La fin d’une des meilleures sagas de fantastique français de ces dernières années !
Entendez-vous sonner le glas au clocher d’Eversand ? Au cœur du fief des Rosemore, les éléments se déchaînent et la famille se fissure. La lutte entre les survivants pour accéder au titre de patriarche est plus âpre que jamais, tandis que, dans les coulisses du manoir, les domestiques choisissent leur camp. Tiraillée entre son cœur et son devoir. Birdie doit affronter les mensonges patiemment tissés depuis son arrivée dans la presqu’île. Parviendra-t-elle à remporter la bataille finale d’Eversand… sans y perdre son âme ?
Dernier tour de piste à Eversand
Et voici venir le dernier tour de piste de Birdie au cœur de la presqu’île d’Eversand. Passionnant est le moindre des adjectifs que l’on pourrait employer concernant cet opus final. Victor Dixen nous a réserve un menu plus que complet avec énormément de péripéties au fil de ce quatrième tome, qui va emmener Birdie sur le continent à la recherche de l’origine de la malédiction, ou de la bénédiction, de la famille Rosemore et d’Eversand. Une conclusion impeccable à une superbe série. Je n’en dis pas trop sur ce qui se déroule dans le roman pour ne pas spoiler les tomes précédents, et encore moins les révélations présentes dans celui-ci mais sachez qu’il est parfaitement réussi !
Déjà la fin ?
Eh oui, déjà la fin pour les Mystères d’Eversand. Ceux-ci sont révélés dans ce dernier et gros opus, et vous n’avez pas encore idée de ce qui vous attends dans ces pages. Oberon Rosemore est bel et bien un personnage horrible comme nous allons le découvrir. Mais revenons brièvement sur la prouesse de l’éditeur et de l’auteur qui sortent les quatre tomes en quatre mois. En effet entre mars et juin la totalité de la saga est sortie, dans un format presque poche agréable et facile à transporter. Rien à redire tant je n’ai, en tant que lecteur, pas eu à attendre la suite des aventures de Birdie trop longtemps.
Birdie à son meilleur
Le lecteur retrouve donc Birdie dont la situation ne va pas être des plus commodes au fil des pages. Déjà que cela ne s’améliorait pas vraiment durant le troisième opus, ici cela va clairement dégénérer pour elle. Mais le lecteur ne l’en apprécie que plus et suit ses aventures avec avidité. Autant Ronan a tendance à m’agacer un peu et que j’ai vu venir certaines révélations les concernant, autant Birdie parvient toujours à surprendre par sa résilience, en faisant le personnage parfait pour ce type d’aventure.
Un petit côté McDowell
Les Mystères d’Eversand n’est pas sans rappeler, maintenant que j’ai conclu la saga, Blackwater de Michael McDowell. Le même type d’ambiance un peu surranée, la saga familiale, le fantastique inquiétant… Alors bien sûr Victor Dixen tire totalement son épingle du jeu avec cette quadrilogie passionnante. Le destin des Rosemore et la conclusion du roman confirment tout le bien que je pensais de la série.
Comme je le disais, L’Hérétique conclue parfaitement la saga des Mystères d’Eversand. Une histoire passionnante, une saga familiale, une quadrilogie de fantastique prenante. Tout est là pour que l’on se fasse plaisir de la première à la dernière page : du mystère, des dialogues percutants, des personnages forts… Je n’ai rien à dire de plus que Chapeau bas, Monsieur Dixen !
