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Imminence + Breathe Atlantis – Backstage By The Mill, Paris – 11/12/2018

Le groupe d’ouverture, Breathe Atlantis, commence à jouer dans une salle très parsemée. C’est triste mais ça n’empêche pas au jeune combo germanique d’envoyer du gros son dès les premiers riffs de basse. On est face à un MetalCore assez classique, avec des parties un peu plus Prog, et c’est un ensemble qui fonctionne bien. Agrémenté d’effets de lumières flamboyantes (coucou les strombo !) le show continue son chemin au fil des morceaux qui me semblent parfois trop similaires les uns des autres. Le son global est étonnement bien réglé… du moins, au début du show. Les reverb dans le micro du frontman ne sont pas dérangeantes et permettent de le mettre en avant, ce qui n’est pas un mal. Malgré le manque manifeste du public, à peine 100 personnes dans la salle, le chanteur prend de plus en plus d’assurance en sautant sur les planches de temps à autres et en communiquant un maximum avec son auditoire. Avec ces mélanges de lights bleues et rouges on pourrait se croire en boîte de nuit mais je ne pense pas que les habitués de ces lieux nocturnes seraient ravis de la prestation (une boîte de nuit pour metalleux !! Wouééé !! ). Globalement le set est plutôt pas mal mais loin d’être original. A voir ce que nous réserve Imminence pour nous remettre d’aplomb !

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Il est 20h44 lorsque les suédois envoient leurs premières lignes de chant crié qui raisonnent dans tout le Backstage. Appuyé par des rythmiques lourdes et puissantes, le combo originaire de Trelleborg, créé une ambiance intimiste avec des jeux de lumières où les strombo et la fumée ambiante dansent en rythme sur la scène, comme si ils étaient eux aussi possédé par le MetalCore énervé qui habite les musiciens. Musicalement c’est bien plus pêchu que le premier groupe. Le quintet envoie des bonnes ondes métalliques et Christian Höijer (basse) à l’air d’être tout à fait dans son élément en allant sur le devant de la scène le plus possible. Sur la scène c’est un peu la guerre, surtout quand les gars sautent tous en même temps (sauf le batteur évidemment), et le chanteur Eddie Berg arrive à emmêler son pied de micro avec son câble et il tente tant bien que mal de défaire les nœuds en discutant avec son public entre deux morceaux. Arrive le moment où il prend les commandes de son violon un court instant, jusque-là entreposé à côté de la batterie, qui donne une petite touche de mélancolie bien placée. Suivi de près par Harald Barret, qui emprunte son archet pour donner une mélodie très Prog à sa guitare. Dans son ensemble, la prestation me fait penser par moment au groupe francilien TANK à cause de ces parties rythmiques fortes et bien présentes, soutenues avec passion par les fûts de Peter Hanström, et Eddie qui alterne avec précision voix claire et chant crié.

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Les titres joués à la guitare acoustique et violon au milieu du set sont plus calmes, du fait, et tout à coup on est projetés dans un autre univers, quelque chose de plus onirique en nous faisant découvrir à cette occasion les talents cachés du frontman.
Toujours aussi énervés, Imminence n’a pas encore fini d’en découdre avec ses fans présents ce soir. Ils continuent à étaler leur répertoire Core à la tête des metalleux qui me semblent vraiment bien trop sages ce soir.

C’est donc avec une énergie exemplaire du début jusqu’à la fin du set, que Imminence à réussi à combler son audience parisienne et moi avec ! Il n’en fallait pas moins pour commencer la semaine avec une jolie affiche signée Veryshow.

 Crédits photos : Deuskin Photography

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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