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Entretien avec Alex, Maxime et Vincent, membres du groupe Daturha

Le nouvel album du groupe essonnien Daturha sort prochainement dans l’écurie Musikö Eye, Cycle, et je ne pouvais donc pas passer à côté d’une interview avec eux, afin de vous faire découvrir ce combo plus que sympathique de musiciens un peu fous mais néanmoins très talentueux…

Bonjour, et merci de prendre ces quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que vous pourriez tout d’abord vous présenter et nous expliquer ce que vous faites dans Daturha ?

Alex : J’ai vu de la lumière et je suis rentré et ils m’ont pris comme guitariste.

Vincent : Je suis Vincent, le bassiste du groupe et le mec relou sur les plannings.

Maxime : Guitariste et chanteur pour ma part.

Daturha c’est quoi comme groupe ?

Alex : C’est un groupe de potes d’Île de France qui fait du metal.

Alex et Maxime, vous êtes devenus guitaristes pour les filles ?

Alex : Même pas, enfin quoi que si quand même quand j’avais 13 ans. Mon père avait une discothèque énorme et je ne sortais pas des masses, du coup à force d’écouter ça m’a donné envie de jouer de la guitare et c’était tous les soirs jusque mes 17-18 ans. Puis j’ai rencontré ces gaillards et je me suis dis que j’allais commencer à sortir, à rencontrer des filles, mais en fait y avait que des grands poilus aux concerts donc cela a brisé tous mes espoirs…

Maxime : Moi ça a commencé sur une anecdote puisque c’est le film Retour Vers le Futur qui m’a donné envie de jouer. Je voulais jouer l’introduction de Johnny Be Good. C’est pour ça que j’ai commencé en tous cas.

Vincent, est-ce que c’est vrai que les bassistes servent à rien ?

Vincent : Nan c’est pas vrai des fois on m’entends… (rires)

Maxime : Nan pas chez nous car il en met une tartine justement. Blague à part on fait vraiment attention à la basse et on essaie de chercher ce petit plus qu’elle peut apporter.

Comment vous avez bossé sur Cycle ?

Vincent : C’est Max qui a écrit les paroles et qui a eu le concept de base. Pour les compos on a travaillé tous ensemble. On posait une base avec Maxime et ensuite chacun peaufinait ou réécrivait ses parties et arriver à quelque chose d’abouti…

Ca vous a pris combien de temps au final ?

Maxime : La composition de l’album en lui-même, environ un an, car on s’y est pas mis de suite. On s’est laissé le temps de défendre l’EP d’avant, et on a eu des soucis de line-up avec une absence de batteur (que l’on a toujours pas d’ailleurs). Un an, donc.

Maxime, comment t’y prends-tu pour écrire les textes ? D’où te vient l’inspiration ?

Maxime : Justement j’essaie de faire en sorte que ça ne soit pas du basique. Je choisis d’écrire en anglais, à transmettre des émotions par le placement de la voix, mais ce qu’il faut savoir avant tout c’est que sur cet album, tout le concept existait AVANT même de commencer à composer. Je savais déjà de quoi on allait parler et dans quel ordre. Je m’inspire du thème et de l’ambiance pour dérouler mais pas forcément raconter une histoire. Je vais plus travailler autour des sentiments qui entourent un évènement plutôt que de le raconter.

Et du coup c’est quoi l’histoire derrière l’album ?

Maxime : Dans un premier temps de cycles de civilisation, avec notamment le principe qui veut que si une civilisation décline elle renaisse. Mais pour densifier le tout, car on avait que sept chansons au final, j’ai intégré la théorie de la cosmogonie cyclique. Le fait de pouvoir lier ces deux thèmes là sur la ligne directrice du cycle a permis d’arriver à cet album. C’est en gros un cycle de création de l’univers avec également des divinités…

Votre morceau préféré de l’album c’est lequel ?

Maxime : C’est assez compliqué car il y a beaucoup d’ambiances et de styles différents dans cet album et ça va dépendre de l’état d’esprit dans lequel on l’écoute…

Alex : Je suis d’accord.

Vincent : Pas mieux…

OK donc vous me cherchez ! (rires)
Vous êtes sur une île déserte avec rien à manger ni à boire et la seule solution est de manger un membre du groupe. Lequel part en premier dans l’estomac des autres ?

Vincent : Alex, c’est le plus gros !

Alex : Non je suis pas le plus gros ! Je suis le plus gars, c’est différent… Mais après tout ce qui est gras est bon, puisque le gras c’est la vie. Je crois que je me boufferais aussi tiens…

Point de vue clip, vous en êtes où ?

Alex : Une lyric video va sortir et un vrai clip a été tourné fin décembre et devrait sortir prochainement.

Et est-ce que ce n’est pas trop dur de passer devant la caméra, vu que cela n’a rien à voir avec la scène au final ?

Maxime : C’est d’autant plus délicat que nous les faisons nous-mêmes. Cela complique de devoir passer devant une caméra que l’on gère soi-même. C’est pas du tout le même ressenti, on exagère tout pour que ça passe mieux à la caméra.

Si il y avait quelque chose à faire sur cet album ça serait quoi ?

Vincent : Je pense que l’on a pas encore le recul dessus, on voulait garder le côté naturel. Personnellement je pense que ce sont les imperfections qui restent qui font la saveur de cet album.

Alex : On te croirait presque ! (rires)

Comment est-ce que vous définiriez cet album en trois mots ? Oui je suis plus dur que d’habitude vu que vous êtes trois autant en avoir un chacun !

Maxime : Cycle

Vincent : Abouti

Alex : J’enaichié… Plus sérieusement : douleur

Pourquoi avoir choisi cet artwork pour l’album ? Et comment l’avez-vous travaillé ?

Vincent : On s’est tournés vers un illustrateur avec lequel on avait déjà travaillé sur un autre projet, Dagost Prod. On lui a envoyé les textes et 2-3 choses puis il nous a renvoyé des croquis. Sur notre demande on avait juste le fait de vouloir du noir et blanc, un dessin à la main pas forcément parfait mais abouti.

Quels sont les prochains concerts de Daturha ?

Alex : Quelques dates sont prévues mais vu que les orgas n’ont encore rien annoncé on ne va pas leur couper l’herbe sous le pied (depuis l’interview leur présence au Musikö Eye Fest du 13 avril a été confirmée). On aura déjà deux dates en Essonne

Et Daturha sur scène ça ressemble à quoi ?

Vincent : Jusque maintenant ça ressemblait à un groupe standard mais on va faire une résidence cette année pour améliorer les lumières, le son et travailler tout ça.

Maxime : En fait la scène pour nous c’est un grand kiff. On monte dessus pour donner du plaisir aux gens avant tout… en tous cas nous on prend notre pied.

2019 vient de débuter, vous espérez quoi pour le groupe ?

Alex : Un batteur !

Maxime : Ah ouais avec un emballage cadeau…

Vincent : Et enroulé dans du bolduc ça serait juste parfait ! (rires)

Merci beaucoup les gars, et à bientôt !

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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