No Rest for the Wicked & Friends and Foes – Zombicide Black Plague/Green Horde – EDGE Entertainment France

Une des principales forces des différentes gammes de Zombicide, ce sont ses extensions, qui rajoutent de la diversité au jeu en termes de nouvelles mécaniques (quelquefois) et de nouveaux montres (toujours). L’excellent Green Horde (clic sur le lien pour la chronique) propose donc une très intéressante alternative aux Zombicides « classiques » en transposant le cadre dans un univers de dark fantasy où les survivants doivent affronter des hordes de zombies orcs.

Ici, deux belles boîtes viennent donc renforcer les forces de la Horde pour mettre encore plus de bâtons dans les roues aux survivants. La première, No Rest, se « contente » de rajouter de nouveaux zombies, ou presque. Mais quels zombies !

En effet, outre des Walkers Spectraux (qui ne peuvent être détruits que par des sorts, des armes magiques, le feu du dragon et la baliste – nouvelle arme de sièges présente dans la boîte) et les nuées de rats (qui eux sont là principalement pour déborder les survivants par leur nombre), il y a le Dragon Nécromantique !

Sacrée bestiole, non ?

Et là, c’est un GROS morceau !

Déjà par la taille (voir la photo ci-contre pour se rendre un peu compte de l’échelle par rapport à une figurine classique), mais par son fonctionnement et sa dangerosité.

En effet, le dragon va – en gros – être une menace permanente qui va rôder au dessus de la tête des joueurs, telle une épée de Damoclès qui risque de leur tomber dessus à n’importe quel moment. Il rôde en volant au dessus de carte du scénario, observant ce qu’il se passe, jusqu’à ce qu’il décide à fondre sur l’équipe (lorsque la carte correspondante est piochée). Il va « faire le ménage » sur sa zone, tuant tous les zombies présents, repoussant même les survivants à cause de la force de la masse d’air générée par ses ailes gigantesques avant de les blesser et de vomir des zombies au plus près de ces derniers. Il risque même de détruire une partie du décor !

C’est un « générateur de zombies » sur pattes qui va poursuivre les joueurs au travers du plateau. Cerise (?) sur le gâteau, la méthode pour le repousser change à chaque atterrissage de la bête (en piochant une carte vulnérabilité qui va indiquer le biais par lequel il peut être vaincu). Une fois touché donc, il n’est pas « mort », mais redécolle, récupère ses forces et prépare son prochain passage. Impressionnant (et dangereux !).

Seul bémol : la section qui explique son fonctionnement dans le livret de règles n’est à mon sens pas super claire (une surenchère de « Zones » qui a nécessité, pour ma part part, plusieurs lectures afin de bien en comprendre le fonctionnement. Ou alors je deviens vieux ?

Enfin, la Baliste permet aux survivants d’avoir une puissance de feu considérable pour lutter contre toutes ces hordes de zombies (y compris le dragon). C’est lourd et peu maniable, mais un trait décoché par l’engin provoquera des ravages dans les rangs adverses s’il est déclenché au bon moment.

À noter que la boîte ne dispose d’aucun scénarios supplémentaires.

 

Dans Friends and Foes, on retrouve du plus « classique » dans la conception de la boîte par rapport à ce qui existe dans les extensions traditionnelles de Zombicide : nouveaux survivants (et leurs compagnons à 4 pattes), nouveaux monstres, nouvelles dalles, et de nouveaux scénarios !

Avant de passer en détail le contenu, une petite précision quant à ces scénarios, justement : il est bien indiqué sur la boîte qu’il s’agit d’une extension, et qu’il faut donc Black Plague ou Green Horde pour en profiter. Cependant, certains scénarios sont prévus pour Black Plague, et d’autres pour Green Horde (à cause des tuiles présentes). Donc si vous n’avez pas les deux boîtes citées, certains scénarios resteront injouables (à moins de faire des modifs de maps pour coller avec celles disponibles).

Les walkers corrompus, il faut s’arranger pour le buter à distance, sinon ça pique et votre survivant risque de se prendre 2 blessures lors de la mort de ces derniers. À éviter, donc, parce qu’avec 3 pv seulement, ça peut vite se révéler problématique.

Les familiers ? On retrouve le même principe de fonctionnement que dans la précédente gamme de Zombicide : rapides, fragiles, peuvent fouiller, octroient des bonus à leur maître (le survivant qui les contrôle). Nouveauté, par contre : en cas de mort du familier, le survivant est blessé lui aussi (à cause du lien qui les unit tous les deux). Cependant, au vu de la complexité des scénarios, ces familiers s’avèrent être d’une aide bien appréciable.

Le Dragon, les walkers corrompus, un nouveau scénario : difficulté maximum, mais plaisir intact !

Les scénarios présentés sont de bonne facture (pour ceux testés, ne disposant pas de Black Plague) et vont proposer de nouveaux challenges aux survivants. Bien évidemment, le must est de combiner les deux extensions entre elles, ce qui permet de profiter au maximum de l’ensemble des ajouts ! D’autant que certains scénarios sont particulièrement retors et mettront vos nerfs à l’épreuve…

Une conclusion ?

Parce qu’il en faut une, et que je ne suis pas un fan des articles à rallonge qui risquent de faire décrocher en cours de lecture (et qu’en plus, il ne faut pas tout dévoiler, sinon, il n’y a plus de plaisir ^^) :

Ces deux extensions de Zombicide GH/BP sont d’excellente qualité générale. Elles permettent de renouveler l’expérience de jeu, vous offrant la possibilité de rajouter les différents éléments à votre guise (en effet, il n’y a aucune obligation), ce qui vous offre la possibilité de « customiser » vos parties en fonction de vos envies.

Et c’est bien là le principal, non ?

 

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