NAPALM DEATH + guests -La Machine du Moulin rouge – 03/03/2020

Nous sommes le 3 Mars 2020 et les autorités viennent d’interdire tout rassemblement de plus de 5000 personnes, il en va de soit que les concerts vont en pâtir…. Heureusement pour nous, nous écoutons du Métal ! Je me dirige donc avec entrain vers un concert qui, comme 100% de mes collègues ont pu le voir sur mon visage toute la journée, promet de faire de cette soirée une soirée excellente ! En effet, le Campain for Musical Destruction Tour 2020 passe ce soir par Paris ! Et l’affiche de cette tournée est capable de faire baver les métalleux les plus aguerris rien qu’en prononçant le nom des groupes. Ce soir, nous aurons donc 5 groupes de plusieurs styles différents. Le heavy/thrash/crossover/speed de BAT, le grindcore de Rotten Sound, le death de Misery Index, le sludge de EYEHATEGOD, pour finir sur les légendes et aussi pionniers du grindcore : Napalm Death ! Cette date se passe à la Machine du Moulin Rouge, programmée par Cartel Concerts.

Il est 18h05 quand j’arrive à la Machine du Moulin Rouge dans une salle très vide, mais ne jugeons pas si vite, il est très tôt pour cette soirée qui nous offre tout de même 5 groupes ! Une bonne musique très heavy accompagne l’ambiance générale, de quoi se poser tranquillement à une table avec une bonne bière, ce genre d’ambiance où l’on est totalement à l’aise, avant le début des hostilités, me plaît particulièrement. Et à chaque fois je me dis que j’ai eu raison de ne pas être arrivé à la bourre juste pour pouvoir avoir ce genre de moments. Qui plus est sublimé par la superbe salle qu’est La Machine Du Moulin Rouge, avec ses petits coins salons, l’attente pour le premier groupe de la soirée ne sera passée qu’en un claquement de doigts. Et pour premier groupe, ce soir, nous aurons BAT !

 

BAT est un groupe américain créé en 2013. Ce dernier contient un unique album créé en 2016 Wings of Chains, et vient défendre ici son dernier EP sorti en 2019, Axestasy. BAT est ce qu’on pourrait qualifier de « side project », puisque le groupe a été créé par les deux guitaristes (dont l’un prendra la basse dans ce groupe) d’une des références ultimes du Crossover, j’ai noté Ryan Waste et Nick Poulos de Municipal Waste !

Le concert commence sur un sample d’une musique que l’on pourrait totalement entendre dans un vieux film d’horreur puis le groupe apparaît directement sur la scène. On a en face de nous 3 personnes avec un look très reconnaissable et allant parfaitement avec leur style, bandana, sangle à clous, guitare en V, c’est la base ! En arrière plan, le logo du groupe trône fièrement. Puis le set commence. La musique me fait évidemment directement penser à du Municipal Waste, mais tout de même avec quelques différences. La voix tend par exemple plus vers celle que l’on pourrait entendre dans les vieilles chansons de Venom, et on a droit à pas mal de solos endiablés durant le set. Le groupe est qualifié de pas mal de choses, mais internet nous fait souvent revenir vers le Speed Métal. Je vous avoue que ce style est assez flou pour moi, je sais ce qu’est le Thrash, je sais ce qu’est le Crossover, je sais ce qu’est le Heavy… mais le Speed ? Eh bien dans ce cas, prenons ce groupe comme référence du style ! Si je devais donc définir ce que j’entends avec tout ce que je viens de vous dire, c’est extrêmement simple, on prends le tout et on mélange ! Entre les rythmes très rapides types Thrash, les solos type Heavy, les riffs très Rock’n’roll, les bons passages bien hardcore qui nous donne envie de se taper une petite danse de coreux, tout y est !

