L’Épreuve des Temples – Emperor S4 Games – Légion Distribution

Cela fait quelques temps déjà que je suis de près l’éditeur Emperor S4. J’ai ici même parlé de deux de leurs précédents titres, le Royaume des Sables et Balade à Burano.

Ici, c’est l’Épreuve des Temples donc, le 3ème jeu de cette gamme. Et c’est celui qui a pour le moment ma préférence. Pourquoi ? Allons-y 😉

 

 

 

Les joueurs (de 2 à 4) incarnent chacun un puissant Archimage qui, comme ses congénères, se rend à l’Arène des Mages pour savoir lequel d’entre eux sera le Maître Suprême, en affrontant les épreuves des trois temples. Pitch classique, certes 🙂 Mais le jeu, quant à lui, l’est beaucoup moins dans son déroulé, et c’est tant mieux 🙂

Joli matériel et un bel esthétisme d’ensemble !

Comme d’habitude chez EmperorS4, le matériel est de qualité. Ici, que ce soient les différents plateaux, les tuiles, les meeples ou les cristaux, rien à redire, c’est propre.

C’est sur le plateau central (qui symbolise les 3 épreuves (Feu, Eau, Terre), que vont s’affronter les joueurs. Il va falloir, au cours des cinq rounds que compte la partie, accomplir le maximum de ces épreuves afin d’obtenir le maximum de points dans chacun des 3 secteurs.

Simple ? Pas tant que ça ^^ Autour ce ce plateau central, on va placer les 12 Temples. Chacun d’entre eux est recto-verso, avec un côté jour et un côté nuit. Cette dualité jour/nuit tient un place centrale dans le jeu. En effet, à chaque tour, une partie des temples vont être dans la nuit pendant que l’autre sera dans le jour. Et les ressources récupérées sur chaque temple changent en fonction ! Sachant que ce sont les ressources récupérées dans les temples qui vont permettre de passer les différentes épreuves, il va bien falloir surveiller cette alternance !

Mais la subtilité du jeu ne s’arrête pas là 🙂 En effet, la phase de placement de l’archimage, à chaque tour, est CRUCIALE, de plusieurs points de vue. 

Je m’explique (ben oui, sinon, ma phrase ne veut rien dire ^^). Lors du premier tour, un des 12 temples (au hasard) est recouvert par la tuile jour/nuit. Il est indisponible pour ce tour. de plus, certains temples à gauche de la tuile jour/nuit vont basculer en nuit. Enfin, cette tuile jour/nuit définit une limite pour la récupération des ressources. Elle est infranchissable.

La récupération des ressources, justement, j’y viens, parce que c’est étroitement lié au positionnement de l’archimage. Chaque tuile temple possède dispose de deux types de ressources : principale (en haut à gauche), et liée (en bas). Lorsqu’on pose son archimage sur un temple, on prend la ressource principale (logique). MAIS on prend aussi les ressources liées des autres temples (en partant à la fois vers la gauche et la droite) jusqu’à ce qu’on tombe sur un autre archimage ou la démarcation jour/nuit

Et c’est bien là où le positionnement de l’archimage revêt une importance capitale. Plus il sera éloigné des autres (et de la démarcation jour/nuit), plus vous récupérerez de ressources. Mais, évidemment, vos adversaires, en plaçant eux aussi leur archimage, vont vous couper les lignes de ramassage des ressources. Sachant qu’il n’y a que 12 temples, et que, plus on est de joueurs, moins il y a de « place », je vous laisse imaginer le « merdier » stratégique 🙂

Moi, j’adore !

Le grimoire, avec les sorts à apprendre et ceux déjà connus (là, grâce aux cubes rouges)

Chaque archimage possède des sort, recensés dans son grimoire. Sorts qu’il va pouvoir apprendre au fil du jeu en récupérant des cubes de sort (en réussissant des épreuves).

Pour apprendre un sort, on pose un cube de sort sur l’emplacement correspondant du grimoire. Et on peut appliquer son effet (échanger des ressources, obtenir des points de victoire supplémentaires, etc). Certains sont à effet immédiat et d’autres sont utilisables une fois par tour. Facile ? Ben non ^^ Parce qu’on ne peut, sur une même ligne/colonne, n’avoir qu’un seul cube de la même couleur. Ce qui veut dire que pour pouvoir avoir accès à un grand panel de sort, il va falloir chopper des cubes différents (et donc remporter des épreuves sur des plateaux différents) !

Oui, comme je l’ai dit, c’est très très fin, comme mélange de mécanique. Tout en restant plutôt abordable, car elles s’assimilent rapidement. Par contre, il ne faut pas vous attendre à maîtriser le jeu dès la première partie, et certaines stratégies sont nettement moins payantes que d’autres (je ne vous dis pas lesquelles, mais j’en ai expérimenté quelques unes à mon grand désavantage 😉 ).

Avec les ressources récupérées, on passe les épreuves. Pour effectuer des épreuves, il faut dépenser des actions. Ces actions, on peut les acheter avec la mana (ou les gagner sur les temples. La mana, quant à elle, permet d’obtenir des actions supplémentaires, ou des cristaux de ressources. et on l’obtient (en partie) par la transformation des ressources… Oui, tout est lié. Et, du coup, on réfléchit beaucoup !

Il y a d’autres subtilités que je vous laisse le soin de découvrir au fil de vos parties.

À la fin de la partie, c’est le décompte final pour déterminer le vainqueur !

Franchement, je suis un fan des jeux S4. Mais des 4 que j’ai testés, c’est celui-ci qui a ma préférence par sa finesse et le mélange de mécaniques (même si j’ai un faible pour Balade à Burano par sa DA très reposante).

Légion Distribution a décidément eu le nez très fin en localisant les titres de cet éditeur !

Vivement les prochains 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *