Syberia est un groupe de metal instrumental particulièrement inspirant originaire d’Espagne. Proposant des mélodies froides, immersives, proches du post-black, le quatuor a fait le choix de se passer de chanteur, pour vraiment mettre en valeur sa musique. Et cela fonctionne parfaitement ! Statement On Death, leur dernière sortie propose en 42 minutes une ambiance que j’ai adoré.

Stolen Childhood et ses huit minutes et demie démarrent parfaitement l’album. Une introduction en douceur, une guitare seule, avant que le morceau ne prenne son envol réellement. C’est beau, les guitares font un boulot de malade et on plane au côté du groupe tout au long de la piste. Ain’t.Care.About.Bullets. est du même acabit avec toujours cette froideur. Toutefois ce coup-ci le groupe propose quelque chose de plus rythmé, de plus intense. Les instruments font toujours autant le job, mais de manière plus rapide, moins planante. Breathe revient aux bases du groupe : le prog qui emmène l’auditeur loin de son quotidien. De nouveau la composition, aussi bien que la réalisation sont impeccables. La batterie et la basse sont d’ailleurs une plus belle part sur cette piste et cela rend très bien.

Avec Nothing Inside on atteint presque la fin de cet album et les espagnols nous offrent cette fois un morceau d’une rare intensité. Tous les instruments sont là, prenant le temps de nous emmener sur leurs ailes pour notre plus grand plaisir. La musique est rapide, mais reste planante. La meilleure piste de l’album, selon moi. Et Syberia conclut avec No Frames to Remember Them. Presque huit minutes d’un final éblouissant où le groupe nous sert le meilleur de sa musique, chacun semblant donner encore plus que sur les pistes précédentes.

Découverte de Syberia avec ce nouvel album et je dois dire que je n’ai absolument pas été déçu. Le son est excellent, on plane avec eux et ils proposent une qualité technique très élevée. Statement On Death est pour le moment mon album de prog préféré de l’année. A écouter d’urgence pour tous les fans !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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