Excellente surprise durant ce premier groupe : le son ! Je commence à avoir mes petites habitudes dans les salles parisiennes, et à avoir mon spot préféré pour écouter la musique en fonction de la salle. Et en ce qui concerne la Machine, je n’ai jamais vraiment trouvé le son excellent dans la fosse, mais toujours trouvé très correct dès que l’on prenait un peu de hauteur (monter au niveau du bar suffit… si si je vous assure que c’est pour le son !). Et bien ce premier show me fera me taire, puisque l’on peut ici jouir d’un son absolument excellent, et peu importe où l’on se trouve dans la salle ! Je décide donc pour une fois de m’approcher plus de la scène pour mon plus grand bonheur !

Au niveau du public, il n’y a pas grand monde il faut l’avouer, ce qui est bien dommage car le groupe est excellent ! Cela n’empêchera en rien le fait d’apprécier ce set qui se terminera au bout de 30 minutes par quelques applaudissements peu nombreux mais bien sincères.

 

Le temps de prendre une petite pause dans la zone fumeur, le temps de faire un petit bilan Coronavirus avec les personnes présentes, le temps d’entendre quelqu’un dire à tout le monde « Venez on s’en fout et on se crache tous dans la bouche les uns les autres ? », ahhhh voilà le genre de choses que j’aime entendre ! (la partie « on s’en fout » hein, quand même, enfin, voyons !), et c’est reparti pour le groupe suivant, et autant vous dire que le prochain groupe va envoyer du lourd, il s’agit de Rotten Sound !

 

Rotten Sound est un groupe de grindcore finlandais créé en 1993 (quelle belle année…), et autant vous dire que le groupe n’est pas là pour faire de la dentelle ! A peine le concert commencé, on s’en prends plein la face ! On a ici de la violence à souhaits, qu’est ce que ça fait du bien ! On est tout de même venu à un concert de Napalm Death ce soir, c’est ça qu’on veut !! Et ça peut se voir aussi au nombre de personnes présentes, le public est tout de suite beaucoup plus au rendez vous ! A peine la seconde chanson commencée, les premiers pogos de la soirée font leur entrée.

Sur scène, nous avons face à nous 4 personnes, un chanteur, un guitariste, un bassiste, un batteur, la classique ! Et musicalement, on a de belles choses bien techniques. On a par moments des bons gros blasts allant à une telle vitesse que les physiciens eux-mêmes se sentent obligés d’avouer qu’ils ont encore du taf pour tout expliquer, des moments assez lents voire lourds comme des passages assez groovys. Avec ce groupe, c’est au choix niveau réaction, soit tu repars avec les genoux pétés, soit avec la nuque brisée, tu fais ce que tu veux !

Comme mentionné plus haut, le public est présent. Ce set aura permis de faire apparaître les premiers pogos de la soirée, mais aussi le premier circle pit de la soirée ! Et une fois de plus, le son est excellent, chose assez difficile sur ce type de musique, donc très agréable !

Il est assez difficile d’intellectualiser ce type de musique pour écrire, c’est tout à fait le genre de musique qui se vit plutôt que de parler des heures sur la technicité de celle-ci, donc je pense que des phrases du genre « c’était excellent ! », « wow c’était violent ! », « ce mur du son ! » vous feront avoir une brève idée du groupe. Dans tous les cas, je ne peux que vous conseiller d’écouter !

Le concert se terminera de la même façon que comme il a commencé : départ simple et net du groupe à la fin de leur dernier titre. De quoi rester avec une énergie qui ne demande qu’à être dépensée, et ça tombe bien, car le groupe suivant se prête totalement à cette dépense d’énergie, je parle ici de Misery Index !

 

Misery Index est un groupe de death/grindcore américain fondé en 2001 par Jason Netherton, ancien membre originel de Dying Fetus. Je me permets tout de suite de faire le lien entre ces deux formations, déjà parce qu’on a un membre originel des deux groupes, mais surtout parce que musicalement, ça s’entend clairement. Etant un très grand amateur de Dying Fetus, et ayant découvert Misery Index il y a quasiment un an avec la sortie de Rituals of Power en Mars 2019, c’est clairement le groupe que j’attendais le plus de la soirée, parce que pu****, Misery Index, ça défonce !

