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Carta Impera Victoria – Amy/Matt – Ludonaute

Le dernier né de chez Ludonaute se présente sous la forme d’une petite boîte au design léché et porte le doux nom de CIV. À l’intérieur, des cartes, quatre plateaux d’aide de jeu pour les joueurs et un livret de règles. Sobre, pratique, efficace.

Comme son nom l’indique, le principe de CIV va être de bâtir sa civilisation, et s’arranger pour qu’elle soit prédominante par rapport à celle de ses adversaire. Et comment y parvient-on ? Grâce aux cartes (logique, en fait). Ces cartes représentent différents pans de votre civilisation en devenir (Militaire, Religion, Économie, Science, Art et Utopie). Globalement, plus vous parviendrez à poser des cartes du même type devant vous, plus vous serez « expert » dans cette catégorie précise, ce qui vous permettra de prendre une option sur la victoire (parce que celui qui gagne est celui qui parvient à obtenir – suivant le nombre de joueurs – 7 ou 8 cartes de la même influence) et d’utiliser certains pouvoirs spéciaux liés à cette spécificité.

C’est simple dit comme ça, et ça l’est tout autant une fois les règles lues.

Ces pouvoirs ont des effets tous différents et fort variés. Cela passe de l’augmentation de la taille de la main, à la défausse (volontaire ou non), au blocage temporaire de vos adversaires et d’autres joyeusetés encore.

Vous l’aurez donc compris, sous cette apparente simplicité se cache un jeu bien plus tactique qu’il y paraît. Et, très vite, on se surprend à élaborer des stratégies afin de tenter de devenir le plus grand bâtisseur de civilisation de la table. Difficile de se fixer un unique objectif en début de partie et de s’y tenir, car en fonction de la pioche, nos plans peuvent se trouver grandement compromis. Il faudra donc faire preuve de réactivité afin de s’adapter au hasard du tirage et au jeu des autres.

Mention spéciale au pouvoir lié à l’Art. En effet, contrairement aux autres pouvoirs, il n’y a qu’une personne qui peut en bénéficier : le joueur qui dispose du plus grand nombre de cartes Art sur la table à un instant t. Sachant que le pouvoir en question permet de dupliquer ceux d’une autre catégorie, il est certain que la lutte pour l’Art risque d’occuper une bonne partie des débats.

Le design du jeu est épuré et simple, sans être simpliste. Les choix de couleur/Illu collent parfaitement à l’ambiance. Les cartes, plastifiées, ne souffrent d’aucun défaut et sont très agréables au toucher. Les plateaux d’aide sont clairs et synthétiques et évitent tout retour aux règles.

 

 

Donc, CIV, en résumé ?

Joli, design, aux règles simples et facilement assimilables, avec une durée de partie n’excédant pas la demi-heure et une profondeur tactique qui se cache derrière des mécaniques simples, CIV est un excellent jeu apéro, parfait pour se mettre en jambes avant d’entamer le jeu du soir. Son prix très abordable est un atout supplémentaire.

Une jolie réussite.

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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