Généralement quand on me dit Black atmo on a gagné et j’écoute le son. Mais quand la qualité est autant au rendez-vous que sur cet album du projet solo Trëma, non seulement j’en parle mais en plus j’applaudis ! A l’Aurore du Crépuscule est une de mes grosses claques musicales de cet été : un black atmo aux limites du DSBM, un son profond et prenant, une voix torturée… tout ce qu’il faut pour m’enjailler pendant ces longues soirées estivales !

Jamais de Répis ouvre l’album d’étrange façon, avec un son de batterie et de guitare très léger, assez aérien, un vague son de toux sur la fin, une mise en ambiance réussie mais sur laquelle je m’attendais à une peu de chant, mais finalement non. Ce n’est pas bien grave puisque Orgueil Mortifère va m’en donner pour mon argent. Directement la claque arrive en plein visage, et on nous assène un son puissant, extrêmement mélodique et planant. On ne nous aurait donc pas menti sur la marchandise et nous serions face à du black atmo ? Eh bien oui mais pas seulement : du TRES BON black atmo. J’ai été très surpris en voyant qu’il s’agissait d’un projet solo car la qualité musicale comme celle de la production sont impeccables. Une première chanson impressionnante, mais ce n’est pas fini ! Car Les Accalmies va prolonger le plaisir, avec son black intense. De nouveau on sent bien que le côté planant est essentiel pour le musicien. L’introduction d’Animal surprend par sa douceur, avant la plongée dans les ténèbres qui est parfaitement menée.

La seconde partie de l’album débute avec Dualité : une guitare saturée débute le morceau et finira par passer au second plan tandis que le son général de la chanson se fait plus classique pour une fois. Mais l’on revient à ce que l’on aime avec Peisithanatos : un black atmo puissant, rapide, où les guitares fixent de manière impeccable la mélodie dans l’esprit de l’auditeur. …Même Les Oiseaux tombent portent parfaitement son nom car la ritournelle de guitare a un côté vertigineux, une sorte de plongée dans les abysses qui rend extrêmement bien, avec un final des plus abrupts. L’album se conclue sur Grand Vide, au rythme lent, une voix lointaine nous parle et l’on peine à distinguer ce qu’elle nous dit. Une belle manière de fermer la page de cet album…

A L’Aurore du Crépuscule fait plus que d’avoir un nom très poétique : cet album propose un black atmo de qualité, porté par un musicien qui a clairement à la fois des idées et le talent pour les mettre en place. Huit pistes de qualité un nouveau projet, une réalisation impeccable, que demander de mieux ? Une petite interview afin d’en savoir plus ? Oui je devrais pouvoir vous gérer cela !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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