Entretien avec Rémy et Martin de Untitled With Drums

Les clermontois d’Untitled With Drums m’ont séduit avec leur premier album, Hollow, qui propose un rock progressif et alternatif de toute beauté, inspirant et puissant. A l’heure où nous sommes encore en confinement je leur ai donc envoyé une petite interview par mail afin d’en savoir plus sur leur musique et sur le groupe !

Bonjour, et merci de prendre le temps de répondre à ces quelques questions. Pouvez-vous tout d’abord vous présenter et nous expliquer ce que vous faites dans Untitled With Drums?

Martin : Je m’occupe de la basse et du chant ainsi que de toute la partie visuelle du projet.

Rémy : Je fais la batterie. Je m’occupe accessoirement de toute la partie logistique (booking and co) pour le groupe.

Comment définiriez-vous le groupe et sa musique pour quelqu’un qui ne vous connaît pas ?

Martin : J’aime bien essayer de décrire ce qu’on fait sans coller à un style en particulier. Disons que je vais devoir admettre que c’est une forme de rock, avec des éléments de post-rock, noise, de grunge, de métal ou même de pop, en empruntant à chacun de ces styles ce qui nous plait le plus. Comme on écoute tous des styles différents, le mélange des genres s’en ressent dans nos morceaux sans qu’on y réfléchisse vraiment.

Rémy : selon moi, nous faisons un genre de post-hardcore, entendu dans son sens initial (celui des groupes des années 90), que l’on a revisité en s’inspirant de sonorités plus modernes issues du post-rock.

Hollow est le premier album du groupe. Comment s’est passé le travail dessus ? Qui compose la musique, qui écrit les paroles ? Et surtout quelles sont vos influences ?

Martin : On a commencé à préparer l’album en 2018 avec la volonté d’obtenir un rendu très « live » et honnête de la façon dont on jouait ces morceaux. Je propose des bases de morceaux avec une structure et des riffs pour tout le monde et chacun va ensuite s’approprier, remanipuler sa partie ce qui donne un rendu final très collectif. Je finalise ensuite les paroles une fois que tout le reste est en place, en me passant nos maquettes en boucle. Nos influences sont aussi variées parce que chacun des membres apporte avec lui son propre bagage. Ça peut aller de Failure à Mogwai, en passant par Neurosis, Cult of Luna, Deftones… etc.

Quelle est votre chanson préférée de l’album et pourquoi ?

Martin : C’est un choix difficile mais j’aime beaucoup Stasis pour son côté expéditif et ses différents paliers d’intensités.

Rémy : je change de titre préféré très régulièrement… je dirais Heirs, parce que c’est un morceau qui nous a poussé dans nos retranchements lors de son enregistrement, qui nous a demandé beaucoup de concentration. Il me semble avoir une tension constante, un genre de montagne russe instable avec un risque d’emballement tout du long.

Comment s’est fait le travail sur la pochette, par ailleurs assez surprenante ?

Martin : Elle a découlé assez naturellement du thème de l’album et de mon style personnel d’illustration. Je voulais quelque chose de très identifiable, minimaliste et graphique mais aussi rappeler la texture et la rugosité de notre son dans son détail.

Point de vue clip des choses sont-elles actuellement prévues pour soutenir la sortie de l’album?

Martin : Oui, un clip pour Amazed est toujours en cours de tournage. Il a été naturellement retardé par les événements mais devrait paraître d’ici l’été, comme on l’espère. Le clip est fait avec nos moyens, nous avons cherché à rester simple, dans l’optique de retranscrire notre énergie live et d’approfondir les visuels de « Hollow » au-delà de l’album en lui-même.

Rémy : Nous avons également capté un enregistrement d’un morceau du disque lors de notre concert en ouverture du groupe Daughters, en fin d’année 2019, à la Coopérative de Mai. Celui-ci devrait sortir très bientôt !

Quels sont les prochains concerts du groupe ?

Rémy : Comme tu t’en doutes, la période de confinement nous a conduit à revoir nos plans ! On devait avoir des concerts entre avril et juin, on travaille à leur report. On travaille aussi sur une tournée pour l’automne. C’est compliqué parce que tous les groupes seront en tournée à ce moment-là, les salles sont saturées de demande, mais on a bon espoir de jouer ce disque en live en France et en Europe.

Et justement, Hollow sur scène ça ressemble à quoi ? Aussi énergique que sur album ?

Rémy : Pour le moment on n’a joué cet album que quelques fois sur scène, mais les retours sont supers positifs et c’est très stimulant pour nous. Comme le disait Martin, on a cherché à retranscrire la même énergie qu’en concert, c’est d’ailleurs pour cela qu’on a enregistré avec Serge Morattel. De façon générale on essaye de rester fidèle à ce qu’on donne en live, à la fois parce que cela nous semblerait superficiel de chercher à tromper l’auditeur, mais aussi et surtout parce que c’est vraiment l’aspect « concert » qui nous plait.

Quel est votre pire souvenir sur scène ?

Rémy : Alors là, très bonne question ! Je crois qu’on a beaucoup de chance, on n’a jamais eu de mauvaise expérience sur scène. Bien sûr qu’il y a eu des concerts moins bien que d’autres, des problèmes de matos ou encore un accueil déplorable (ce qui arrive très rarement heureusement !)… mais on arrive toujours à profiter quand on joue finalement. Très honnêtement, pour ma part, je botte en touche sur cette question, et j’espère qu’on pourra toujours en dire autant dans quelques temps quand on aura repris les concerts !

Merci et à très bientôt j’espère !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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