The course of empire – Itervm Nata

Iterum Nata, groupe de psych/folk/occult. Dis comme ça, c’est très alléchant mais cela reste assez vague et mystérieux.

Il s’agit d’un projet solo, mené par un certain Jesse Heikkinen, qui officie en tant que guitariste dans les groupes Hexvessel, The Aeon et King Satan. The course of Empire est le 2eme album et on peut lire ça et là que « les thématiques de l’album tournent autour de la philosophie hermetiste et de la relation entre la mort et la naissance. Le concept de la renaissance est aussi présent dans tous les titres ». Pour faire court, voici un album éclectique, entièrement composé de symboles, d’alchimie et de principes ésotériques à la fois dans les paroles et dans la composition des chansons.
A coté de cela, musicalement c’est simple : une guitare acoustique, des chœurs, un chanteur ou une chanteuse, et quelques instruments type percussions, un peu de maracas, de la guitare électrique et hop c’est parti. Bienvenue dans un rock folk très dansant.

Le premier titre, Arcadia est un morceau instrumental, où la guitare et le synthé invoquent une ambiance digne d’un début de voyage ou de film s’ouvrant sur un paysage grandiose.

All is mind, le titre suivant, nous emmène dans un folk psyché, qui rappellera des souvenirs aux amateurs de vieux rock 70’s. On y retrouve la formule habituelle avec guitare acoustique, voix claire et chœur en fond, sans oublier un bon solo de guitare électrique. Une belle balade très peace.

The principle of rythm, même s’il est plus dynamique, et plus enjoué, il reste sur la même formule que le morceau précédent. Les percussions donnent un effet un peu latino , on se croirait en Californie ou le sud des États-Unis: effet route 66 garanti.

Solve & coagula se pose en intermède : la pause dans le voyage. Le coté un peu latino du morceau précédent est de retour comme un lien et puis peu à peu avec la voix et la guitare, on arrive vers un autre rythme. Des bruits de feu, de branche qui craquent, on qui le désert pour entrer dans un autre domaine. Toi qui écoute tu es près pour le morceau suivant, pour la suite du voyage.

Invocation est un morceau que j’aime beaucoup car il tranche vraiment avec les précédents. Ici, on a bien le sentiment d’avoir à faire à un folk occulte, un peu sorcière, pagan et un peu celtic. Un titre qui porte bien son nom, car il donne envie de danser pied nus en pleine forêt avec des fées ou des chouettes ou les oiseaux, selon le moment de la journée.

Sacrificial light est un très beau morceau, la voix féminine n’est autre que celle d’ Anna-Kaisa du groupe The Aeon. Elle est accompagnée de Kimmo du groupe Hexvessel qui joue les cordes. Le thème est assez transparent puisque cela parle de sacrifice, de sacrifice de soi. Je vous laisse apprécier.

The new aeon est le morceau final. Autant le premier nous invitait à un voyage, autant celui marque bien la fin. Il débute avec un son d’orgue, c’est surprenant et apaisant. Ce dernier morceau instrumental se termine sur un bruit de feu, de branches qui craquent et en loin la plainte d’une guitare. La boucle est bouclée. Bonne nuit et à demain pour un nouveau voyage.

Cet album mérite qu’on y jette une oreille, et même les deux : il est varié et plaisant. Si vous êtes férus d’occulte, il vous enchantera probablement tant il y a de choses à trouver, selon les dire de son auteur. Pour les non férus d’occulte, il vous donnera un petit boost, de l’énergie et un peu de magie à travers les mélodies. Je l’écoute en relisant La sèvre et le givre de Léa Silhol et ça passe pas mal.

The Course of Empire
Iterum Nata
Inverse records
2018

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