Le concert commence avec la chanson Embracing Extinction qui nous mets tout de suite dans l’ambiance souhaitée. Après un petit « Bonjour Pariiiis ! We are Misery Index ! », la musique si reconnaissable du groupe commence par un brin de violence. Ici, la musique est beaucoup plus structurée que ce que l’on a pu entendre lors du groupe précédent. Je ne peux m’empêcher de faire des liens avec Dying Fetus, les deux étant étroitement liés musicalement parlant, lorsque l’on entends les riffs bien lourds dans le milieu de la chanson The Spectator par exemple, tout en ayant évidemment leur patte, on est ici un peu plus mélodique tout de même.

La troisième chanson The Great Depression déclenchera un circle pit immédiatement ! J’ai l’impression dans ce groupe d’entendre un mix de tout ce que j’aime, des riffs bien lourds, du blast, des roulement à la double te donnant envie de regarder le sol de plus près (ou d’enfoncer des clous avec la tête comme j’ai déjà pu entendre en concert), de la violence, le tout étant extrêmement carré et bien structuré. Notons qu’on a ici deux chanteurs, ce qui permet de ne pas avoir de pause ou de blanc dans la musique. On est ici proche de la perfection musicale !

Et dans le public, on sent que le groupe plaît ! Ça bouge bien, et le public rend bien au groupe ce que ce dernier lui donne. La salle est bien remplie, pas complètement pleine, mais assez pour avoir une bonne ambiance et une impression de foule !

Après avoir cité chaque groupe de la soirée, et avoir nommé Napalm Death « Godfather of grind », Misery Index nous offrira Hammering the Nails venant de leur dernier album, pour enfin nous jouer Traitors de l’album du même nom. Sur cette chanson, chaque personne de la fosse lèvera le poing pour crier ensemble avec le groupe « Traitors ! » pendant le refrain, notre chanteur/guitariste prendra même le micro à la main à la fin de la chanson, jouant de la guitare de l’autre main, afin de crier cet hymne avec tout le monde !

Déjà fini ? Impossible ! Pourtant, cela fait bien 40 minutes que le groupe a commencé. Ce groupe, qui a été l’un de mes coups de cœur album 2019, sera sans aucun doute mon coup de cœur de la soirée ! Je ne peux que vous conseiller, une fois de plus, d’aller écouter.

PS : vous êtes obligés d’aimer.

 

Passons désormais à Eyehategod, groupe que j’attendais certainement le moins de la soirée (je n’ai pas spécialement compris la cohérence musicale du groupe avec les autres formations de la soirée, on pourra me répondre que c’était un peu la même chose avec BAT, mais pas tout à fait, l’énergie musicale est bien présente sur ce groupe).

Eyehategod est un groupe américain de Doom/Sludge créé en 1988, donc autant vous dire que le groupe n’en est pas à son coup d’essai ! Le concert commence par le chanteur Mike Williams criant « We are Eyehategod ! » suivi d’un très long larsen accompagné d’un peu de batterie, puis c’est parti. Nous avons une fois de plus 4 personnes sur scène, guitariste/bassiste/chanteur/batteur. Musicalement parlant, on a quelque chose d’extrêmement plus lourd et plus lent en comparaison à tout ce qu’on a pu entendre (et à tout ce qu’on pourra entendre) ce soir. On est même par moments à la limite du Stoner avec ces riffs très lents, un peu Rock’n’roll, j’irai même jusqu’au jazzy sur certains passages bien spécifiques. Pas de drapeau à l’effigie du groupe cette fois, et comme à la fin du set de Misery Index, la salle est désormais bien remplie ! La voix du chanteur me fait un peu penser à celle du chanteur de Obituary, disons que si ce chanteur avait fait du Doom, je pense que ça aurait pu donner ce qu’on entend.

