La cité sans nom est une nouvelle fantastique haletante, qui nous plonge dans les ruines d’une cité cauchemardesque.

Au fin fond du désert d’Arabie, un explorateur à dos de chameau est sur le point de découvrir l’emplacement de la Cité sans nom. Mais son enthousiasme n’a d’égal que sa peur, à l’approche de ce lieu réputé maudit. Les légendes funestes qu’on raconte au sujet de cette cité antique sont-elles fondées ? Au gré de ses explorations, l’homme met au jour les vestiges d’une civilisation mystérieusement disparue et s’aventure dans les galeries ensevelies de la Cité sans nom. Celles-ci lui réservent des découvertes qui lui feront tutoyer l’horreur et la folie.

La cité sans nom est une œuvre tout aussi passionnante que les autres nouvelles de Lovecraft (voir les chroniques de Dagon et des Rats dans les murs). Le récit nous emporte cette fois-ci dans les vents du désert, entre les ruines sans âge d’une cité déchue et cauchemardesque.

Il existe une véritable harmonie entre les nouvelles de l’auteur. On y retrouve des éléments de l’une à l’autre, ce qui donne une grande profondeur à l’univers décrit. Souvenirs de créatures ancestrales et monstrueuses, cultes innommables, civilisations déchues, fresques aux représentations décadentes… Certains patterns se retrouvent également dans l’écriture de Lovecraft. Une fois de plus, le narrateur est si anonyme que tout le monde peut s’y identifier. Son désir d’exploration brosse un portrait très scientifique des lieux. Pourtant là encore, la folie guette…

Ces points communs aux textes de Lovecraft renforcent l’aspect horrifique et réaliste des récits. Après en avoir tourné la dernière page, on se prend presque à croire qu’une cité sans nom repose dans le désert.

Le texte est, une fois encore, superbement servi par les illustrations minutieuses d’Armel Gaulme.

La cité sans nom est donc une nouvelle qui passionnera sans doute les lecteurs férus de fantastique !

NokomisM

NokomisM

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