La forêt de Saint-Ambroise est un joli roman un peu enfantin, qui se lit comme un conte.

Octave est un jeune homme simple qui a consacré l’essentiel de sa vie à sa petite sœur, Ariane. Son existence n’est pas parfaite mais faire le bonheur de la fillette lui suffit.
Alors, le jour où une licorne débarque sous son toit pour lui demander de l’aider à sauver une sorcière, son monde vole en éclats. Octave et Ariane découvrent un univers mystérieux et magique dont ils ne soupçonnaient pas l’existence…
Et, pauvres mortels, ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

Les protagonistes de cette histoire sont très manichéens. Les gentils sont purs, et d’une générosité totalement désintéressée. Les méchants sont égoïstes, sans qu’on s’attarde véritablement sur leur motivation. Le récit ne laisse ni le temps ni l’opportunité de saisir leur point de vue. Certains trouveront peut-être cette vision un peu simpliste.

La magie du monde caché décrit par l’auteure est animée par la « quintessence », une force qui s’impose avec la candeur d’une croyance. Cette puissance n’est d’ailleurs pas sans rappeler le dieu des religions monothéistes : une entité qui a tous les pouvoirs, mais choisit de laisser son libre arbitre à chacun. Cela permet d’expliquer pourquoi les antagonistes basculent du côté du mal. Cet argument m’a toujours semblé un peu facile, il en va de même pour la quintessence décrite ici.

D’une manière générale, il se dégage du récit une certaine naïveté qui peut déranger par moments, car elle semble en décalage avec le public visé.

Ce roman me paraît donc plus adapté aux enfants qu’aux adultes. L’ensemble fait passer un joli message, le côté quasi religieux mis à part (je ne cautionne pas l’idée qu’il faille faire aveuglément confiance à une entité, quelle qu’elle soit).

Moi qui apprécie plutôt la littérature jeunesse, j’ai pris plaisir à découvrir le scénario. Le récit est rythmé par les aventures qui s’enchaînent, ce qui ne laisse pas le temps de s’ennuyer. Les héros sont touchants, tant de par leur personnalité qu’à travers leur histoire. Ce roman se lit donc agréablement, avec beaucoup de facilité.

La fin de récit m’a cependant laissée sur ma faim, car certains éléments ne sont pas résolus. On ne sait pas s’il y aura une suite ou pas, ce qui rend cet aspect un peu frustrant.

La forêt de Saint-Ambroise est donc une histoire agréable à lire, dont la naïveté touche davantage au conte qu’au roman.

NokomisM

NokomisM

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