Au niveau de l’ambiance musicale, l’effet que me fait ce groupe est d’avoir envie de fermer les yeux et de tout laisser aller, la musique « coule » toute seule, et on se sent posé. Visiblement, dans le public, ce sentiment n’est pas tout à fait partagé par tout le monde. On peut y voir quelques pogos, chose que j’ai vraiment du mal à comprendre sur ce genre de musique, on a même une personne montant sur scène pour slammer, on est par moment loin de l’ambiance posée que je décrivais précédemment, mais heureusement, une grande majorité du public réagit de la même façon.

Le son est une fois de plus d’une qualité exceptionnelle, je suis vraiment ravi de ce point, car ce n’a pas toujours été le cas dans cette salle, si ça se passe bien sur Napalm Death, ça aura été un fil rouge sur toute la soirée !

Le groupe est très sympathique, j’aime vraiment beaucoup finalement. Cependant, je continue de penser que le groupe n’aurais pas dû être programmé lors de cette soirée, ou du moins pas à ce moment de la soirée. L’ambiance générale retombe un peu avec ce type de musique. Je ne me fais aucun soucis sur la capacité de Napalm Death à faire remonter tout ça, d’autant plus que la salle est bien pleine maintenant, mais si l’on pensait crescendo sur l’énergie musicale et non sur la notoriété, ce groupe aurait été programmé en premier.

Le concert se terminera aussi sur un extrêmement long larsen avec de la batterie, jusqu’à s’estomper. Il est temps de se réveiller (ne voyez rien de péjoratif là dedans), car maintenant, on ne rigole plus, maintenant, on a affaire aux maîtres en la matière de Grindcore, ce qui arrive maintenant, c’est bien sûr Napalm Death !

 

Afin de présenter Napalm Death, j’aimerai citer ce que mon frère (à savoir la personne qui m’a mis à ce style) m’a toujours dis de ce groupe. « De toutes façons c’est simple, c’est le meilleur groupe du monde. Ces mecs te sortent un truc tous les ans, et tous les ans c’est génial. » Autant dire que ça a le mérite d’être clair !

Napalm Death est un groupe de grindcore fondé en 1981…hum… qu’est ce que je suis en train de dire moi ? Je reprends. Napalm Death est LE groupe de grincore. Point. Ce sont les pionniers du style, et les meilleurs en la matière. Imaginez vous sortir ce genre de choses au début des années 80 ! A l’époque où tout ce que l’on connaît aujourd’hui en terme de métal extrême n’existait pas encore ! C’est assez dingue de se dire que le groupe a été créé la même année que Metallica ! On ne joue tout de même pas dans la même cour !

Le concert commence par une introduction où l’on peut entendre les instruments s’allumer les uns après les autres avec en arrière plan des voix comme si elles provenaient tantôt d’une radio, tantôt robotisée, puis soudain, les lumières s’allument et la chanson I Abstain commence. Dès cet instant, les mouvements typiques de Barney, chanteur du groupe, font surface. Ces mouvements, mi impressionnants, mi délirants, comme s’il était possédé par la musique, auront toujours un effet de fascination et de surprise sur moi. On peut voir que le bassiste Shane Embury porte fièrement un T-shirt à l’effigie de BAT, premier groupe de la soirée (il y a de quoi être fier !), et remarquer qu’il s’agit toujours de John Cooke à la guitare et non Mitch Harris. En arrière plan, un drapeau à l’effigie du groupe trône au dessus des têtes des musiciens.

Une fois cette chanson passée, le groupe enchaîne deux tubes avec The Silence is Deafening, où le public montrera sa joie entre le développement de la chanson et la phase finale très « headbanguante » avant de se déchainer sur cette partie, et The Wolf I Feed. Ensuite, première prise de parole de Barney où, même s’il n’a pas besoin de le faire, il présente rapidement le groupe. Ce petit accent so british me fera toujours rire avec le contraste entre le côté bourgeois et plein de bonnes manières de l’accent et la violence extrême de la musique qui suit ces prises de paroles.

