Margraves de Valeria – Daily Magic Games – Lucky Duck Games

Je suis un gros fan des jeux de placement d’ouvriers, je l’avoue tout de suite ! C’est donc en me frottant les mains d’avance que j’ai ouvert la boîte de la version française de Margraves de Valeria, localisée par Lucky Duck Games.

Dans l’univers de Valeria, les chefs de guerre (les Margraves donc) doivent aider à la construction des tours de Conjuration à travers tout le royaume. Ces tours servent à quoi ? À repousser les vilains pas beaux qui veulent envahir le royaume. Les Margraves (vous donc, les joueurs) y voient une occasion de se mettre en avant en faisant mieux que les autres ^^

De leur côté, les Guildes, qui elles aussi cherchent à tirer la couverture à elles, promettent des privilèges aux Margraves s’ils bâtissent ces fameuses tours dans des villes où elles pourront en tire un maximum d’avantages.

Bref, vous l’aurez compris, c’est un gros bordel, et c’est ça qui est bien !

Les jeux de placement d’ouvriers n’ont pas toujours bonne réputation, parce qu’ils sont jugés compliqués d’approche, ou « chiants » à jouer, ou encore trop longs, ou pas assez jolis, ou que ne sais-je encore.

C’est vrai. Ça peut être un peu tout ça – sauf pour le côté chiant, mais je respecte l’avis de chacun à ce sujet. Quand j’ouvre un jeu de ce type, le challenge est de plaire à mon entourage de joueurs proches qui n’est pas forcément super friand de ce genre de jeux.

 

Est-ce que Margraves de Valeria réussit le pari de faire adhérer même ceux qui ne sont pas fans du genre ?

 

 

Ah oui, pour jouer à l’aise, il vous faudra une table relativement grande, c’est un fait 🙂

Quand on ouvre la boîte, on se rend compte assez vite qu’au niveau du matériel, il y a ce qu’il faut. Il y en a partout : plateau(x), cartes, pions, meeples ! La boîte est pleine à ras bord ^^ En en terme de qualité, chapeau bas ! C’est beau, solide, le plateau principal a la grande classe, les plateaux joueurs et annexes sont parfaits, les meeple en bois sont tip-top.

Bref, un sans faute ! Il y a même des zips en plastiques pour bien tout ranger dans la boîte une fois les parties terminées.

Bon, cela dit, je l’ai déjà répété maintes et maintes fois, un beau jeu ne fait pas un bon jeu. Qu’en et-il donc ici ?

La mise en place se fait facilement, celle-ci est très bien expliquée dans le livret de règles.

Chaque joueur (de 2 à 5) se choisit une couleur et prend les éléments correspondants : son plateau individuel, son Margrave, son bateau, ses 4 tours de Conjuration, ses marqueurs influence (qui vont être placés sur le plateau secondaire et qui vont représenter son influence auprès de chacune des 4 guildes), et ses 4 cartes citoyens de départ.

Qu’est-ce donc que ces citoyens ?

« J’suis chef de Guerre, moi, j’suis pas là pour secouer des drapeaux et jouer de la trompette »

Voilà ce que dit Arthur (Kaamelott), mais ici, les citoyens sont indispensables aux Margraves, parce que c’est par leur intermédiaire – en jouant leurs cartes, donc, que vous allez pouvoir agir sur le Royaume.

Avant le début de la partie, chaque joueur reçoit en outre quelques richesses (soit de l’or, soit des matières premières – bois, pierre, magie, soit certains privilèges ou autres aides. Cela est déterminé au hasard par un système de tuiles qu’on distribue et qui sont draftées entre les joueurs. C’est malin comme tout et ça évite d’avoir 2 parties identiques !

Bon, c’est bien beau, tout ça, mais comment joue-t-on ?

Oui, c’est bon, j’y arrive ^^ D’autant que j’en ai pas fini avec la mise en place. Reste les monstres à placer sur les zones spécifiques (oui, on peut aller claquer du monstre. C’est pas indispensable, mais ça peut aider 😉 ).

Le but du jeu est donc simple : construire ses 4 tours de Conjuration. Une fois qu’un joueur a achevé la construction de son ultime tour, le tour s’achève pour les autres et on fait le total des point d’influence. Celui qui en a le plus a gagné (forcément !)

Le tour de jeu d’un joueur se résume à une seule action : jouer une carte citoyen depuis sa main. Simple, efficace.

