Projet solo de Black Doom allemand, Exitium Sui vient de sortir son second EP, The Sinister Business Of Selling Hope, qui sonne très juste à nos oreilles en cette période. ES nous propose une musique prenante, sombre et immersive comme on les aime !

The Sinister Business Of Selling Hope est une entrée en matière des plus consistantes : pratiquement six minutes d’un Black metal poisseux et sombre, entraînant l’auditeur dans des tourments impressionnants de noirceur. Tout débute de manière très poétique, avec une orchestration impeccable avant une descente dans les Enfers au côté du musicien. Les instruments entrent en scène et les ritournelles entêtantes de guitares ne cesse de gagner nos oreilles. SE en profite pour utiliser un chant guttural, primal, comme une divinité obscure enfouie au fond d’un caveau. Le mélange du Black et du Doom, assez courant au final, est ici très réussi, d’autant plus quand on pense qu’il n’y a qu’une personne aux manettes. Into The Molten Jaws Of Death reste dans la même veine, toutefois l’introduction est beaucoup plus courte et inquiétante. On replonge bien vite dans la tourmente musicale et une nouvelle fois tout est bien là pour nous faire vivre les ténèbres. De la batterie à la guitare tous les instruments se liguent pour créer une ambiance sombre, tandis que la voix nous achève de son timbre rauque.

Blood, Flesh, Malice est la piste la plus courte de l’EP, mais pas la moindre. Débutant avec un son de guitare saturé, avant de venir proposer aux autres instruments de venir se joindre sur cette mélodie aspirante qui nous est proposée, ce titre est totalement dans la veine de ce qui nous a été proposé avant. La conclusion sur While The World Waits On Their Last Breath est juste parfaite car le musicien arrive à proposer une intensité encore plus grande notamment grâce à la guitare. Une final épique à un EP de bonne facture avec ce qui est pour moi la meilleure des quatre pistes.

The Sinister Business Of Selling Hope est donc un bon EP de Black/Doom, genre encore trop peu écouté et joué en France alors qu’il recèle de véritables pépites, telles que Exitium Sui. Je vous conseille d’y jeter une oreille, vous pourriez être surpris !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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