Une chose qui m’importait totalement pendant ce concert, parce qu’il faut avouer que sur certains passages, Napalm Death, si on n’a pas un son parfait, peut commencer à devenir indigeste, mais le son était une fois de plus incroyable ! Vraiment, un énorme bravo à ou aux ingé(s) son de la soirée, vous avez fait un travail exceptionnel !

Après quelques chansons (je ne vais pas toutes les citer, de toutes façons, tout est bien !), le groupe nous offre le premier vrai hymne, à savoir Scum ! Cette chanson commence doucement avec un petit riff de basse nous emmenant petit à petit vers la chanson, un rythme sympathique un peu plus énergique, un développement bien posé bien structuré…. puis une grosse mandale dans ta face ! Et cet enchaînement d’ambiance se reproduit avec un riff plus hardcore et termine avec une dernière bonne grosse dose de violence. Cette chanson est une des chansons qui met tout le monde d’accord, un bordel énorme se produit dans le public. On peut remarquer d’ailleurs que notre frontman aide quasi systématiquement les personnes se rapprochant de la scène suite à des slams à monter sur scène, encore une fois un retour des bonnes manières !

J’aimerais souligner le fait, chose très appréciable dans les concerts de Napalm Death, que le chanteur prends régulièrement le temps d’introduire les chansons qui seront jouées, de parler avec le public, etc… On a une vraie communication du groupe vers son public.

Au niveau de la setlist, relevons bien évidemment Suffer the Children. Si Scum avait l’approbation générale, Suffer the Children fait clairement passer cette chanson au second plan tant il est un hymne pour tout le monde dans l’assemblée ! On a droit à un déchaînement de la fosse, et que dire de ce passage final… on raconte qu’il peut rester dans la tête jusqu’à la fin de votre vie ! (si si !). J’aimerais relever aussi When all is said and done, je ne suis pas très original sur celle-ci, mais il s’agit de ma préférée de Napalm Death, pour la simple (et bonne) raison qu’il s’agissait de l’une des seules que j’étais capable de reconnaître lors des premières fois où j’ai pu voir le groupe en live, quand je n’avais pas encore une oreille assez entraînée et que celle-ci ne daignait ne faire une différence entre deux notes qu’en dessous d’un certain BPM. Et puis de toutes façons, même maintenant, elle déchire cette chanson, elle te donne envie de sauter en rythme à fond !

Après différents maux de certaines personnes du public (vu comment certains slammeurs retombaient, je n’aurais pas aimé être à leur place !), ou encore la chanson la plus courte du monde avec You Suffer, Barney nous annonce qu’il fera une reprise d’une chanson « contre le fascisme » (oui oui, en français monsieur !) avec le célèbre titre Nazi Punks Fuck off. Tout le monde reprends le titre en chœurs et le micro sera même tendu vers certaines personnes du public afin de scander « Fuck off ! ». Enfin, une seconde reprise sera faite avec la chanson White Kross, qui se terminera par notre chanteur, par terre, en train de crier dans son micro de façon incontrôlable, et par un gros larsen avec les instruments restants, puis fin ! Le groupe saluera le public qui lui offrira une superbe ovation.

 

Cette soirée fût une soirée assez exceptionnelle, il est déjà rare d’avoir 5 groupes dans une même soirée, mais 5 groupes de la qualité de ce qu’on a pu avoir ce soir, c’est encore plus rare ! Je remercie Cartel Concerts pour l’invitation, et remercie énormément tous les groupes de s’être donnés comme ils l’ont fait. Mention spéciale à BAT qui ne s’est pas défilé face à un très petit nombre de personnes dans le public, à Misery Index qui m’a vendu du rêve, et à Napalm Death, pour continuer avec autant d’énergie après toutes ces années.

 

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