Entretien avec Arthur, guitariste et chanteur de The Flying Bricks

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans The Flying Bricks ?

Salut, avec plaisir ! Je suis Arthur, le guitariste et la 2ème voix

D’où vient le nom du groupe ?

Honnêtement nous avons choisi ce nom il y a tellement longtemps que la raison première a été oubliée, mais on peut y voir un clin d’œil à l’esprit révolutionnaire de Mai 68, ou une simple référence aux Rolling Stones, dont je suis un grand fan.

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

En tant que fan je crois bien que c’est via Isaac, ancien bassiste du groupe avant Numa, il jouait dans un groupe de metalcore avant et c’est lui qui m’a fait découvrir beaucoup de groupes comme While She Sleeps, Architects… Puis avec Alphonse et Benoit nous avons approfondi, et l’inspiration en tant que musicien s’est faite naturellement, à force d’écouter du métal le genre a déteint sur notre style

Chimeric est le nouvel EP du groupe. Comment s’est passé le travail dessus ? Qui écrit la musique et qui se penche sur les paroles ?

La composition des morceaux a commencé peu après la sortie du premier EP Fake Empire (sorti en mars 2019), puis la crise sanitaire nous a mis un coup d’arrêt, que nous avons mis à profit pour retravailler ces morceaux en profondeur, définir une cohérence entre les morceaux, une thématique, réécrire les textes…

Pour la composition c’est en règle générale Benoît qui arrive au studio avec une maquette d’un morceau plus ou moins fini sur son ordi, et chacun va ensuite retravailler sa partie, faire des propositions sur les enchaînements etc. Quant aux textes, tout le monde écrit dans le groupe, même le batteur (il sait même lire et compter !). Quand une compo est terminée, soit nous avons déjà un texte en stock qui colle avec l’ambiance du morceau, soit nous décidons ensemble d’un thème à aborder et le plus inspiré de nous 4 écrit la chanson.

D’où est venu ce titre pour l’EP ? Combiné à l’artwork il fait penser aux chimères de l’enfance…

Avant d’être le titre de l’EP, Chimeric est d’abord le titre d’une chanson (dont le clip est disponible sur YouTube), qui nous parle d’une jeune femme qui échappe à son quotidien chaotique (ses “chimères”) grâce à la danse. C’est un thème qui nous tenait à coeur, car pour énormément de monde l’art est une manière de s’évader, et l’image des chimères nous a beaucoup inspirée pour l’artwork, c’est donc naturellement devenu le titre de l’EP.

Pour l’artwork nous voulions donner une continuité à celui du dernier EP Fake Empire (cf un personnage qui tombe au milieu d’immeubles) ; ce personnage a désormais atterri, il erre dans la ville poursuivi par une ombre/chimère (ses cauchemars, ses problèmes, ses craintes…), et qui trouve un peu de réconfort à travers la vitrine d’un magasin de jouet, lui rappelant ses rêves d’enfant.

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire de la musique ?

L’inspiration est partout autour de nous. Dans nos textes, nous parlons de nos craintes face à un avenir incertain, entre crises sanitaires, écologiques, géopolitiques, il suffit de s’informer sur le monde pour trouver des sujets importants et inspirants. Nous parlons aussi d’amour, Daydream ou Surrounded sont des textes issus de nos expériences personnelles.

Quelle est ta piste préférée de cet EP, et pourquoi ?

A titre personnel mon coeur balance entre Surrounded, que j’ai écrite après une rupture qui m’avait à l’époque profondément marqué mais qui m’a permis d’évoluer de manière fulgurante en tant que personne, et Sleepy Hollow, qui résume pour moi parfaitement le style vers lequel on tend aujourd’hui : de l’énergie, de la mélancolie, de la douceur aussi, beaucoup de voix chantées à deux entre Benoît et moi…

Comment s’est déroulé le travail sur l’artwork de l’EP ?

Il a été réalisé par Hélène Galipot, cousine du bassiste Numa. C’était important pour nous d’avoir une graphiste qui épouse à 100% le projet, donc le fait que ça reste dans la famille nous a semblé un choix évident. Comme dit plus haut, nous voulions donner une continuité à Fake Empire, nous avons donc donné cette direction d’un personnage un peu perdu, tiraillé, qui retrouve l’espoir, même un instant, simplement en voyant des jouets d’enfant, et Hélène a fait un super travail.

Qu’y-a-t-il de prévu niveau clip pour soutenir cette nouveauté ? Un clip est déjà en ligne mais est-ce que vous prévoyiez d’autres choses ?

En effet le clip de Chimeric est déjà en ligne, le prochain sortira le 1er juillet, il s’agira du morceau Underclub. Il a été tourné au Mans, au théâtre Paul Scarron, avec Marc Villette, musicien que l’on côtoie au Mans depuis de nombreuses années, et qui réalise depuis peu des clips, il est inspiré, dévoué, c’est un super bosseur et nous sommes très content du travail réalisé avec lui.

Un autre clip devrait sortir vers la rentrée, fin août/début septembre, sur le morceau Sleepy Hollow.

N’est-ce pas trop compliqué de se mettre en scène devant la caméra lorsque l’on est musicien ?

Compliqué non, mais différent ! C’est aussi ce qu’on aime dans la production d’un EP, pas seulement l’enregistrement des morceaux puis la transmission en live, il y a aussi tout un travail d’image, que ce soit pour la pochette, le merch, ou les clips donc, tout ça nous permet d’étendre notre univers et de donner une dimension bien plus importante au projet que simplement 6 morceaux sur un CD.

Quand est-ce que l’on pourra découvrir The Flying Bricks sur scène ? De mémoire il y a déjà votre release party en septembre non ?

La release party est programmée le 3 septembre à la Boule Noire à Paris, la billetterie est en ligne. S’ensuivront pas mal de dates en septembre un peu partout en France, dont les dates seront communiquées bientôt. Nous prévoyons notamment une 2ème release party, plus intime, au Barouf au Mans, c’était important pour nous de marquer le coup jouant à la maison, devant nos proches et notre premier public, et de faire une grosse fête tous ensemble :)

En attendant, nous jouerons déjà au festival de l’arbre bavard à Andouillé le 6 août, ainsi qu’au Silo à Arnage le 27 août.

2022 est une année riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année pour le moment ?

Plutôt qu’un album, je choisirais plutôt un single ; Last Train nous avait déjà pondu quelques pépites, mais leur morceau How did we get there est un véritable chef d’oeuvre, 18 min qu’on ne voit absolument pas passer !

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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