Petite lecture de mes vacances de Noël, avec un second roman de chez Ogmios : Chaos Ex Machina. Une petite pépite des plus inattendues mêlant intelligemment cyberpunk, fantastique Lovecraftien et polar.

L’inspecteur Simmons est un pourri, un flic corrompu. Dans une ville où l’implant cybernétique est la norme, lui qui n’en a pas fait figure de dinosaure, mais c’est bien ce qui pourrait le tirer d’affaire. Repéré par sa hiérarchie, il n’a d’autre choix que d’accepter une dernière enquête, retrouver le fils du maire qui a disparu dans un des quartiers les plus dangereux de la mégalopole, celui d’Old’Valley, où seul les humains « purs » peuvent se rendre.
Son enquête prendra une tournure étrange et l’entrainera vers les bas-fonds de la mégacité à la recherche d’un gosse de riche qui ne semble pas vouloir qu’on le retrouve.

Chaos Ex Machina est un roman qui a su me surprendre. Proposant un univers cyberpunk assez classique, mais pourtant très bien réalisé, l’auteur nous invite à suivre une enquête policière qui va prendre une tournure à laquelle le lecteur ne s’attend absolument pas. Il a réussi à me prendre complément à contrepied de ce que j’attendais : une bonne redite de Blade Runner. Et pourtant avec ses personnages forts en gueule, son décor impeccablement dressé et son scénario plus tortueux qu’il n’y parait il tire totalement son épingle du jeu. L’auteur se paye même le luxe d’ajouter du Lovecraft à l’ensemble et ça fonctionne étonnement bien. Toutes les pièces s’emboîtent pour le plus grand plaisir du lecteur.

Avec une plume acérée Jack Machillot nous propose un univers à la fois parfaitement décrit, des personnages forts et que l’on a envie de suivre. Les cent et quelques pages du roman sont finalement un peu trop courtes quand on repense à l’immensité des possibilités offertes par l’univers que l’auteur crée. Je reviendrais avec joie dans cette ville suivre d’autres aventures, tant je n’ai eu la sensation de n’avoir qu’une esquisse de son potentiel.

Chaos Ex Machina est un de ces romans qui restent en mémoire, une découverte qu’en j’en fais trop rarement ces derniers temps, qui m’a donné envie de plonger dans cet univers de noirceur futuriste. Vivement un prochain roman car cet auteur est à suivre, il ne faut pas en douter !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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