Waterdeep – Le Vol des Dragons – Black Book Éditions

Waterdeep. La Cité des Splendeurs.

Rien que l’évocation de ce joyau de la Côte des Épées me file les poils, tiens !

Avec Baldur’s Gate et Newerwinter, Waterdeep est une des villes les plus emblématiques des Forgotten Realms, si ce n’est LA plus connue.

Lors de ma campagne du siècle dernier (sic !), j’ai parcouru – et fait parcourir – la ville de long en large, emmenant mes joueurs des bidonvilles les plus sordides aux beaux quartiers, repaires des nobles et des puissants du royaume. Et que dire d’Undermountain, le gigantesque dédale situé sous cette même ville, dans laquelle mon groupe à passé des heures et des heures à y démêler intrigues, affronter des hordes de malfaisants, se frotter à une des plus puissantes guildes de voleurs de Forgotten…

Bref, vous l’aurez compris, Waterdeep pour moi une sorte de repère, un phare toujours allumé dans un coin de ma tête dont la lumière m’attire toujours autant. Apprendre que WotC allait remettre cette ville mythique au gout du jour m’a forcément titillé l’esprit, et j’étais impatient de voir quel était le traitement qui lui serait apporté.

Forcément, quand on n’a pas l’habitude, il y a de quoi se perdre ! NdA : c’est une ancienne version de la carte, pas celle fournie dans le livre.

Pour des joueurs (et des MJ) habitués aux grands espaces, se retrouver en ville peut paraître difficile. D’autant quand il s’agit d’une ville immense comme l’est Waterdeep (d’ailleurs,  et ça n’a rien à voir dans le contexte, j’aimais beaucoup la traduction Eauprofonde – qui n’a pu être retenue ici, WotC ayant imposé ses règles).

Il fallait donc trouver un angle d’attaque qui ne perde pas les nouveaux venus mais qui permette rapidement à ceux déjà à l’aise avec la Cité des Splendeurs de retrouver leurs repères.

Et, il faut – encore une fois – avouer que les Magiciens de la Côte s’y sont remarquablement pris.

La suite est – évidemment – sans spoilers, donc vous pouvez lire sans risques, même si vous envisagez de jouer la campagne en tant que joueur.

Le livre est donc divisé en deux parties principales : la première détaille l’histoire et tous ses méandres (et Tempus sait qu’il y en a !). La seconde partie, quant à elle, reprend un ouvrage de l’explorateur Volo, qui, comme à son habitude, nous a rédigé un guide plutôt complet du Waterdeep d’aujourd’hui.

Volo, c’est un peu le lien du livre, car c’est par lui que les aventuriers vont être embarqués dans l’histoire…

Revenons un peu sur l’aventure, justement.

Les déclinaisons d’aventures en ville, il y en existe autant qu’il y a de villes, et de MJ, ou presque… L’avantage – et l’inconvénient – d’une ville comme Waterdeep, c’est qu’elle est tellement grande qu’il peut s’y passer à peu près n’importe quoi, de la rixe d’ivrognes dans une auberge aux conflits politiques qui touchent les plus hautes sphères du pouvoir. Ici, c’est encore une fois l’inusable Volo qui va être mis à contribution, permettant de « cadrer » le groupe et de le mettre sur les rails.

La construction de l’aventure est particulièrement intelligente, je trouve : les MJs ayant lu La Malédiction de Strahd, dont je parle ICI, retrouveront certains points communs avec la structure de l’aventure en Barovie.

Cette souplesse et cette modularité permettent de donner un caractère unique à la campagne, et c’est là une excellente idée.

Sans dévoiler quoi que ce soit, l’intrigue vous permettra de vous « balader » dans Waterdeep et d’en découvrir pas mal d’aspects. Et même, pourquoi pas, d’en faire votre base d’opérations pour la suite… (oui, parce qu’il y a une suite qui arrive, bien évidemment). De même, certains intervenants de l’histoire sont emblématiques des Forgotten Realms en général et de Waterdeep en particulier, ce qui ajoute à l’immersion des joueurs. Même si elle s’adresse à des personnages allant des niveaux 1 à 5, l’aventure est « épique », et vous donnera du fil à retordre.

Quant à la seconde partie du livre, l’Enchiridion de Waterdeep par Volo, elle va permettre aux MJ et aux joueurs d’avoir une bonne vision d’ensemble de la cité et de ceux qui l’habitent. Alors, évidemment, c’est loin d’être exhaustif, mais c’est bien écrit et permet de dégrossir l’écheveau de cette ville tentaculaire.

Il est à noter que les illustrations qui parcourent le livre sont, comme d’habitude d’excellente facture, avec une mention spéciale pour celles des en-têtes de chapitres, que je trouve particulièrement évocatrices.

Enfin, en ce qui concerne le travail éditorial de la Team de BBE, je l’ai déjà dit et je le répète : c’est TRÈS propre, et maîtrisé.

Une petite conclusion ?

Oui, parce que si je continue, je vais finir par spoiler 🙂 J’ai adoré Strahd. Je pensais en faire ma prochaine campagne de table.

Mais là, j’avoue que le Vol des Dragons place la barre au même niveau, voir un poil au dessus, parce que un peu plus abordable pour des « débutants », tout en permettant aux joueurs de se retrouver au cœur de la Côte des Épées et de pouvoir participer à une aventure qui n’en reste pas moins passionnante !

Du coup, mes joueurs n’iront pas en Barovie, mais à Waterdeep 🙂

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