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Les Poilus – Édition Armistice – CMON/EDGE France

La Grande Guerre.

La « Der des Der », comme elle a été surnommée à l’époque.

Quelle foutaise…

Époque Ô combien douloureuse de notre Histoire, avec ses millions de morts et un conflit qui laissa des traces indélébiles dans la mémoire collective de générations de personnes. Même si aujourd’hui il ne reste que peu de témoins de cette horreur, le souvenir de la Première Guerre Mondiale reste toujours aussi vif.

C’est donc le thème choisi pour ce jeu coopératif. Chaque joueur (de 2 à 4), incarne donc un (ou 2) poilus qui vont devoir survivre aux différentes missions proposées par le jeu, ces dernières retraçant les principales batailles de la Guerre. Et quand je parle de survie, c’est réellement le cas.

En effet, il n’est pas question, au cours des différentes missions, d’affronter l’ennemi allemand. Non, à nul moment il en est fait référence. Et c’est une des forces du jeu (et pas la seule) :

Tout est mis en oeuvre (en terme d’immersion, aidé en cela par les illustrations – parfaitement dans le thème – du regretté Tignous) pour faire ressentir l’âpreté de la « vie » dans les tranchées et des difficultés à ne serait-ce que ne ne pas s’effondrer de désespoir au moindre coup dur.

Cette version « Armistice » du jeu dispose d’un mode campagne qui n’était pas présent dans le jeu de base. Ce mode possède un côté Legacy qui renforce l’immersion dans le jeu : certaines règles sont présentées au fur et à mesure et, au fil des 9 chapitres que comporte la campagne, des faits historiques seront révélés aux joueurs au travers de cartes qui seront lues à haute voix.

La teneur de ces informations ne fait que renforcer le côté survie du jeu, et pointe, un peu plus à chaque fois, sur les horreurs de la Der des Der…

Et donc, les chapitres vont s’enchaîner, plongeant les joueurs de plus en plus loin dans la boue des tranchées et les horreurs de la guerre. Et ces derniers n’auront d’autre choix pour s’en sortir et s’extraire de ce bourbier que de compter sur les autres, car, si un sentiment est parfaitement retranscrit dans le jeu, c’est bien celui de la nécessité de soutenir ses comparses (et d’être soutenu par eux) sinon c’est la fin…

Les chapitres se découpent en missions, et un chapitre n’est réussi que si certaines conditions sont remplies. Heureusement, les joueurs ont – presque toujours – le choix quant à la fin d’une mission…

Il vaut quelquefois mieux se replier pour revenir plus tard que de s’acharner et perdre tout espoir…

Parmi les 6 poilus jouables, certains ont réellement vécu. Et les figurines – magnifique travail de CMON – ajoutent elles aussi à l’immersion dans le jeu.

C’est donc les dents serrées que l’on va commencer une nouvelle mission, espérant parvenir vivant à sa conclusion en esquivant les balles, les obus, la pluie, la nuit… ou la neige… ou le gaz… ou… À chaque fois, sur chaque carte, les illustrations de Tignous rappellent à quel point c’était difficile… et lorsque les cartes s’accumulent sur le No Man’s Land (en gros, la zone de jeu dans laquelle se déroule la mission), on réalise pleinement ce à quoi ces soldats étaient exposés. Et ce qu’ils ont du vivre…

Réussir une mission est un accomplissement. Parvenir à la fin d’un chapitre (qu’on l’ait remporté ou non), apporte une sorte de délivrance – temporaire. Et on se dit que, même si ce dernier a été perdu, le prochain se passera peut-être mieux et qu’on le remportera ?

On ouvre alors le blister du chapitre suivant et, rentrant la tête dans les épaules, on se plonge dans le nouveau volet de cette guerre si meurtrière…

Nous avons commencé la campagne à 2 joueurs (on joue donc chacun 2 poilus), et, tellement happés par le jeu, nous avons déjà terminé 6 chapitres en l’espace de quelques jours. Il est précisé dans les règles que le mode 2 joueurs n’est peut-être pas le plus recommandé pour les débutants. Mais bon, nous ne sommes que 2 à avoir eu envie de jouer, pour le coup 🙂 Et même si effectivement, c’est un petit peu pénalisant par moments, cela reste parfaitement jouable…

À mi-chemin, nous avons plus de réussites que d’échecs, dans tous les cas… Nous espérons arriver à la fin vivants !

Et les règles, dans tout ça ?

Et bien je n’en parlerai pas. Rassurez-vous, elles sont très bien rédigées, assez simples d’assimilation et claires (à un détail ou deux près, que nous savons dû interpréter par nous mêmes). Alors oui, pour un mec qui fait un papier sur un jeu, ça peut sembler gonflé. Mais voilà, les règles du jeu sont très fluides et soutiennent parfaitement le thème.

À mes yeux, c’est le plus important. Les Poilus, ce n’est pas qu’un jeu. C’est une expérience ludique forte, qui permet de se souvenir de ceux qui ont sacrifié leurs vies pour les autres…

Les Poilus, il faut y jouer, au moins une fois.

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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