MetalDays 2019 – Jour 3

Le soleil commence à taper quand nous nous levons le mardi matin, le début de plusieurs longues journées caniculaires. Pas assez cependant pour nous décourager : nous décidons de nous mettre en jambes avec une petite promenade au-dessus de la ville.

Après avoir acheté de quoi pique-niquer au supermarché local (ce dernier se situe à quelques centaines de mètres du camping et arbore des prix particulièrement peu élevés), nous décidons donc de grimper la colline surplombant Tolmin, sur laquelle se dresse une ancienne forteresse. La ballade est plutôt fraîche et agréablement ombragée par les arbres, ce qui nous permet d’atteindre notre but sans trop souffrir. Une fois arrivés, nous croisons des légions de métalleux qui, comme nous, ont décidé de profiter du paysage avant le début des concerts. De là-haut, la vue sur le festival est imprenable. La forteresse offre une jolie récompense à nos efforts.

À peine quelques heures plus tard, nous voici de retour devant la Boško Bursać Stage pour débuter les concerts.

C’est avec The Bearded Bastards que nous commençons cette journée. Ce groupe de death français – dont tous les membres sont, comme de bien entendu, barbus – présente un deathcore qui dégage beaucoup d’énergie. Le public est encore assez clairsemé en ce milieu d’après-midi, pas assez cependant pour échapper aux pogos. Sur la scène, ça saute de partout et ça balance des fucks à tout va : de quoi mettre l’ambiance pour introduire cette nouvelle salve de concerts !

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S’ensuit Reject The Sickeness, un groupe de death mélodique porté par une femme que j’ai particulièrement apprécié. Les mélodies, très sympathiques, renforcent l’originalité des morceaux. Sur scène, la chanteuse se donne à fond pour son public : une jolie découverte !

Et c’est W.E.B. qui prend la relève sur la Lemmy Stage. Ce groupe propose un métal plutôt gothique / symphonique accrocheur et très sympathique. Chanteur et musiciens arborent des costumes et maquillages très réussis qui permettent de se mettre immédiatement dans l’ambiance. L’instrumental de leurs morceaux m’a particulièrement plu.

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Nous poursuivons sur la Boško Bursać Stage avec Kairos, un groupe de hard rock aux morceaux très entraînants. En ce qui me concerne, c’est néanmoins carton rouge pour Kairos : malgré toute l’énergie qu’il donne, le chanteur chante (très) faux, et nous quittons les lieux après quelques chansons.

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C’est ensuite au tour des moldaves de Infected Rain de mettre le feu à la main stage. Leur nu-metal bien fait et guidé par la chanteuse Lena passe extrêmement bien dans les oreilles. Et malgré un problème technique qui a stoppé le groupe à la fin de sa première chanson, la vocaliste faisant la discussion de manière agréable au public par ailleurs, ils ne se sont pas laissés démonter et ont balancer tout ce qu’ils avaient sous la chaleur slovène.

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Sur la New Forces Stage, The Privateer fait entendre ses premières notes. Il y a du bon et du moins bon chez ce groupe de folk, qui gagne très rapidement la sympathie du public en distribuant épées et perroquets gonflables à la ronde. Les rythmes sont entraînants et les passages folks instrumentaux vraiment réussis. Cependant la justesse du chant et du violon est un peu approximative.

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Alkaloid enchaîne sur la Boško Bursać Stage. Le chanteur fait entendre une très belle voix, et les morceaux ont un côté un peu vieux rock qui alterne avec un chant saturé, ce qui leur donne une originalité certaine. Alkaloid est donc une très jolie découverte !

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Sur la Lemmy Stage, c’est au tour de The Vintage Caravan d’entrer en scène. Le groupe fait résonner ses accords un peu psychédéliques aux accents stoner. C’est plutôt pas mal et assez entraînant, sans être particulièrement original pour autant.

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Il est 20 heures quand les membres de Rise of the Northstar font leur apparition, vêtus de costumes et masqués. Ce groupe de hardcore propose un métal assez agressif et commence très fort dès le début : l’ambiance est tout de suite excellente. Même si le public est un peu clairsemé au départ, les spectateurs arrivent de plus en plus nombreux. Dans la fosse, les gens sont à fond. Très vite, les pogos se mettent en place : les circle pits soulèvent des nuages de poussière qui retombent sur les spectateurs. En revanche, j’ai trouvé que le son était un peu fort.

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Sur la Boško Bursać Stage, Noctiferia se met en place. Ce groupe de métal alternatif slovène propose un son assez brutal : ça semblait bien parti. Dans la fosse, le public est réactif. Malheureusement le son est beaucoup trop fort, à tel point que je ne suis plus capable de dire si j’apprécie ou non : la batterie et les basses vibrent d’une façon très désagréable, et nous mettons les voiles dès la deuxième chanson. C’est dommage, car la présence d’un saxophone pendant les balances m’avait rendue curieuse.

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Les très attendus Fintroll font leur apparition sur la Lemmy Stage aux alentours de 21h30, devant une foule importante. Les finlandais envoie un show festif et dansant, à l’image de leur musique, show au cours duquel ils interpréteront la plupart de leurs titres phares (dont le célèbre Trollhammaren). Dans la fosse, l’ambiance est impressionnante : les slammeurs arrivent sans discontinuer. Fintroll présente donc une performance endiablée tout au long du set, pour le plus grand plaisir du public !

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Et c’est avec Architects que nous terminons cette journée bien remplie, pour un show que j’ai particulièrement apprécié. Ce groupe de metalcore, qui mélange une certaine violence avec des passages plus planants, sort un peu des standards du genre en proposant des mélodies originales, moins classiques que celles habituellement entendues. Bien que le chanteur apparaisse totalement défoncé, il offre malgré tout une excellente performance à son public : la foule est au diapason du groupe. En revanche le son est, une fois encore, beaucoup trop fort, suffisamment pour nous faire mal aux oreilles depuis le camping, où nous sommes repartis nous coucher.

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