ESCAPE THE FATE + The World Over + Slaves – le Trabendo – 18/02/2019

On attend ce soir la venue d’Escape The Fate au Trabendo presque exactement un an après leur précédent passage à Paris et pour cause : nous fêtons ensemble les dix ans de l’album The World Is Ours. C’est une soirée riche que nous propose Alternative Live, puisque deux autres groupes viennent compléter l’affiche. C’est l’heure de les accueillir.

The World Over viennent des Etats-Unis, et plus précisément de Los Angeles. Le groupe casse les genres, puisque d’emblée, la musique alternative que délivre cette formation présente des difficultés de classement. Il faut dire que l’énergie que corrobore la voix saturée de Tiaday (chant) en plus de l’enthousiasme qui se dégage de ses mouvements, bonds, et autres rotations surprennent le public. Pendant ce temps, Ryan (guitare) et Juan (basse) s’agitent plus tranquillement mais habités par les riffs alternatifs qui sonnent dans un Trabendo déjà remplis par quelques bonnes dizaines de personnes. Il n’est pas encore 20h et il faut noter que seuls les premiers rangs semblent déjà motivés. Petit bémol en ce qui concerne la disposition du groupe sur scène, puisque Alex (batterie) a été placé tout au bout de la scène à jardin par manque de place, avec la quantité impressionnante de matériel sur scène. Il même presque difficile de l’apercevoir. Nonobstant, le set s’achève, laissant place au ballet rapide de la technique et des musiciens qui opèrent le changement de plateau.

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En ce qui concerne Slaves, il faut savoir que le groupe s’est séparé de Jonny Craig (chant) courant janvier. Son remplaçant s’appelle Matt McAndrew, il a participé à The Voice aux Etats-Unis et avait même terminé finaliste dans l’équipe de Adam Levine. Le chanteur maîtrise clairement son art, les musiciens sollicitent toute la salle. Dès le premier morceau entamé par les garçons, le public semble beaucoup plus réceptif. D’ailleurs, Matt se permettra de demander « Est-ce qu’il y a des fans de Slaves dans la salle ce soir ? » et on relève quelques mains qui se lèvent çà et là. C’est un bel effort de réalisé par les jeune californiens (eux aussi) et qui nous rendra fin prêts pour…

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l’arrivée de Escape The Fate. Parlons-en. « Bohemian Rhapsody » (pas besoin d’en dire plus, pas vrai ?) est lancée dans les enceintes, et bien sûr, comme toute foule qui se respecte, le public parisien chante en chœur. C’est un très joli moment, où il nous est accordé de nous applaudir nous-mêmes avant que le concert ne commence. Le groupe débarque sous l’ovation du public, et il n’en faudra pas davantage à Kevin Gruft (guitare) pour s’approcher du premier rang et profiter d’un petit bain de foule. Justement, on apprécie Escape the fate pour leur contact avec l’audience, car aucun des membres du groupe n’hésite à appuyer un petit eye contact avec une personne particulièrement déchaînée dans le public. De même, Craig Mabbitt (chant) tente de toucher toutes les mains qui lui sont tendues. La tâche est noble, mais beaucoup trop ambitieuse, car la pagaille est grande.

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Excellent exemple pendant « The Flood », rapidement suivi de « This War Is Ours » (dont rappelons-le, on souffle tous ensemble les dix bougies ce soir) qui aura terminé de déchaîner le Trabendo. Décliner cet album semble être un plaisir à la fois pour le groupe et pour le public. De petits essoufflements de voix, la chute d’une guitare basse dans le feu de l’action ? Pas de problème, c’est quasiment sans le moindre obstacle que s’effectue le set. Juste après « One For The Money », qui semble avoir été très attendue, Escape The Fate quitte la scène avec un rappel thématique de son entrée, dans la mesure où c’est « We Are The Champions » qui fait office de rideau. Alors, c’est qui, les champions ?

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