Hogwarts Battle – USAopoly – Asmodee France

Harry Potter. J’avoue, j’ai tenté la lecture des romans, j’ai déroché. Quant aux films, je me suis arrêté au 3. Pas ma came.

Mais bon, j’ai des enfants qui eux sont fans du sorcier, donc je me suis dit que le jeu pourrait peur plaire.

Qu’en est-il donc ?

Dans Hogwarts Battle, les joueurs (de 1 à 4) incarnent les héros de la saga (Harry, Ron, Hermione et Neville) qui vont devoir affronter et repousser les méchants que l’on croise dans la saga.

Premier constat : le jeu se pose là en termes de qualité de matériel et de finition !

En effet, tout est nickel : que ce soit le plateau de jeu, les cartes, les pions et mêmes les petits compteurs en métal, la finition est parfaite et l’esthétisme léché. C’est très immersif et ça met tout de suite dans l’ambiance. Un premier bon point.

Une partie du plateau de jeu. Sur la droite, le marché avec les cartes à acquérir.

Le jeu est un deckbuilding. Qu’est-ce à dire ? 🙂 C’est un jeu dans lequel, au début de chaque partie, les joueurs vont commencer avec un paquet de cartes fixe (toujours le même), qu’ils vont pouvoir améliorer au fil des tours en achetant des cartes Poudlard grâce à l’argent qu’ils vont pouvoir collecter durant leur tour. C’est grâce à ces cartes qu’ils vont pouvoir se défaire de leurs adversaires.

Ces cartes sont de 3 types : sorts, alliés et objets. Vous l’aurez sans doutes deviné, plus la carte coûte cher, plus ses effets sont puissants. Il va donc bien falloir prévoir son tour de façon à tenter de pouvoir acheter les bonnes cartes, quitte à faire l’impasse sur les « moyennes » pendant un tour de façon à ne pas trop surcharger son deck (point de détail que nos enfants ont eu du mal à assimiler, car, pour eux, une carte achetée, c’est bien ^^).

Ça se déroule comment, tout ça ?

Le jeu est « évolutif », c’est à dire qu’on va parcourir les 7 années de nos héros, une par une, chacune un peu plus difficile que la précédente, mais permettant d’avoir des personnages de plus en plus forts (par les cartes à acheter) et même voir ces derniers se doter de nouvelles capacités en cours de jeu.

Ce qui ne change par contre pas, c’est qu’il y aura toujours un(des) vilain(s) à affronter et un(des) lieu(x) à protéger. Les joueurs l’emportent si tous les vilains sont vaincus. Ils perdent la partie si les lieux ont été contaminés par les Forces du Mal.

Un Ron « presque » tout neuf 🙂

Au début d’un tour de joueur, donc, on commence par piocher une ou plusieurs cartes Forces du Mal : ces dernières vont produire des événements qui vont se répercuter sur un ou tous les joueurs. Ensuite, on applique le(s) pouvoir(s) du(des) méchant(s) présents sur le plateau de jeu (de 1 à 3 – voir 4) en fonction de l’année. Et ensuite (enfin ^^) c’est au joueur. Ce dernier possède une main de 5 cartes, qu’il va pouvoir jouer afin de gagner de l’argent, des éclairs (qui vont permettre de blesser les adversaires) ou des cœurs,  par le biais de ses sorts, objets ou alliés. C’est là qu’il va falloir être tactique, pour savoir quoi acheter, qui blesser et qui soigner !

Eh oui, car chaque personnage commence la partie avec un capital de 10pv, qui va trèèèès vite s’amenuiser (les méchants sont assez « violents). Quant un personnage arrive à 0pv, il tombe inconscient, doit se défausser de la moitié de ses cartes, et le lieu subit une attaque des Forces du Mal (symbolisé par un pion placé sur la carte). Il faut donc faire attention, parce que si TOUS les lieux ont été contaminés, la partie est perdue.

 

 

 

 

Pas facile, donc, mais très abordable, même par les plus jeunes !

En effet, après lecture des règles et explication de ces dernières à nos enfants, on s’est dit qu’ils auraient peut-être du mal à tout assimiler. Il n’en fut rien. Quelques tours de jeu leur ont suffi à assimiler les grandes lignes du jeu et à se lancer corps et âme dans la bataille. Alors certes, il aura fallu se référer aux règles une fois ou deux histoire de clarifier un point, et on aura du leur expliquer qu’on était en coop’, et qu’il fallait quelquefois mieux soigner un de ses camarades qui est à 3 ou 4 pvs plutôt qu’eux même (à 8 ou 9 ^^), mais au delà ce ça, ils n’ont rencontré aucun problème de compréhension.

Comme je disais plus haut, le jeu augmente en difficulté au fil des ans. Pour chaque année, une nouvelle boîte à ouvrir. Dans cette dernière, de nouvelles cartes Poudlard, de nouvelles cartes Forces du Mal, de nouveaux méchants, de nouvelles règles, etc… Cet aspect est des plus plaisants et donne envie d’aller plus loin dans le jeu, c’est un vrai plus !

D’autant que malgré cette apparente simplicité de prise en main, le jeu est très fin et regorge de subtilités en tous genres (que je ne détaille pas, je vous laisse la surprise :)). Il peut donc être abordé à différents niveaux, ce qui n’empêche pas des joueurs plus ou moins habitués à ce type de jeu de jouer ensemble, et que chacun y prenne plaisir.

Hogwarts Battle est donc une GRANDE réussite pour ma part. Facile de prise en main, fun, subtil, abordable par tout le monde, et avec un matériel de grande qualité !

Pour quelqu’un qui n’aime pas l’univers de HP, j’ai été conquis 🙂

PS : si une extension se profilait, ce serait P.A.R.F.A.I.T !

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