Passionné de live, j’étais extrêmement frustré ces derniers mois, comme nombre d’entre nous.
Les portes des salles de concerts et des festivals étant fermées, impossible d’étancher sa soif de concerts.
C’est donc avec une IMMENSE joie que je retrouve cette année le Mennecy Metal Fest.
Muni de mes 2 pass, photo et sanitaire, je me suis rendu sur ce lieu assez unique en Ile-de-France. Retour sur cette édition du 10 au 12 septembre 2021 avec une fois encore une très belle programmation reprenant et enrichissant l’affiche de l’édition annulée de 2020.

Samedi 11 septembre

 

Mainstage

On commence cette seconde journée avec Waking the Misery. Leur musique est clairement identifiée comme étant du Néo/Metal. Pas facile d’ouvrir pour un festival mais le groupe s’en sort bien et donne tout. Un deuxième chanteur vient leur tenir compagnie le temps d’un featuring. Une bonne prestation qui a mis cette deuxième journée sur les rails.

 

Fatima est un trio de Doom. Leur style est peut-être plus proche du grunge ? J’y retrouve parfois des accents « Nirvanesques » en tous cas. Dommage que le groupe soit aussi peu expressif, il a su capter les festivaliers sans être pour autant captivant. C’est carré, mais à mon sens le set tourne un peu en rond.

 

 

Barabbas est un groupe Stoner/Doom avec des paroles en français. Le style sur scène est travaillé, ils ont une vraie identité. Le chanteur charismatique a de l’énergie à revendre et occupe bien son poste de frontman. Le groupe tient la route, il est efficace et chauffe bien la foule.

 

 

C’est au tour de Mercyless d’entrer en piste. Il s’agit là d’un groupe dont la réputation n’est plus à faire. Originaire de l’est de la France, le groupe de Death/Metal existe depuis 1987. D’emblée les musiciens envoient du lourd avec de très bons riffs, le batteur fait un travail remarquable à la double pédale. C’est redoutable à voir sur scène, sans pitié.

 

Corrosive Elements prend la place, du Death/Metal bien rôdé avec des musiciens bien en place. C’est corrosif (j’ose), ça envoie du lourd. J’aime beaucoup leur groove.

 

Misanthrope. Fidèle à lui-même, le groupe de Doom/Metal Extrême a su nous emmener dans son univers. Fort de ses 33 années d’existence, le groupe est une machine extrêmement bien rodée. Une grosse partie de l’album Immortel est jouée. 643 jours sans se produire disait Philippe Courtois le chanteur, un manque pour les musiciens comme pour le public.

 

Loudblast monte sur scène. C’est un Stéphane Buriez tout sourire que l’on a plaisir à retrouver avec son groupe, le chanteur tient sa place de leader avec brio. Le public est clairement au rendez-vous, le plus gros Wall of death jusqu’alors est lancé. Le Death/Metal proposé par Loudblast est toujours autant performant. Au final, encore un excellent set.

 

Inconnu pour ma part jusqu’alors, Impureza prend place sur le plateau. Mélange de Brutal Death et d’influences ibériques par moment, le groupe tire son épingle du jeu avec ce style.

Les musiciens sont techniquement très bons, le chanteur à l’aise dans son rôle de hurleur.

Une guitare classique et une basse acoustique montées sur des stands permettent aux musiciens de jouer des intermèdes flamenco, on se croirait à Séville. C’est réussi, excellente prestation, je suis fan.

 

Dagoba fait du Dagoba et c’est très bien. Petit changement dans le line-up à la basse et à la batterie depuis la dernière fois que je les ai vus. Le groupe se donne à fond et le public le lui rend bien. Les Circle pit et les Wall of death n’ont cessé durant le show. Le groupe en profite pour jouer quelques morceaux du prochain album et s’en tire plutôt bien je dois dire. Prochain disque à suivre donc.

 

Alors que la Eyestage joue encore, beaucoup de monde se tient devant la Mainstage pendant le soundcheck du dernier groupe de la journée. Les prêtres du Dark/Metal portugais prennent place sur scène. Moonspell est prêt à envoûter le Mennecy Fest. Et c’est réussi, puisque le public est conquis. Leur musique est toujours efficace. Aux frontières du Gothique, du Doom ou du Black, leurs prestations ont quelque chose d’assez hypnotique. Le chanteur Fernando Ribeiro s’impose clairement et incontestablement sur scène comme le leader, bien que cela ne retire en rien les qualités de ses compagnons.

Déjà présent à Mennecy en 2013, Moonspell qui en est déjà à trois décennies d’existence, à fait l’unanimité.

 

Eyestage

Slaveone est le premier groupe à jouer. Ils envoient une bonne énergie dès les premiers instants, ils ne sont pas là pour plaisanter mais pour nous présenter leurs compos Death/Metal. Qui s’en plaindrait ? Les titres présentés sont bien construits, les guitares se complètent bien et le chanteur en forme. Les metalleux dans la fosse partent rapidement dans les tours avec un Wall of Death dès le deuxième morceau.

 

Plus tard, c’est au tour de Conviction. J’ai rapidement été séduit par leurs compos Doom/Metal aux tempos très lents (mais pas que). C’est très « lourd » et bien travaillé. Une reprise du groupe Cathedral sera jouée. L’atmosphère qui se dégage de la musique de Conviction est très intéressante.

 

Pour terminer sur cette scène, c’est Tales of Blood qui se présente à nous, une formation de Death/Metal. C’est bien rythmé, incisif et rapide, ça ne ment pas. Le groupe pilonne ses instruments sans relâche. Avec une bonne section rythmique et des guitares bien présentes sur un son brut à souhait, Tales of Blood clôture bien cette deuxième journée du Mennecy Fest.

Emmanuel Harmograf

Emmanuel Harmograf

Passionné par le monde de la com', il est graphiste. Fan de rock/métal, il est aussi musicien et guitariste depuis oula! un bail... Féru d'images, il s'est tout naturellement tourné vers la photographie (à moins que cela ne soit le contraire???) Bref, ces 3 univers se complétant à merveille, pourquoi ne pas les combiner et partager ces passions communes? C'est chose faite avec le concours d'Emaginarock.

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