Les jardins du temps – Emilie Querbalec

Un roman original et poétique.

Fin du XVIe siècle.

Les troupes d’Oda Nobunaga donnent l’assaut contre le temple du dieu Dragon, sur le mont Hiei, près de Kyôto. Pendant la bataille qui oppose les moniales aux troupes du seigneur de la guerre, une inestimable relique est brisée.

Quatre siècles plus tard, deux spécialistes du Temps sont appelés au cimetière de Mikageyama. Une tête tranchée a été trouvée dans une tombe, elle semble dater du Japon féodal. Et, contre toute attente, elle donne toujours des signes de vie. Les relevés à proximité de la sépulture montrent que le temps s’y écoule très lentement.

Cette découverte pourrait révolutionner la compréhension de la nature même du temps. À moins qu’elle ne soit la première manifestation d’une série de dangereuses perturbations.

Quelque part au Japon…

Ce roman nous emmène au pays du Soleil Levant, à la découverte de la fascinante culture nipponne ! Ce décor nous accompagne tout au long du recit, à travers les âges. On y voyage dans de somptueux paysages, parcourant les époques, à la découverte de ce pays du monde. J’ai beaucoup apprécié cet aspect du roman.

Entre fantastique et fiction

Présenté comme un roman de science-fiction, Les jardins du temps amène également une touche fantastique bienvenue au récit. Certes on y voyage dans le temps, jusqu’à un futur assez éloigné. Mais le traitement de cette temporalité s’invite avec beaucoup de mystère, par petites touches étranges et intriguantes. Le scénario mêle donc les deux genres avec talent.

Ce parti pris m’a cependant un peu laissée sur ma faim, car en définitive nous n’aurons que très peu d’explications sur cette « nature même » du temps, telle qu’elle est décrite dans le résumé. Le roman nous raconte avant tout la lutte des personnages pour s’adapter et survivre aux perturbations qu’ils rencontrent, sans nous en dire vraiment plus.

Un roman poétique et imaginatif

À travers un style poétique, le roman nous plonge dans la trame du temps avec une originalité certaine. La structure même du récit rompt avec la linéarité, puisqu’on y parcourt différentes époques dans le désordre, sans toujours savoir où on est. Quoi de plus adapté à un roman qui justement s’attaque au temps ? On y croise des personnages le temps de quelques chapitres : à peine arrive-t-on qu’il faut déjà repartir. Tous ont un point commun cependant : la volonté de réparer cette trame temporelle endommagée, fil rouge du récit. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’ensemble reste très compréhensible au lecteur. L’histoire s’accompagne d’un plaidoyer pour l’écologie, bienvenue en l’époque que nous traversons (pour de vrai cette fois !).

J’ai donc pris plaisir à parcourir les sentiers de ce jardin temporel !

Titre : Les jardins du temps
Série :
N° du tome :
Auteur(s) : Emilie Querbalec
Illustrateur(s) :
Traducteur(s) :
Format : Grand format
Editeur : Albin-Michel
Collection :
Année de parution : 2016
Nombre de pages :
Type d'ouvrage : Roman

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