et agréable à regarder, une production modeste qui devrait remplir son objectif de vous divertir pour une soirée – sous réserve de ne pas être réfractaire à Vin Diesel.

Kevin

Kevin

Passionné d'imaginaire, Kevin lit, voit et assiste à pas mal de choses. Il partage ses découvertes et aime repartir vers le passé, le temps d'une chronique ou d'un article. Depuis 2008, il joue aussi les scribouilleurs amateurs chez Rivière Blanche (Dimension Écologies Étrangères), Malpertuis (Malpertuis VI, Malpertuis X) ou les éditions Mots & Légendes où son premier roman de Fantasy historique, Entre la Louve et l'Olympe, est disponible.

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