Originaires de Paris, les membres d’Atlantis Chronicles reviennent après de longues années d’absence pour nous présenter leur nouvel album, Nera. Changements de line-up, mais toujours le même esprit, le même metal efficace et mélodique.

Full Fathom Five débarque en force après un petit riff de guitare assez vintage qui passe terriblement bien. On retrouve rapidement l’ambiance musicale de Barton’s Odyssey et le talent du groupe pour les mélodies de guitare accrocheuses. Une première baffe clairement de qualité pour un album qui envoie. Ce n’est pas The Drowned & The Saved qui va me faire changer d’avis sur cet album : des guitares efficaces et accrocheuses, une batterie très présente et un nouveau chanteur qui envoie clairement du gros son. Concentré sur la fin de l’Atlantide, ce nouvel album propose quelques titres évoquant clairement la catastrophe, comme A New Extinction. Cette chanson se fait plus brutale, plus efficace, mais sait garder l’aspect mélodique qui leur est si propre. Le coté prog de cet album est plus présent que le précédent, donnant une dimension nouvelle à leur musique.

Sur les dix pistes de l’album certaines ressortent vraiment. Le diptyque The Great Escape et The Great Inscape par exemple. La première piste propose une introduction qui monte crescendo, totalement dans le thème, avant le déchaînement de The Great Inscape. De nouveau la guitare est très mise à l’honneur, avec un tempo très rapide, prenant et technique. L’alchimie est complète sur cette piste. La conclusion sur Fatherless Nights Ahead est également un bel exemple de ce que le groupe sait proposer, en ajoutant une rage finale qui passe terriblement bien dans les oreilles. Je citerai enfin Obsolete Bodies, chanson assez courte mais avec une vraie consonnance death melo qui passe merveilleusement bien dans les oreilles. Un excellent moment d’écoute.

Avec Nera les parisiens reviennent enfin, après six ans d’absence. Les changements au sein du groupe leur ont permis de proposer un son plus efficace, plus prog qu’auparavant, et d’évoluer dans un sens qui, moi, me convainc totalement. Cet album est une petite bombe qui va tourner encore quelques temps sur ma platine car je ne suis pas prêt de m’en lasser…

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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