À quoi ressemblent ces cartes ? Facile. Un verso ( :D) et un recto où se trouvent les informations intéressantes.

Une carte peut être jouée de 3 façons différentes :

1/ Jouer ses actions Fanion. Ce sont celles qui apparaissent dans le coin supérieur gauche, dans le fanion. Elles sont diverses et variées, permettant de déplacer votre Margrave, les chevaliers (qui sont neutres, qui sont donc utilisables par tout le monde et qui peuvent vous aider à combattre – entre autres) de gagner des ressources, de la force, etc.

2/ Jouer ses actions uniques. Elles sont explicitées dans la partie basse de la carte. Pour le paladin en exemple, elles sont au nombre de 3 : gagner 1 Magie et 1 Force (la force sert à vaincre les monstres), puis chaque joueur gagne 1 Force par Tour qu’il possède. Enfin, par le biais du Paladin, vous avez la possibilité d’aller claquer un Streum ^^.

Je ne sais pas si vous imaginez les diverses possibilités, sachant que des cartes Citoyen, outre les 4 que vous avez au départ, vous pouvez en acheter une pléthore !

3/ Jouer la carte retournée, soit pour construire une de vos Tours (auquel cas il vous faut dépenser 1 Pierre, 1 Bois, 1 magie et 1 Gemme), soit lorsque c’est votre dernière carte en main et que vous devez donc la réinitialiser (et avoir la possibilité donc d’acheter une autre carte Citoyen).

Tout ça en une seule action !

Le jeu est donc aussi simple de prise en main qu’il regorge de possibilités différentes !

 

Je ne vais pas entrer dans le détail de toutes les possibilités offertes par le jeu (ce qui est presque dommage, mais ça ferait un article de 15 pages qui ferait décrocher n’importe qui ^^) mais, dans le désordre, et sans être exhaustif :

  1. Il est important de construire ses tours (forcément), mais ce n’est pas parce qu’on est le premier à en terminer la construction qu’on va gagner la partie (j’en ai fait l’amère expérience !)
  2. Les Citoyens sont la clef : grâce à eux, vous pourrez déplacer votre Margrave, les chevaliers, combattre, gagner des ressources, acheter d’autres citoyens à moindre coût (voir gratuitement), etc.
  3. Chaque ville dispose de ses factions de guilde favorite, ainsi que des actions propres qui sont réalisables lorsque vous y déplacez votre Margrave ou un (des) chevalier(s).
  4. Les réputations auprès des différentes guildes (et donc les points de victoire de la fin) se gagnent de nombreuses façons différentes : cartes, privilèges, les citoyens que vous achetez, etc… Il y a donc de très nombreuses façons de vous positionner auprès de ces 4 guildes et de préparer votre victoire (ou pas)
  5. Vaincre les monstres n’est pas indispensable, mais chaque victoire vous apportera un(des) bonus, qui varieront en fonction de la difficulté dudit monstre.
  6. Les chevaliers, une fois vaincus, peuvent eux aussi vous aider en vous faisant gagner des ressources, de l’or, etc.
  7. gagner de l’influence auprès d’une guilde coûte de l’or : en effet, pour franchir certains caps, il vous faudra débourser de l’argent pour continuer à progresser au sein de cette guilde.
  8. L’argent est le nerf de la guerre (mais pas que lui ^^)

Et encore, je n’ai pas tout dit (je vous laisse LES surprises).

Ok, Moogle… Et donc, si tu devais conclure ?

Difficile de conclure comme ça alors que je pourrais encore en écrire des pages (si, si ^^). Mais si je devais résumer, voilà ce que je dirais :

Margraves de Valeria est un jeu d’une incroyable richesse et d’une grande diversité, le tout présenté dans un luxueux écrin de simplicité. Parce que même si les options sont nombreuses, tout s’enchaîne parfaitement logiquement, facilement, et l’apprentissage des règles se fait en douceur et sans anicroche. De plus ,la qualité de matériel est irréprochable et l’ambiance est juste parfaite grâce à une DA particulièrement inspirée.

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Bien, et donc, au niveau du pari ?

C’est simple : un de nos enfants de 10 ans attiré par la couverture de la boîte et le thème du jeu a voulu jouer avec nous et n’a pas décroché de la partie alors qu’on a quelquefois du mal de l’extirper de sa console. Ais-je besoin d’en rajouter ?

*Le top jeu est visible chez notre partenaire Philibert, ICI.

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