Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui d’un livre dans la langue de Shakespeare qui m’a profondément marqué, ou plutôt une série : The Poppy War, de R.F. Kuang. Epique, génial, surprenant, magnifiquement écrit, je ne manque pas d’adjectifs pour décrire ce premier roman, qui se confirme dans le second, comme je vous le développerais prochainement. Suivez-moi au cœur de Nikara, à la suite de Rin !

When Rin aced the Keju – the test to find the most talented students in the Empire – it was a shock to everyone: to the test officials, who couldn’t believe a war orphan from Rooster Province could pass without cheating; to Rin’s guardians, who had hoped to get rich by marrying her off; and to Rin herself, who realized she was finally free from a life of servitude. That she got into Sinegard – the most elite military school in Nikan – was even more surprising.
But surprises aren’t always good.

Because being a dark-skinned peasant girl from the south is not an easy thing at Sinegard. Fighting the prejudice of rival classmates, Rin discovers that she possesses a lethal, unearthly power – an aptitude for the nearly-mythical art of shamanism. Exploring the depths of her gift with the help of psychoactive substances and a seemingly insane teacher, Rin learns that gods long thought dead are very much alive – and that mastering these powers could mean more than just surviving school.

For while the Nikara Empire is at peace, the Federation of Mugen still lurks across a narrow sea. The Federation occupied Nikan for decades after the First Poppy War, and only barely lost the continent in the Second. And while most people calmly go about their lives, a few are aware that a Third Poppy War is just a spark away…

R.F. Kuang nous propose avec The Poppy War un roman, et une série, proprement étonnants ! On y suit Runin Fang, aka Rin, qui va se retrouver avec un destin exceptionnel au cœur d’une Chine médiévale fantasy franchement étonnante. Reprenant l’univers de ses racines l’auteure parvient à mélanger à la fois les ficelles classiques de la fantasy avec l’histoire ancienne de la Chine mais également quelques éléments du XXième siècle, mixant le tout avec le destin d’une jeune fille. J4ai été vraiment impressionné par la maîtrise que l’auteure a de son scénario de bout en bout, car même si le pitch reste au final assez classique de base, elle parvient à nous surprendre au fil des pages de son livre. Notamment son système de magie, basé sur le chamanisme et les divinités, m’a proprement épaté dès sa découverte. Et l’exploitation qu’elle en fait par la suite est juste impeccable. Le final de ce premier tome est également quelque chose à ne pas manquer car elle ouvre sur le second opus, tout en finissant totalement l’histoire, refermant une page de l’histoire de Rin comme il faut : avec un sens épique rare.

Du point de vue style, RF Kuang propose une plume sobre, efficace, avec des descriptions qui nous immerge dans son univers sans nous noyer dans un ensemble de détails inutiles. Ses romans sont plutôt longs en terme de nombre de pages, mais on ne voit pas le temps passer avec, c’est très clair. De bout en bout le rythme est là, les chapitres s’enchaînent sans pause et j’ai vraiment eu du mal à reposer le roman.

The Poppy War est un roman vraiment, à mon sens, exceptionnel. Tout y est : style, univers, personnages, on se prend au jeu avec grand plaisir de bout en bout. R.F. Kuang réussit un premier roman d’une grande qualité et parvient directement à se hisser du rang d’inconnue à celui d’étoile déjà bien haute de la fantasy anglo-saxonne actuelle. Et je peux vous dire que la suite, que je suis en train de finir et dont je vous parlerais très vite, est àau moins aussi bonne que cette découverte initiale !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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