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Monuments – Edguy

Depuis plus de deux décennies, Edguy s’est définitivement inscrit dans le registre « Power Happy Metal Band », dixit Tobias Exxel. Il est donc impossible de passer à côté de Monuments (double CD/DVD), sorti il y a quelques semaines.
Il était important pour les cinq musiciens germaniques de fêter leurs 25 ans en bonne et due forme en partageant leurs morceaux préférés au monde entier, en ajoutant cinq titres inédits afin de ravir leurs fans…

Petit tour d’horizon sur les meilleurs titres du groupe depuis 1992 !
Quel intérêt de chroniquer une compilation me direz-vous ? Surtout si vous êtes aussi fan que moi et que vous connaissez les riffs et les lignes de chant par cœur.
Pas grand intérêt en effet, du coup je change un peu le format et je vous propose mon top 10, dans le désordre :
Comme j’ai découvert Edguy, avec Theater of Salvation (1999), je pourrais difficilement passer à côté de Land Of The Miracle : un rare titre où le clavier très présent et donne un rythme mélodique et entrainant. Edguy officiait alors dans un registre où le mélodique était encore bien présent dans l’esprit du groupe.
Retour obligé sur Savage Poetry (1995) avec Key to my fate et son solo guitare qui donne envie de secouer ses cheveux dans tous les sens !

Au fil de mon écoute, je redécouvre avec grand plaisir le titre Vain Glory Opera (titre éponyme de l’album sorti en 1998). Troisième album du groupe mixé par Timo Tolkki de Stratovarius. A travers ce morceau, on y découvre de longues parties instrumentales et des chœurs qui résonnent à foison !
Rock of Cashel issu de l’album Age Of The Joker (2011) fait également partie de mon top de par ses sonorités celtiques (vers la seconde partie du morceau), même si ce n’était pas l’intention de départ du groupe, c’est ainsi que je le ressens (Elle est quand même bizarre cette chroniqueuse…). Il manque à mon avis le célèbre morceau Robin Hood qui aurait eu sa place dans cette compilation, mais ce n’est pas moi qui choisis.
Avec le titre Mysteria, issu de l’album Hellfire Club (2004), Edguy nous transporte à corps et âme dans leur Power Metal, accompagné d’un orchestre symphonique germanique, le Deutsches Filmorchester Babelsberg, qui a notamment collaboré avec Rammstein (Liebe Ist Fur Alle Da, 2009), Karat (1997), Avantasia (2012). Autant dire qu’ils ont une belle ligne sur leur CV…
Certains diront qu’Edguy n’a plus été le même groupe à partir de Rocket Ride (2006). En effet, cet album commence à oublier ses racines Power pour se diriger doucement vers le Hard Rock, le titre Superheroes est l’une des preuves que le groupe opère un changement musical qui n’a pas l’air de plaire à tout le monde. Mais après tout, ils font bien ce qu’ils veulent, quitte à sortir deux années plus tard Tinnitus Sanctus, juste milieu entre le Power et le Hard Rock, dans lequel on reconnait toujours la patte Sammet, rassurez-vous. Tout n’est donc pas perdu et vous pouvez toujours vous déhancher amoureusement sur Ministry of Saints présent dans le CD1, qui est en fait le CD2… mais ceci c’est une autre histoire, qui sera racontée une autre fois…

Parlons un peu de Space Police : Defenders of the crown (2014) qui m’a laissée dubitative à sa sortie. A vrai dire, j’ai longtemps hésité à me procurer l’album à cause de l’artwork qui m’a fait un peu peur. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais j’ai fait confiance à Edguy. Depuis tout ce temps, ça aurait été bête de m’arrêter en si bon chemin. Du coup, je retrouve avec plaisir le titre Love Tyger dans Monuments. Il sonne comme une bonne bière fraiche qui résonne au soleil ! En revanche, j’aurais voulu y retrouver également Rock me Amadeus (qui est en réalité une cover du musicien autrichien Falco –chanteur/compositeur/rappeur-, devenue #1 dans les charts US et Anglo-Saxons dans les années 80’s ). J’en ferais le deuil cette fois, mais que ça ne se reproduise pas !
Que serait Edguy sans Mandrake ? Je vous pose la question ! Cinquième album du groupe sorti en 2001, les cinq garçons se destinent encore à cette période à une carrière relativement Power-Symphonique comme le montre sans conteste Tears of a Mandrake.
Pour terminer mon top 10, passant outre l’excellent album Kingdom of Madness (1997), non présent dans cette super-compilation, je vous propose de découvrir LE morceau qui m’a fait découvrir l’univers incroyable de Tobias Sammet, présent dans Monuments, seulement en version DVD live, l’épique Chalice Of Agony (Avantasia, Metal Opera Part II, 2002) qui a tourné en boucle pendant des années dans ma playlist ! A ne manquer sous aucun prétexte ! (Bisous André Matos !)

 

Si vous n’êtes pas trop fatigué(e) de me lire, je vous propose une petite pause-café pour terminer, comme il se doit, ce joli papier. En effet, il me manque encore quelques cordes à ma guitare pour vous laisser tranquille et faire votre petite vie de fan accompli(e). Je vous citais au début de ma chronique, la présence de 5 titres inédits.
Je retrouve donc, sans fioritures, cet univers Power Sympho qui ne déroge pas à la règle du groupe. A travers Ravenblack, Wrestle the Devil, Open Sesame, Landmarks et The Mountainner sonnent une richesse de riffs et de sonorités que l’on retrouve à travers ces 25 années de carrière. Loin d’être des morceaux marquants dans l’histoire du groupe, ils se laissent écouter mais ne semblent apporter rien de plus à l’ensemble du produit, déjà relativement complet avec ses nombreux titres live, clips vidéos et booklet déjà bien garni.

Et vous ? Quel est votre titre préféré de Monuments ?

EDGUY
Monuments
Nuclear Blast
2017

About Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête et qui n’est pas toute seule dedans d’ailleurs… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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